La photo

La photo est la base de ce blog et cela depuis sa première version en 2006. Sans illustrations celui ci n’aurait jamais vu le jour. En fait, ce blog est parti, à l’époque, de la constatation d’une absence de photos dans les quelques sites qui parlaient de randonnues. Il y en avait sur le blog de Doug en Nouvelle Zélande, mais c’était à peu près tout. La plate-forme de blog de VivreNu n’était pas encore ouverte. Les forums et groupes, réservés aux membres inscrits, étaient et sont encore plutôt sobres coté images. Je me souviens d’un site où tous les visages étaient masqués. Quelle perception de l’activité cela pouvait il donner à l’extérieur !
Venant du monde de la photographie professionnelle, l’image étant mon moyen d’expression, je ne pouvais que trouver cela assez surprenant, voire choquant. Il m’a semblé dès le début que la meilleure façon de communiquer sur le plaisir, la sensation de liberté, de découverte que procure la randonnue était de raconter et de montrer mes sorties.
En reportage, pour mon travail, je me positionne toujours devant les groupes à photographier que j’accompagne, guettant les moments où dans mon viseur viendront s’inscrire naturellement les personnages et l’environnement dans un cadre harmonieux, suivant des règles de compositions qui sont tellement inscrites dans mon cerveaux qu’elle me sont devenus instinctives. C’est en quelque sorte une chasse photographique permanente de l’image qui racontera au mieux la situation.
En randonnue et en groupe, la même technique s’applique à mes prises de vues. Mais au début je randonnais seul et cela m’arrive encore parfois. Il m’a fallu mettre au point une méthode pour me photographier moi-même en gardant le même esprit. En fait c’est comme si, lorsque je perçois un décors intéressant, je me regardais évoluer dans cet environnement en voyant la photo que j’obtiendrais en tant que photographe extérieur. Je me pose alors, installe mon appareil sur un trépied et recommence la scène. Cette fois l’image n’est plus dans ma tête mais captée par l’appareil. Il est vrai que cela demande parfois un peu de temps pour mettre en place cette technique, mais lorsque je randonne seul, je le prends ce temps. C’est l’un des avantage d’être seul !
J’essaye dans la mesure de possible d’avoir des photos variées qui racontent une histoire ou le paysage dans lequel se déroule la randonnue. Cela permet des photos d’action dynamiques, qui ne se ressemblent pas toutes comme peuvent malheureusement l’être trop souvent les photos posées immobiles prises lors des arrêts, debout face à la caméra !
Techniquement j’utilise un tout petit trépied articulé, le gorillapod, qui impose de trouver chaque fois un support, rocher, branche, sur lequel le poser pour éviter les contre-plongées déformantes d’un appareil positionné trop bas. Je me sers aussi maintenant d’une télécommande programmable permettant de varier le nombre de vues et la durée avant et entre les déclenchements. Ce qui m’autorise à m’éloigner suffisamment, d’enregistrer des séries et de choisir ensuite les vues les plus réussies.
Coté appareil, j’ai utilisé la gamme des reflex numériques Nikon aussi bien que de petits compacts. J’ai gardé longtemps les Canon G9 puis G12. Depuis quelques temps, j’ai un hybride Fuji, qui a la taille de capteur aps-c d’un reflex, une optique interchangeable de grande qualité et tout cela pour un poids léger. Le poids des ans augmentant, il devenait nécessaire que celui de la charge diminue !

Kayak

En quelques coups de pagaie, je me suis éloigné de la rive. J’ai quitté cette plage et bruyante et peuplée pour me retrouvé enfin seul sur mon petit bateau. Ce kayak va me permettre de me glisser dans les méandres d’un lac bordé de falaises pour découvrir des endroits tout simplement inaccessibles aux piétons. En toute tranquillité!

Le canoë et le kayak sont maintenant deux types d’embarcations très proches, même si historiquement leurs origines sont différentes. Le canoë vient des peuples amérindiens et se pratique avec une pagaie simple, le kayak , à l’origine esquimaux, se manœuvre à la pagaie double. Le canoë, plus stable, permet d’emporter davantage de charge, le kayak est plus simple à diriger. Ce sont surtout des bateaux légers, facilement transportables sur la galerie d’une voiture, qui correspondent bien à une utilisation de loisirs sur des eaux plutôt calmes: lacs, bords de mer et certaines rivières. Il existe bien naturellement aussi une pratique sportive en eaux vive et en compétition, mais qui ne relève plus là d’une navigation adaptée au naturisme!

En effet, le canoë kayak est un moyen idéal pour élargir son espace de pratique naturiste dans un environnement aquatique qui se prête tout naturellement à la nudité, hors de portée des regards inquisiteurs et en général sous le soleil (si l’on a bien surveillé la météo!). C’est d’ailleurs une activité pratiquée depuis fort longtemps par les naturistes comme en témoignent des photos et des articles dans des revues des années cinquante ou soixante, et même bien antérieures.
Depuis cette époque, le matériel a évolué et les bateau sont passé du bois et de la toile aux plastiques, fibres de verre et kevlar, gagnant en solidité en qualité. La gamme va maintenant du canoë gonflable au kayak de mer ponté en passant par le sit on top, ou pour parler autrement on peut trouver des embarcations qui coutent depuis moins de 200 € à plus de 1500 €, mais le marché de l’occasion est florissant et permet de s’équiper à moindre frais. Et des locations se sont établies dans beaucoup de sites touristiques, ce qui peut être une solution pour s’initier à l’activité.
Coté effort physique, il faut bien évidemment ramer, mais c’est pas forcément la galère. L’utilisation de la pagaie est assez instinctive et s’apprend rapidement. Ensuite, comme dans toute activité de pleine nature, il faut savoir rester humble devant l’environnement, s’adapter aux conditions météo, connaître ses limites et prendre quelques précautions comme emporter de quoi se protéger du soleil qui reflète fortement sur l’eau (lunettes, chapeau, crème), s’hydrater, et emmener un gilet de sauvetage, obligatoire sur certaines rivières et en location. Il faut pouvoir anticiper un vent qui se lève et soulève le clapot rendant le retour plus athlétique que prévu et savoir gérer son effort dans la durée.
La navigation naturiste s’inscrit tout a fait dans cette tendance du naturisme en liberté qui privilégie la découverte des espaces naturels et l’harmonie avec la nature même si c’est au prix d’un effort physique.

(Écrit pour le N°17, avril-mai 2012 de Naturisme Magazine)


In a few strokes of the paddle, I moved away from the shore. I left this beach noisy and populated to find myself alone on my small boat. This kayak will allow me to slip into the meanders of a lake lined with cliffs to discover places simply inaccessible to pedestrians. In all tranquility!

Canoe and kayak are now two types of boats very close, although historically their origins are different. The canoe comes from the Amerindian peoples and is practiced with a simple paddle, the kayak, originally Eskimo, is maneuvered with double paddle. The canoe, more stable, allows to carry more load, the kayak is easier to direct. They are mainly light boats, easily transportable on the car’s gallery, which correspond easily to a leisure use on calm waters: lakes, seashores and certain rivers. There is naturally also a practice of white-water sports and competition, but that no longer come under a navigation adapted to naturism!

Indeed, canoeing or kayaking is an ideal way to expand its naturist practice space in an aquatic environment that lends itself naturally to nudity, out of the reach of inquisitorial looks and generally under the sun (if we have carefully monitored weather!). It is also an activity practiced for a long time by naturists as evidenced by photos and articles in magazines of the fifties or sixties, and even much earlier.
Since then, the equipment has evolved and the boat has moved from wood and canvas to plastics, glass fibers and kevlar, gaining solidity and quality. The range now ranges from inflatable canoes to sea kayaks, to sit on top, or to talk differently, we can find boats costing less than € 200 to over € 1500, but the used market is flourishing and allows to equip itself with less expenses. And rentals have been established in many tourist sites, which can be a solution to initiate the activity.
On the physical side, it is obviously necessary to row, but it is not necessarily the hassle. The use of the paddle is quite instinctive and can be learned quickly. Then, as in any outdoor activity, you have to know how to stay humble in front of the environment, adapt to weather conditions, know your limitations and take a few precautions such as taking away the sunlight that strongly reflects on the water (goggles, hat, cream), hydrating, and taking a lifejacket, compulsory on some rivers and rented. You have to be able to anticipate a wind that rises and raises the lapping making return more athletic than expected and know how to manage its effort over time.
Naturist navigation is part of this trend of naturism in freedom that privileges the discovery of natural spaces and harmony with nature even if it is at the price of physical effort.

(Written for N ° 17, April-May 2012 of Naturisme Magazine)


 

Astronomie

Henry, haut savoyard passionné d’astronomie a proposé une soirée de découverte du ciel. Nocturne et naturiste. Comment résister à une telle invitation.
Le lieu de rendez vous est au terminus d’une route dans la foret de Corsuet, au dessus d’Aix les Bains. Avec Philippe et Patricia, nous sommes trois grenoblois, Guillaume vient d’Albertville.
Un grand champ en pente, tout proche du parking, offre une perspective sur le lac du Bourget. Et une ouverture sur le ciel sans couverture végétale. Il fait encore jour. Henry installe son télescope sur son support. Philippe a amené aussi une lunette astronomique. Ces outils nécessitent quelques réglages avant leur utilisation . C’est plus pratique de les faire tant qu’il y a de la lumière. Petit à petit l’obscurité arrive. Une première étoile ! Non, c’est une planète : Saturne. Au télescope on discerne ses anneaux, même ses satellites. Ensuite Henry oriente son appareil vers d’autre recoins de la voûte céleste à la recherche d’étoiles, d’amas d’étoiles. Pour ne pas gêner la vision nous n’utilisons que la lumière rouge des frontales. De temps à autre des bancs de nuages font disparaître temporairement des portions de ciel. La lune, une pleine lune resplendissante, s’est levée. Mais sa luminosité empêche maintenant d’observer le ciel profond. Tant pis, nous orientons les lunettes vers elle pour admirer sa surface brillante.
Le temps a passé. Il est près de minuit et la température est toujours douce, 22°. A cause de la lune, ce n’était peut être pas la soirée idéal pour l’astronomie, pour le naturisme, si.


 Henry, from High Savoy, an astronomy enthusiast has proposed an evening of discovery of the sky. Nocturnal and naturist. How to resist such an invitation.
The place of rendezvous is at the end of a road in the forest of Corsuet, above Aix les Bains. With Philippe and Patricia, we are three from Grenoble, Guillaume comes from Albertville.
A large sloping field, close to the parking lot, offers a view of Lake Bourget. And an opening on the sky without vegetal cover. It is still day. Henry sets up his telescope on its support. Philippe also brought an astronomical telescope. These tools require some adjustments before they are used. It’s more practical to do so as long as there is light. Gradually the darkness is coming. A first star! No, it’s a planet: Saturn. The telescope discerns its rings, even its satellites. Then Henry directs his tool to other corners of the celestial vault in search of stars, clusters of stars. In order not to interfere the vision we use only the red light of the headlamps. Occasionally cloud banks temporarily remove portions of the sky. The moon, a resplendent full moon, rose. But its luminosity now prevents observation of the deep sky. Too bad, we direct the glasses towards it to admire its shiny surface.
The time has passed. It is near midnight and the temperature is always mild, 22 °. Because of the moon, it was perhaps not the ideal evening for astronomy, for naturism, though, it was.


Bowling

Lorsque l’occasion se présente de découvrir une activité en tenue naturiste, je ne manque pas le rendez-vous, même si c’est loin des montagnes, des lacs et des rivières qui sont mes terrains de jeu favoris. Par deux fois cette année, au printemps et cet automne, le Gymno Club Rhodanien a organisé des rencontres naturistes de bowling dans une salle de la banlieue lyonnaise.
Nus, mais avec les chaussures spéciales adaptées au sol synthétique. Les équipes de six mélangent les participants. Le jeu est lancé. Les connaisseurs expliquent les règles et le vocabulaire aux débutants. Ensuite chacun a son style pour lancer la boule et tenter de renverser les quilles. Ce qui n’est pas toujours aussi facile qu’il semblerait au premier abord. Les boules ayant parfois tendance à s’écarter des trajectoires prévues. Cris et applaudissements saluent les beaux coups, les strikes et les spares.
L’ambiance est conviviale, en attendant son tour de lancer, chacun peut aller discuter, observer les différents jeux, prendre des photos ou boire un verre. C’est une agréable façon de passer une matinée animée par ce temps pluvieux qu’on aperçoit dehors.


When the opportunity arises to discover an activity in naturist outfit, I do not miss the rendezvous, even if it is far from the mountains, lakes and rivers that are my favorite playgrounds. Twice this year, in the spring and autumn, the Gymno Club Rhodanien organized a naturist bowling meetings in a room in the suburbs of Lyon.
Nude, but with special footwear adapted to synthetic floor. The teams of six mix the participants. The game is launched. The connoisseurs explain the rules and vocabulary to beginners. Then everyone has his style to throw the ball and try to knock down the pins. Which is not always as easy as it would seem at first. The balls sometimes tend to deviate from the intended trajectories. Cries and applause salute the beautiful blows, the strikes and the spares.
The atmosphere is friendly, waiting for his turn to launch, everyone can go to discuss, observe the different games, take pictures or have a drink. It is a pleasant way to spend a morning with the rainy weather you can see outside.


Geocaching à Pomarey

J’avais posé une geocache dans un de mes coin préféré de Chartreuse, en lisière de forêt, au bord d’un champ en pente dans lequel j’avais vu passer un troupeau de mouflons. D’où le nom de la cache : Le pré aux mouflons ! Un endroit tranquille, un peu à l’écart d’une piste forestière peu fréquentée. Idéal donc pour une séance de geocaching nue.

Puis un jour des bucherons ont bouleversé l’endroit, mais la cache a survécu. En passant ce vendredi au cours d’une balade dans les bois, je me suis aperçu qu’un second bucheronnage lui avait été fatal. Disparue la boite…comme la souche au pied de laquelle elle était enfouie. Vite j’ai repéré un nouvel emplacement et le dimanche placé une nouvelle boite. En espérant que celle là bénéficiera d’une plus longue existence.

Geocaching

Le geocaching, c’est en quelque sorte le mélange de la chasse au trésor de notre enfance et de la technologie du positionnement par satellite.
Tout a commencé le 1er mai 2000 lorsque l’armée américaine a cessé de dégrader le signal de ses satellites pour les applications civiles. Il devenait dès lors possible d’utiliser un GPS pour se repérer et s’orienter de façon précise. Dès le 3 mai, un américain, Dave Ulmer , publie les coordonnées d’une cache sur un forum de passionnés de systèmes de navigation par satellites. La cache est trouvée trois jours plus tard. C’est le début d’un loisir (qui peut être sportif) qui va se développer avec la généralisation des récepteurs GPS grand public.
Pour jouer, c’est simple: il suffit de chercher sur internet les coordonnées des caches qui existent déjà près de chez soi, ou près d’un lieu de vacances, de les enregistrer sur son gps et de partir a leur recherche. Des caches, il en existe des centaines de milliers dans le monde entier dont plus de 18 000 rien qu’en France, et il s’en crée tous les jours. Elles peuvent se trouver en pleine ville comme au sommet des montagnes, dissimulées sous un tas de pierre, entre les briques d’un mur ou les racines d’un arbre… cela peut être un boite en plastique type tupperware , une boite métallique enveloppée dans un sac de plastique pour être étanche comme une petite boite de film.
Chaque cache recèle un logbook ou registre des visites sur lequel le trouveur marque son passage et quelques objets symboliques sans valeurs. La règle est, si l’on prend un objet, d’en laisser un autre. Puis de soigneusement replacer la cache exactement à sa place pour le suivant. Finalement de signaler son passage sur le site geocaching.com qui recense l’ensemble des caches existantes et tient à jour l’actualité de chaque cache.
C’est donc un loisir simple qui ne demande pas, à part le récepteur gps, d’équipement particulier. Et comme bon nombre de caches sont situées dans des endroits isolés, en pleine nature, pourquoi ne pas mêler l’intérêt d’une recherche au plaisir de la nudité. Il suffit de bien choisir son objectif et voilà qui peut donner un attrait supplémentaire à une randonnue.
(article pour Naturisme Magazine de novembre 2010)

Après avoir trouvé un certain nombre de caches, je me suis enfin décidé à en poser une. Mais je tenais à un critère important: que cette cache soit cherchable en tenue de nudité.
Je suis donc reparti pour un repérage sur mon itinéraire préféré entre Pomarey et Vararey. Passée la première partie du chemin où trois caches existent déjà, j’ai rejoint la piste forestière qui arrive du col de la Charmette. C’est une piste large, mais privée et interdite à la circulation en dehors des forestiers, peu fréquentée. J’en ai d’ailleurs souvent parcouru des tronçons nu. Il me restait à trouver l’endroit exact de la cachette. J’ai d’abord envisagé la ruine d’une ancienne maison, au bord de la piste. Puis j’ai aperçu un groupe de mouflons qui traversait un champs en pente tout à proximité. Ça été le déclic. La cache serait posée là, au bord de ce pré, en lisière de la forêt, à l’écart de la piste, donc bien plus pratique pour y rester nu en toute tranquillité.
J’ai soigneusement relevé les coordonnées du lieu et j’y suis retourné quelques jours plus tard pour la dépose de la boite.

Courir

Durant une dizaine d’année, courir a été une nécessité! Une véritable drogue! Il me fallait mes deux ou trois entrainements hebdomadaires. Je comptabilisais les kilomètres parcourus, calculais mes performances, emmenais mes chaussures dans tous les déplacements professionnels ou familiaux, et participais à toute sorte de compétition du 10 km à l’ultra marathon en passant par les courses de côtes et les trails. Cette époque est quelque peu révolue, suite à des problèmes de santé et, il faut bien le dire, aussi à l’âge. Mais courir reste un plaisir que j’aime pratiquer occasionnellement. Alors, bien sûr, l’idée de courir nu s’impose naturellement. Mais les lieux propices ne sont pas nombreux. Il m’est arrivé néanmoins de trouver des occasions sur des chemins isolés ou sur des plages lors de vacances.

Courir, même très brièvement, est aussi pour moi une façon d’extérioriser un moment de plaisir fort, un moment de parfaite harmonie avec l’environnement.


For ten years, running was a necessity! A real drug! I needed my two or three weekly training sessions. I counted the kilometers traveled, calculated my performances, took my shoes on all the professional or family trips, and participated in any kind of competition from 10 km to the ultra marathon, races and trails. This period is somewhat past, due to health problems and, it must be said, also at the age. But running is still a pleasure that I like to practice occasionally. So, of course, the idea of ​​running naked is naturally required. But the propitious places are not numerous. I have nevertheless found opportunities on isolated roads or on beaches during holidays.

To run, even very briefly, is also for me a way of exteriorizing a moment of strong pleasure, a moment of perfect harmony with the environment.