Séjour à Nevache

Après avoir organisé quatre années de suite une semaine de raquettes nu dans le Beauchêne, entre Vercors et Dévoluy, Bruno a décidé pour 2019 de changer d’horizon et choisi comme destination Nevache et la vallée de la Clarée, près de Briançon, dans le massif des Cerces. A la frontière de l’Italie, c’est une vallée qui a su résister à une époque aux projets démesurés de création d’une nouvelle station de ski et a préservé son environnement naturel qui en fait un paradis pour les randonneurs.

Le samedi nous investissons un chalet dans le hameau de Roubion. Le lieu est chaleureux presque tout de bois construit…mais guère à l’écart des autres habitations comme nous aurions aimé, mais tant pis. Nous serons nus à l’intérieur en évitant autant que possible de nous montrer dehors. Nous sommes six: Bruno de Chartreuse, Guillaume de Savoie, Franck de Gap, Christian et Sylvie, non naturiste, de Normandie et moi même. Patricia nous rejoindra trois jours plus tard.

Dimanche. En partant directement du chalet nous suivons le vallon encore à l’ombre du torrent du Roubion, puis attaquons la montée qui va nous mener au plateau. Le chemin, succession de plaques de neige et de sols caillouteux, grimpe en lacets, passant au pied d’une haute cheminée de fée. Les raquettes sont encore sur les sacs. Ce n’est qu’en arrivant sur le plateau des Thures que l’on pourra les chausser. Là, la neige est encore bien présente, bien qu’un peu lourde. On fait un petit détour par la cabane pastorale. Pendant ce temps, un randonneur, puis deux, passent au fond du vallon. On repart, en traînant un peu pour ne pas les rattraper. Finalement, au col, ils font demi tour. Avant de les croiser, Sylvie, habillée, part en avant pour avertir qu’ils vont croiser un groupe de naturistes. «Pas de problème, mais c’est sympathique de nous avoir prévenu!» Parvenu au col, on continue jusqu’à une bosse qui domine la Vallée Étroite franco-italienne et isolée. Retour à la cabane pour le pique nique suivi d’un exercice de recherche en avalanche. Pour cela, un appareil DVA (détecteur de victime d’avalanche) est enseveli dans la neige, et avec les autres il faut le retrouver. Rando de 6 h 30 pour 12,5 km.

Lundi. Depuis Nevache la route de la haute vallée est encore fermée officiellement à la circulation. Nous la prenons donc à pied. Deux kilomètres de goudron avant de traverser la Clarée et commencer la montée vers le refuge de Buffère. L’itinéraire est très fréquenté. Un groupe nous précède de peu. Le cheminement lissé par le passage des skieurs est glissant. Les crampons des raquettes sont appréciables même si le sol gelé porte bien. Le groupe s’est arrêté au refuge. On continue en direction du col. Mais hors de la forêt, sur cette grande étendue neigeuse, un vent froid souffle fort et ne donne guère envie de nudité. Au col, atteint au terme d’une bonne grimpette, ce sont des rafales violentes qui nous attendent. On ne reste guère et demi tour. Il s’agit maintenant de trouver un coin à l’abri pour pique niquer. Ce ne sera finalement qu’une petite dépression, déjà choisie par deux autres groupes de randonneurs. En repassant devant le refuge, un couple de skieurs s’étonne de nos jambes nues. On leur explique que l’on est malheureusement très habillé aujourd’hui, ce qui provoque leur étonnement et permet la discussion sur notre activité. De retour à Nevache, la route est en cours d’ouverture. Bonne nouvelle pour la suite de la semaine. 6H30 et 16 km.

Mardi. Franck et Guillaume ont pris un jour de repos. On n’est donc que quatre. Départ à pied de Névache. Le cheminement commence tout de suite dans la forêt. Ce parcours est nettement moins fréquenté que celui d’hier. Tant mieux ! Au pied d’une combe, une trace de raquette s’engage dans la pente. On suit. C’est raide ! Heureusement la neige est dure et stable. Un lièvre variable, tout blanc, jaillit devant nous. Enfin, arrivés au sommet de ce passage escarpé, on retrouve un terrain plus praticable. Je me suis déshabillé, les autres restent vêtus, car le fond de l’air est frais ! On sort de la forêt de mélèzes et rejoignons une cabane juste au dessus du lac de Cristol qui se devine à peine sous la neige. Un groupe de skieurs dévale la pente sur notre gauche. On les retrouvera plus tard. On continue à monter jusqu’à la Porte de Cristol à 2483 m d’altitude. Là le vent souffle plus fort et de face pour le retour, je dois me rhabiller. Pour la descente, on évite de reprendre la combe pentue, et on suit l’itinéraire normal qui zigzague dans la forêt. Mais les skieurs sont passés par là, eux aussi, et ont quelque peu effacé la trace à grands coups de dérapages. Mais on finit par rejoindre la vallée. 6 h de rando pour 12 km.

Mercredi. Par la route récemment ouverte nous rejoignons la chapelle Saint Barbe. Nous longeons la rive droite de la Clarée jusqu’à la majestueuse cascade de Fontcouverte. Changement de versant. On monte par une large piste jusqu’au refuge de Ricou. Ensuite, le sentier disparaît par moment sous les névés et il faut parfois couper tout droit dans les pentes herbeuses ou enneigées. Une randonneuse apparaît qui descend. « Bravo. Vous n’avez pas froid. Moi j’ai un collant sous mon pantalon » On échange un peu sur l’itinéraire. En face de nous le massif des Cerces est resplendissant. Buno et Patricia montent plus lentement. On décide de faire un petit détour pour rejoindre le lac de Laramon, à peine visible sous la couche de neige et on les retrouve un peu plus loin. A partir de là, le sentier s’étire en balcon au dessus de la vallée de la Clarée. L’après midi, quelques névés sont un peu plus exposés, mais la neige moins dure permet une traversée sans risque. Au passage, je trouve une première geocache et en rate une seconde. Il me faudrait plus de temps pour chercher dans ces blocs de rochers et le groupe est déjà bien étiré. Descente vers la route par une suite de lacets. Avant d’y arriver, il faudra quand même penser à se rhabiller. 6H40 pour 15 km.

Jeudi. Joker. Je prend une journée de congé pour reposer mon genou gauche qui donnait quelques signes de fatigue. Le reste du groupe part explorer en direction du col du Vallon.

Vendredi. Dernière rando. Était prévu la montée au col des Acles depuis Plampinet. Mais de lourds nuages ont envahis les sommets de ce coté italien. En outre le départ est bien à l’ombre. Changement de programme. Ce sera les chalets de Granon par la route forestière depuis le hameau de la Draye. Montée tranquille. On arrive au premier hameau de Caro puis à celui de Granon. Ils sont inhabités en hiver. Mais cela fait quand même une drôle d’ impression de se promener nus au cœur d’un village, entre les maisons, devant la chapelle. On continue un peu au dessus, puis faisons demi tour pour revenir casse-croûter confortablement sur le banc d’une maison. Retour sans problème sauf pour Guillaume qui passe une jambe dans un trou de neige et se retrouve prisonnier. Bruno sort la pelle pour le dégager. 6H pour 12,4 km.

After four years of organizing a week of naked snowshoeing in Beauchêne, between Vercors and Dévoluy, Bruno decided for 2019 to change his horizon and chose Nevache and the Clarée valley, near Briançon, in the Cerces massif as his destination. On the Italian border, it is a valley that has withstood an era of oversized plans to create a new ski resort and has preserved its natural environment that makes it a hiker’s paradise.

On Saturday we invest a chalet in the hamlet of Roubion. The place is cosy almost all built of wood… but not far from the other houses as we would have liked, but so be it. We will be naked inside, avoiding showing ourselves outside as much as possible. We are six: Bruno de Chartreuse, Guillaume de Savoie, Franck de Gap, Christian and Sylvie, non naturist, from Normandy and myself. Patricia will join us three days later.

Sunday. Leaving directly from the chalet we follow the valley still in the shade of the Roubion torrent, then we attack the climb that will lead us to the plateau. The path, a succession of snow slabs and stony ground, climbs in turns, passing at the foot of a tall fairy chimney. The snowshoes are still on the bags. It is only by arriving on the Thures plateau that we will be able to put them on. There, the snow is still very present, although a little heavy. We make a little detour to the pastoral hut. Meanwhile, one hiker, then two, pass at the bottom of the small valley. We’re leaving, slowing down a little bit so we don’t catch up with them. Finally, at the pass, they turn around. Before crossing them, Sylvie, dressed, goes ahead to warn that they will meet a group of naturists. « No problem, but it’s nice to have warned us! » Once at the pass, we continue to a hill that dominates the narrow and isolated Franco-Italian Valley. Back to the cabin for the picnic followed by an avalanche research exercise. To do this, a DVA device (avalanche victim detector) is buried in the snow, and with the others it must be found. 6:30 a. m. hike for 12.5 km.

Monday. Since Nevache the upper valley road is still officially closed to traffic. So we take it on foot. Two kilometres of tar before crossing the Clarée and starting the ascent to the Buffère refuge. The trail is very busy. A group is just ahead of us. The path smoothed by the skiers’ passage is slippery. Snowshoe crampons are good even if the frozen ground is well adapted. The group stopped at the shelter. We continue in the direction of the pass. But outside the forest, on this large snowy area, a cold wind blows hard and does not make you want to be naked. At the pass, reached after a good climb, violent gusts are waiting for us. We hardly stay back and turn around. Now it’s a matter of finding a safe place to picnic. It will finally be only a small depression, already chosen by two other groups of hikers. As we walk past the refuge, a couple of skiers are surprised by our bare legs. We explain to them that we are unfortunately very dressed today, which causes them to be surprised and allows them to discuss our activity. Back in Nevache, the road is opening up. Good news for the rest of the week. 6:30 and 16 km.

Tuesday. Franck and Guillaume took a day off. So there are only four of us. Departure from Névache on foot. The path begins immediately in the forest. This route is much less frequented than yesterday’s. Good for you! At the foot of a combe, a snowshoe track enters the slope. We’re following. It’s steep! Fortunately, the snow is hard and stable. A variable hare, all white, gushes out in front of us. Finally, at the top of this steep passage, we find a more practicable terrain. I undressed, the others stay dressed, because the air is fresh! We leave the larch forest and join a cabin just above Lake Cristol, which is barely visible under the snow. A group of skiers descends the slope on our left. We’ll find them later. We continue to climb up to the Cristol Gate at an altitude of 2483 m. There the wind blows harder and from the front for the return, I have to get dressed again. For the descent, we avoid taking the steep slope, and we follow the normal route that zigzags through the forest. But the skiers also went through it and erased the trace somewhat with a lot of skidding. But we finally reach the valley. 6 hours of hiking for 12 km.

Wednesday. By the recently opened road we reach the chapel of Saint Barbe. We follow the right bank of the Clarée up to the majestic Fontcouverte waterfall. Change of side. We go up a wide track to the Ricou refuge. Then, the trail disappears at times under the snow and it is sometimes necessary to cut straight on grassy or snowy slopes. A hiker appears coming down. » Well done. You’re not cold. I have a pantyhose under my pants  » We exchange a bit on the route. In front of us the Cerces massif is resplendent. Buno and Patricia climb more slowly. We decide to make a small detour to Lake Laramon, barely visible under the snow cover and we find them a little further away. From there, the path stretches out into a balcony above the Clarée valley. In the afternoon, some neves are a little more exposed, but the less hard snow allows a safe crossing. On the way, I find a first geocache and miss a second one. I would need more time to look through these boulders and the group is already well stretched. Descent towards the road by a series of bends. Before you get there, you’ll still have to think about getting dressed. 6:40 for 15 km.

Thursday. Joker. I take a day off to rest my left knee, which was showing some signs of fatigue. The rest of the group will explore towards the Col du Vallon.

Friday. Last hike. The ascent to the Col des Acles from Plampinet was planned. But heavy clouds have invaded the peaks on this Italian side. In addition, the start is well in the shade. Change of plans. It will be the chalets of Granon by the forest road from the hamlet of La Draye. Quiet ascent. We arrive at the first hamlet of Caro and then at Granon. They are uninhabited in winter. But it still makes a strange impression to walk naked in the heart of a village, between the houses, in front of the chapel. We continue a little above, then turn around and come back for a comfortable snack on the bench of a house. Return without any problem except for Guillaume who puts his leg in a snow hole and finds himself trapped. Bruno takes the shovel out to get him out. 6 hours for 12.4 km.

Menglon

Pour la première fois cette année, je retrouve les Marcheurs Nus du Val de Roanne. On est quatre : Bernard et Francis, le noyau dur de l’association, et Jean Paul dont c’est la première randonnue. Nos démarrons près du hameau des Tonnons du village de Menglon. La piste qui mène à un réservoir d’eau monte bien mais reste plutôt à l’ombre. Je suis vite nu, Bernard se déshabille aussi, ne gardant qu’une légère chemise. Francis et Jean Paul attendront d’être en haut au soleil pour eux aussi se dévêtir. Après la large piste c’est un petit sentier qui grimpe sur un versant de la combe de Bouleron. Par des trouées dans le couvert végétal on a un panorama parfait sur le village de Menglon, la vallée de la Drôme et au fond, le Glandasse, le contrefort du Vercors. C’est une forêt de pins aux troncs très droits, parsemée de massifs de buis. Quel plaisir de se frayer un passage dans ces buis qui ont disparu de la région grenobloise, ravagés par les chenilles Pyrales . Après le col de Pierron, la descente s’effectue sur le versant opposé, toujours par des sentiers agréables jusqu’à rejoindre notre itinéraire de montée. On ne se rhabille qu’au tout dernier moment, en vue de la route. Une petite balade de moins de quatre heures pour neuf kilomètres qui, je l’espère, aura convaincu Jean Paul des bienfaits de la randonnue.

For the first time this year, I meet again the Naked Walkers of the Val de Roanne. There are four of us: Bernard and Francis, the hard core of the association, and Jean Paul for whom this is the first naked hike. We start near the hamlet of Les Tonnons in the village of Menglon. The track leading to a water tank climbs well but stays in the shade. I am quickly naked, Bernard undresses too, keeping only a light shirt. Francis and Jean Paul will wait until they are up in the sun to undress too. After the wide track it is a small path that climbs on a slope of the combe of Bouleron. Through gaps in the vegetation cover you have a perfect view of the village of Menglon, the Drôme valley and at the background, the Glandasse, the foothills of the Vercors. It is a pine forest with very straight trunks, dotted with boxwood beds. What a pleasure to find a way through these box trees that have disappeared from the Grenoble region, ravaged by the Pyrales caterpillars. After the Pierron pass, the descent takes place on the opposite side, still on pleasant paths until we reach our ascent route. We only get dressed at the very last moment, in view of the road. A short walk of less than four hours for nine kilometres which, I hope, will have convinced Jean Paul of the benefits of naked hiking.

Geocaching à Proveysieux

Voilà bien longtemps que je n’ai pas fait de géocaching. En cette fin février presque estival au niveau des températures, pourquoi ne pas partir chercher quelques caches dans le coin. Je me gare à la sortie de Saint Egrève sur la route de Proveysieux. Je traverse le hameau de Bellevue et m’engage sur un étroit sentier. Les bruits de la ville montent jusqu’ici, mais j’ai l’impression que ce chemin n’est guère fréquenté. Je me déshabille. Je descend vers un torrent à sec au fond d’un vallon. Puis la trace disparaît. Demi tour, mais je ne retrouve même pas le passage dans cette végétation. Je me retrouve dans le lit du torrent mais plus bas que prévu. Je tente de grimper droit pour rejoindre le sentier, au sécateur j’essaie de me frayer un chemin dans les ronces, mais la terre s’éboule sous mes pieds et je dois tenter une autre variante. Enfin, après bien des efforts je retrouve le chemin que je remonte. Bon, je vais plutôt rattraper un chemin mieux tracé. Je monte à travers un beau champ jusqu’à une piste presque carrossable qui passe devant la grange du Pissou. Tiens, voilà ma première cache de trouvée! Je continue vers le belvédère du Scialet. Vite mon short pour croiser une puis trois personnes. Au belvédère, je suis seul et trouve ma seconde cache. La ville de Saint Egrève est juste en dessous de moi, un peu dans la brume. Je décide de continuer à monter. J’évite une personne en renfilant mon short et en coupant droit dans un champs. J’arrive à une grange, mais ce n’est pas la bonne. Encore un effort. Au bord du chemin, une ancienne fontaine creusée dans la pierre. Quelques gouttes d’eau coulent encore, mais pas assez pour un bain. Enfin, les granges du Brulin. Troisième cache vite trouvée. Il ne me reste plus qu’à redescendre. En arrivant vers le Pissou, je me rhabille. J’ai bien fait, je croise encore quatre personnes et un vététiste. Décidement, c’est un coin fréquenté !

It’s been a long time since I’ve done geocaching. At the end of February, almost summertime in terms of temperatures, why not go and look for some caches in the area. I park at the exit of Saint Egrève on the road to Proveysieux. I cross the hamlet of Bellevue and take a narrow path. The sounds of the city come up here, but I have the impression that this path is hardly used. I’m undressing. I descend to a dry stream at the bottom of a valley. Then the trace disappears. Turn around, but I can’t even find the way through this vegetation. I find myself in the bed of the stream but lower than expected. I try to climb straight up to reach the path, with the secateur I try to make my way through the brambles, but the ground falls under my feet and I have to try another variant. Finally, after much effort, I find the path I go back up again. Well, I’ll catch up with a better path. I climb through a beautiful field to an almost trafficable track that passes in front of the Pissou barn. Well, here’s my first cache found! I continue towards the Scialet belvedere. Quickly my shorts to meet one and then three people. At the viewpoint, I am alone and find my second cache. The city of Saint Egrève is just below me, a little bit in the mist. I decide to keep going up. I avoid a person by putting on my shorts and cutting straight into a field. I’m coming to a barn, but it’s not the right one. One more effort. By the path, an old fountain carved in stone. A few drops of water are still running, but not enough for a bath. Finally, the Brulin barns. Third cache quickly found. All I have to do now is get down. When I get to the Pissou, I get dressed again. I did the right thing, I still meet four people and a mountain biker. It’s definitely a busy place!

Col de Marocaz

Ce mois de février bénéficie d’une météo tellement favorable qu’il m’est difficile de résister à l’offre de Bruno d’une randonnue dans les Bauges. Nous sommes 10 au point de départ, dans le village de Cruet. On rentre tout de suite en forêt et malgré l’ombre, vite en tenue. Enfin, pour certains, d’autres mettront un peu plus de temps à s’échauffer. Le chemin s’étire à flanc de vallon au dessus d’un joli torrent. Un petit pont de bois. Des marches en rondins facilitent la grimpette. On se habille sommairement pour traverser la route. Le cheminement passe de chemins creux en points de vue sur la vallée. Un deuxième petit pont : pont des moines ou pont romain. Pique nique dans un champs bien dégagé face au sommets de Belledonne et du Grand Arc. Habillage momentané lorsque l’on retrouve une ferme et la route pour quelques centaines de mètres. Puis on prend une vague chemin qui disparaît sous la neige. On rejoint la Croix de Fer, à peine visible au bord du chemin, et la piste qui va nous amener au col de Marocaz. Des traces de raquettes, mais déjà anciennes. On arrive au col. Rhabillage sommaire encore une fois. Puis on bascule par un petit sentier enneigé qui nous ramène sous la ferme et notre itinéraire de montée. Traversée de la route à un moment sans voiture. Trop tard, en voilà une. Le conducteur sourit en voyant la troupe dénudée à peine dissimulée. Détour par la chapelle maillée, un simple oratoire au bord du chemin. Rencontre avec un vététiste qui s’arrête pour s’enquérir des chemins. Puis c’est la descente finale vers Cruet.

This month of February benefits from such favourable weather that it is difficult for me to resist Bruno’s offer of a hike in the Bauges. We are 10 at the starting point, in the village of Cruet. We go right into the forest and despite the shade, we get undressed quickly. For some, it will take a little longer for others to warm up. The path stretches out on the side of a small valley above a pretty stream. A small wooden bridge. Log steps make climbing easier. We dress summarily to cross the road. The trail passes from hollow paths to viewpoints over the valley. A second small bridge: monks’ bridge or Roman bridge. Picnic in an open field facing the summits of Belledonne and the Grand Arc. Temporary dressing when we reach a farm and the road for a few hundred meters. Then we take a vague path that disappears under the snow. We reach the Iron Cross, barely visible at the side of the road, and the track that will take us to the Marocaz pass. Snowshoe tracks, but already old. We arrive at the pass. Rough re-dressing once again. Then we switch to a small snow-covered path that takes us back under the farm and our climbing route. Crossing the road at one time without a car. Too late, here’s one. The driver smiled as he saw the bare troop barely concealed. Detour by a chapel, a simple oratory by the roadside. Meeting with a mountain biker who stops to ask about the roads. Then it’s the final descent to Cruet.

Vararey

Après une dizaine de jours d’obligations familiales, doublée de quintes de toux épuisantes, je profite d’une journée tranquille pour repartir encore une fois vers Vararey. La route est fermée l’hiver à la sortie de Pomarey. C’est donc un kilomètre et quelque sur la route verglacée avant de rejoindre le chemin qui traverse un ruisseau puis monte raide. Dans la montée, les vêtements disparaissent. Je garde juste un gilet polaire sans manche encore un moment. Je rejoint la piste de la Marcelière, enneigée, où je chausse les raquettes. La neige est lourde. Dans la forêt, quelques traces des jours précédents. En deux heures et vingt minutes, j’arrive à la prairie de Vararey. Je grimpe sur le versant de droite jusqu’à cet arbre à moitié cassé qui me sert encore une fois de siège pour le pique nique. Je suis face au soleil.Je décide de rester là pour profiter de la chaleur agréable sur tout le corps.
La branche de bois mort sur laquelle je suis assis est couverte de traces d’insectes xylophages. A regarder de près, on dirait presque des sculptures rupestres ! Beauté de la nature. Je traîne autour de l’arbre, m’accroche à ses branches… Enfin, je me décide à repartir, à descendre dans la vallée. Je reste nu jusqu’à la route.

After about ten days of family obligations, coupled with exhausting coughing fits, I take the opportunity of a quiet day to return once again to Vararey. The road is closed in winter at the exit of Pomarey. So it’s a kilometre or so on the icy road before joining the path that crosses a stream and then climbs steeply. On the way up, the clothes disappear. I’m just keeping a sleeveless fleece vest for a while longer. I join the snow-covered Marcelière trail, where I put on snowshoes. The snow is heavy. In the forest, some traces of the previous days. In two hours and twenty minutes, I arrived at Vararey’s meadow. I climb on the right side of the hill until I reach this half-broken tree, which once again serves as my seat for the picnic. I decide to stay there to enjoy the pleasant warmth all over my body.
The dead wooden branch on which I sit is covered with traces of wood-eating insects. On closer inspection, they almost look like rupestrian sculptures! Beauty of nature. I hang around the tree, clinging to its branches… Finally, I decide to move back, to go down into the valley. I stay naked until the road.

Translated with www.DeepL.com/Translator

Sornin

Janvier, il est temps de sortir les raquettes puisque la neige a enfin fait son apparition. Petite balade vers Sornin en partant d’Engins. Bien habillé dans le parcours à l’ombre dans la forêt. Il y a quelques traces de raquettes. Au hameau de Sornin, j’aperçois une ou deux personnes. La montée vers le plateau est au soleil. Je me déshabille. Dans la neige fraîche, je croise une trace de raquettes, mais qui descend. A l’abri du vent, c’est agréable, exposé au vent, c’est plus frais. La neige est par endroit verglacée. Je parcours le plateau puis entreprend la descente par un autre versant. Mais le froid me gagne, je dois me rhabiller après une heure et vingt minutes de nudité.

Trois semaines plus tard, début février, j’y retourne. Les conditions d’enneigement ont bien changé. Jusqu’au hameau de Sornin, le cheminement est damé par les nombreux passages. Je suis habillé. Après le hameau je croise quelqu’un qui me reconnaît de ma vie professionnelle, puis je rejoint presque un groupe de quatre randonneurs. Heureusement ils continuent tout droit et moi je bifurque pour attaquer la montée vers le plateau. Dès que hors de vue du groupe, je me déshabille. Je fais ma trace dans une neige épaisse. Ça muscle les cuisses ! La ville, au fond de la vallée, est un peu dans la brume. En longeant la lisière de la forêt, je reste à l’abri du vent. Quand je m’aventure vers le centre du plateau, le souffle se fait sentir. Là, la neige soufflée est restée gelée. Sous mes pas, elle craque avec des bruits de verrerie brisée. Je mange debout. Immobile, j’ai enfilé mon blouson, que je laisse ouvert pour profiter du rayonnement solaire sur la peau. Je repars et mon blouson regagne le sac à dos. Au bout du plateau, descente raide dans la neige profonde. Je rejoint l’itinéraire qui contourne le sommet. Il n’y a qu’une seule trace de skieur. Je la suis. A un moment, elle tourne et descend dans un ravin. Je sais parfaitement que c’est le bon chemin, mais j’ai trop envie de rester nu encore un moment et je décide de tenter de continuer tout droit. Je me faufile entre les arbres, les creux et les bosses. Parfois je m’enfonce jusqu’au haut des cuisses dans des tous de neige poudreuse. Mais finalement, je dois bien constater qu’à un moment ça ne passe plus. Demi tour et remontée jusqu’au ravin. De l’autre coté je me rapproche du hameau de Sornin. Je fais durer le plaisir en restant à l’abri des bosquets d’arbres, mais arrivée tout proche du chemin emprunté ce matin, je dois bien me résigné à me rhabillé. J’ai tout juste fini lorsque deux randonneurs passent.

January, it’s time to take out the snowshoes since the snow has finally made its appearance. A short walk to Sornin from Engins. Well dressed in the shaded path in the forest. There are some snowshoe traces. In the hamlet of Sornin, I see one or two people. The ascent to the plateau is in the sun. I’m undressing. In the fresh snow, I see a snowshoe track, but it goes down. Sheltered from the wind, it’s pleasant, exposed to the wind, it’s cooler. The snow is icy in places. I walk along the plateau and then begin the descent on another side. But the cold is getting to me, I have to get dressed after an hour and twenty minutes of nudity.

Three weeks later, at the beginning of February, I go back. Snow conditions have changed significantly. Up to the hamlet of Sornin, the path is groomed by the many passages. I’m dressed. After the hamlet I meet someone who recognizes me from my professional life, then I join almost a group of four hikers. Fortunately they continue straight on and I turn left to attack the climb towards the plateau. As soon as I get out of sight of the group, I take my clothes off. I do my trace in deep snow. It strengthens the thighs! The city, at the bottom of the valley, is a little hazy. As I walk along the edge of the forest, I stay away from the wind. When I venture towards the centre of the plateau, the breath is noticeable. There, the blown snow remained frozen. Under my feet, she cracks with noises of broken glassware. I eat standing up. Still, I put on my jacket, which I leave open to enjoy the sun’s rays on the skin. I go away and my jacket goes back to the backpack. At the end of the plateau, steep descent into deep snow. I join the itinerary that goes around the summit. There is only one skier’s track. I’m following it. At one point, it turns and goes down a ravine. I know perfectly well that this is the right way, but I want to stay naked for a while longer and I decide to try to keep going straight. I sneak between trees, hollows and bumps. Sometimes I sink to the top of my thighs in all kinds of powdery snow. But finally, I have to admit that at some point it doesn’t pass anymore. Turn around and climb up to the ravine. On the other side I approach the hamlet of Sornin. I make the pleasure last by staying in the shelter of the groves of trees, but when I get very close to the path I took this morning, I have to resign myself to getting dressed again. I’m just finished when two hikers pass by.


Grotte de la Balme

Un 12 novembre, il fait encore de température de 20°, il faut en profiter pour sortir. J’ai depuis longtemps en projet la recherche d’une geocache dans une grotte au pied du Néron, juste en face de chez moi, de l’autre coté du vallon. Ce sera pour aujourd’hui! Je me gare au hameau de Narbonne et me dirige vers la falaise du Néron. Pour l’instant, je suis les indications du cacheur. Mais j’ai un doute, je suis sur le sentier qui monte sur la crête du Néron…et la grotte est bien en dessous de moi. Demi tour. Je cherche un sentier qui descend, n’en trouve pas et prends droit dans le pierrier. C’est la galère, je glisse, tombe, repars, j’arrive finalement au bas du pierrier, maintenant il faut que je continue à descendre dans la forêt ravagée par les sangliers. Je me dirige au jugé, m’accrochant aux branches ou aux troncs, glissant sur les feuilles mortes. Ouf, je débouche juste devant les ruines de l’ancien château et couvent de la Balme. Je contourne les murs, trouve une rampe qui monte jusqu’à un escalier qui mène à la grotte. Trouver la geocache ne prends que quelques minutes. Je repars en suivant une sente dans la forêt, qui se perd, en retrouve une autre et rejoins finalement mon point de départ. Deux heures et demi de balade seulement, mais quelle dépense d’énergie!


One November 12, it is still 20° C, it is necessary to take advantage of it to go out. I have been planning for a long time to find a geocache in a cave at the foot of the Néron, just in front of my house, on the other side of the valley. It will be for today! I park at the hamlet of Narbonne and head towards the cliff of Néron. Right now, I’m following the cacheur’s instructions. But I have a doubt, I’m on the path that goes up to the crest of the Nero… and the cave is well below me. Turn around. I’m looking for a path that goes down, doesn’t find any and goes straight into the scree. It’s a mess, I slide, fall, go again, I finally get to the bottom of the scree, now I have to keep going down into the forest ravaged by the boars. I move around by judgment, clinging to branches or trunks, slipping on dead leaves. Whew, I arrive just in front of the ruins of the old castle and convent of La Balme. I walk around the walls, find a ramp that goes up to a staircase that leads to the cave. Finding the geocache only takes a few minutes. I leave following a path in the forest, which gets lost, finds another one and finally returns to my starting point. Only two and a half hours of walking, but what an energy expense!


La Tête de la Toura

Nous voulions monter au refuge de la Pilatte depuis la Bérarde, ce jeudi 25 octobre. Pas de chance, la route de la Bérarde est coupée en raison de travaux dans un tunnel. Demi tour. Il nous faut trouver un autre objectif à proximité. Bruno propose la Tête de la Toura au dessus de Saint Christophe en Oisans. Va pour cette balade. Démarrage habillé, car il fait encore frais . Au bout de vingt minute on est encore à l’ombre mais je me suis suffisamment échauffé pour me déshabiller. Bruno m’imitera un peu plus tard. Le sentier monte régulièrement en lacets, d’abord en forêt, puis sur la prairie alpine rase. En s’élevant, on domine la vallée du Vénéon, le village de Venosc émerge de l’ombre tout en bas. En face de nous la succession des sommets des Écrins : la Muzelle, la Tête de Lauranoure et toutes les croupes qui les entourent. On arrive dans un environnement minéral de pierriers et d’ éboulis. On chemine de blocs rocheux en bloc rocheux pour contourner les Aiguilles Rouges de la Toura. Un dernier effort et on atteint la Tête de la Toura à 2860m d’altitude. Sur le versant par lequel on est monté, la montagne est sauvage, sur l’autre versant s’étend le domaine de la station des 2 Alpes, la montagne y est nivelée, arasée, passée au bulldozer pour tracer des pistes sans aspérités. Juste en dessous de nous, on aperçoit des ouvriers occupés à entretenir les bâtiments des remontées mécanique en prévision de la saison de ski à venir. C’est vraiment deux mondes différents. Demi tour, on descend par le même chemin. Bien plus bas, il va falloir nous couvrir d’un short pour rattraper et doubler deux couples de promeneurs. On retrouve la forêt de bouleaux aux feuillages d’un jaune éclatant sous le soleil.


We wanted to go up to the Pilatte refuge from La Bérarde on Thursday 25 October. Unfortunately, the road to La Bérarde was cut off due to work in a tunnel. Turn around. We need to find another objective nearby. Bruno proposes the Tête de la Toura above Saint Christophe en Oisans. Let’s go for this ride. A dressed start, as it is still cool. After twenty minutes we are still in the shade but I have warmed up enough to undress. Bruno will imitate me a little later. The trail climbs regularly in bends, first in the forest, then on the shallow alpine meadow. As we rise, we overlook the Vénéon valley, the village of Venosc emerges from the shadows at the very bottom. In front of us is the succession of the summits of the Ecrins: the Muzelle, the Tête de Lauranoure and all the ridges that surround them. We arrive in a mineral environment of stones and scree. We walk from boulders to boulders to bypass the Aiguilles Rouges de la Toura. One last effort and we reach the Tête de la Toura at 2860m altitude. On the slope on which we climbed, the mountain is wild, on the other slope extends the domain of the resort of Les 2 Alpes, the mountain is levelled, flattened, bulldozed, passed to the bulldozer to trace slopes without unevenness. Just below us, we see workers busy maintaining the ski lift buildings in preparation for the upcoming ski season. It’s really two different worlds. Turn around, we go down the same path. Much lower, we will have to cover ourselves with shorts to catch up and pass two pairs of walkers. We are back in the birch forest with its bright yellow foliage under the sun.


Le Senepy depuis Mayres-Savel

Thierry, nouveau venu dans le groupe des randonneurs nus Dauphiné Savoie, a proposé une sortie au Senepy. Pourquoi pas ! Cela fait longtemps que je ne suis pas monté la haut. De plus, il suggère de partir de Mayres-Savel, coté sud. Là, pour le coup, je ne connais pas.
Le village n’est pas grand. On passe entre la mairie et l’église et c’est parti pour la grimpette. Il y a quand même quelques mille mètres de dénivellation. Au début, on cause un peu, histoire de faire connaissance, mais ensuite un sentier étroit oblige à se suivre, et puis le souffle se fait plus court. C’est que le sentier suit à peu prés exactement la crête. Ça monte raide tout le temps, sans vraiment de temps de repos. On sort de la forêt pour atteindre l’alpage sommital. On a avalé les mille mètres en moins de deux heures. Un vent frais nous accueil. Mais la vue vaut de rester quelque temps à admirer les paysages. D’un coté un panorama depuis la Chartreuse jusqu’aux Écrins en passant par le Taillefer et le Coiro, sur l’autre versant, la barrière du Vercors en fond et le lac de Monteynard à nos pieds. Dommage que la luminosité ne soit pas parfaite. Le ciel est quelque peu voilé et les lointains ne se détachent pas vraiment. Mais qu’importe. Nous sommes seuls sur ce sommet à profiter de cette vue grandiose. Pour descendre nous faisons une boucle en passant par le col du Senepy, déserté par les troupeaux et la petite cabane du serre du Chat Pendu, où nous nous arrêtons pour une halte casse-croûte.


Thierry, a newcomer in the group of naked hikers Dauphiné Savoie, proposed an outing to the Senepy. Why not?! It’s been a long time since I’ve been up there. In addition, he suggests leaving from Mayres-Savel, on the south side. I don’t know about this one.
The village is not big. We pass between the town hall and the church and let’s go for the climb. There is still a few thousand meters of difference in altitude. At first, we talk a little, just to get to know each other, but then a narrow path forces us to follow each other, and then the breath gets shorter. It is that the path follows approximately exactly the ridge. It goes up steep all the time, without really having any rest time. We leave the forest to reach the mountain pastures. We swallowed the thousand meters in less than two hours. A fresh wind welcomes us. But the view is worth staying for a while to admire the landscapes. On one side a panorama from the Chartreuse to the Écrins via Taillefer and Coiro, on the other side, the Vercors barrier at the background and the Monteynard lake at our feet. Too bad the brightness isn’t perfect. The sky is somewhat veiled and the faraway places are not really detached. But it doesn’t matter. We are alone on this summit to enjoy this magnificent view. To go down we make a loop through the Senepy pass, deserted by the herds and the small hut of the greenhouse of the Hanging Cat, where we stop for a snack break.


Séjour en Ariège

Comme l’an passé, Bruno a organisé en cet fin septembre une semaine de randos en Ariège, dans les Pyrénées, à partir du gîte Terre d’Avenir près du port de Lers. (en pyrénéen le port = le col). Nous sommes un groupe de dix : Bruno, Guillaume et moi même sommes désormais des habitués des lieux ; Nicole et François de la Loire, mais Nicole souffre d’une tendinite au pied et ne pourra donc pas marcher et François a une contre-indication médicale formelle de s’exposer au soleil, il sera obligé de marcher habillé ; Christian et Sylvie de Normandie, Sylvie non naturiste accompagne son naturiste de mari ; Philippe vient de Belgique, mais il souffrira du genou après la première journée et devra rester au calme ; Richard, un anglais et Sandra, une allemande, vivent depuis peu en Espagne, ils sont accompagnés de leurs deux chiens Polly et Suzy qui sera surnommée Crevette Agile. Un groupe qui s’internationalise!

Bruno sur son blog a fait un compte rendu détaillé du séjour, je me contente donc ici de souligner à quel point notre façon de randonner nu a été généralement bien toléré par les randonneurs textiles croisés ou doublés sur les chemins. Le fait que François marchant habillé pouvait prévenir de notre arrivée a aussi sans doute facilité les rencontres. A commencer, dès le premier jour, par cette famille rattrapée dans une raide montée. Les deux fillettes ont donné l’autorisation de passer nus en disant « Ils font ce qu’ils veulent ». Le gardien d’un refuge le deuxième jour ne voyait pas d’objection à notre tenue à condition que les chiens soient tenus en laisse. Le troisième jour, une bergère nous a regardé passer en souriant. Lorsqu’on a croisé un couple qui montait dans la chaleur, l’homme s’est écrié « Oh comme je vous envie ! » Le quatrième jour, on a rencontré tout un groupe de militaires en tenues sportives civiles descendant au pas de course. Les réactions ont été un peu de surprise et des sourires, un seul faisant une remarque « Faut vous rhabiller, m’sieur, si j’étais avec ma fille… ».
Un couple de cavaliers a bivouaqué à proximité du gîte, la femme est venue se ravitailler en eau pour les chevaux sans sembler le moins du monde gênée par la tablée de naturistes.
Il est bon que la nudité naturelle se banalise peu à peu.


As last year, Bruno organized at the end of September a week of hikes in Ariège, in the Pyrenees, from the gîte Terre d’Avenir near the port of Lers. (in the Pyrenees the port = the pass). We are a group of ten: Bruno, Guillaume and I are now regular customers of the place; Nicole and François de la Loire, but Nicole suffers from tendonitis in the foot and will not be able to walk and François has a formal medical contraindication to expose himself to the sun, he will have to walk with his clothes on; Christian and Sylvie from Normandy, Sylvie non naturist accompanies her naturist husband; Philippe comes from Belgium, but he will suffer from knee pain after the first day and will have to remain calm; Richard, an Englishman and Sandra, a German, have recently relocated to Spain, they are accompanied by their two dogs Polly and Suzy who will be nicknamed Agile Shrimp. A group that is becoming more international!

Bruno on his blog gave a detailed report of the stay, so I just want to point out here how well our way of hiking naked was generally well tolerated by textile hikers crossed or doubled on the paths. The fact that François walking dressed could warn of our arrival also undoubtedly facilitated the meetings. To begin, from the first day, with this family caught up in a steep climb. The two girls gave permission to go naked by saying, « They do what they want. The guard of a refuge on the second day did not object to our outfit as long as the dogs were kept on a leash. On the third day, a shepherdess watched us pass by smiling. When we met a couple who were going up in the heat, the man shouted, « Oh, I envy you! « On the fourth day, we met a whole group of soldiers in civilian sports clothes running down the path. The reactions were a bit of surprise and smiles, only one making a remark, « You need to get dressed, sir, if I were with my daughter…. ».
A couple of riders bivouacked near the cottage, the woman came to get water for the horses without seeming at all embarrassed by the table of naturists.
It is good that natural nudity is gradually becoming commonplace.