Grotte de la Balme

Un 12 novembre, il fait encore de température de 20°, il faut en profiter pour sortir. J’ai depuis longtemps en projet la recherche d’une geocache dans une grotte au pied du Néron, juste en face de chez moi, de l’autre coté du vallon. Ce sera pour aujourd’hui! Je me gare au hameau de Narbonne et me dirige vers la falaise du Néron. Pour l’instant, je suis les indications du cacheur. Mais j’ai un doute, je suis sur le sentier qui monte sur la crête du Néron…et la grotte est bien en dessous de moi. Demi tour. Je cherche un sentier qui descend, n’en trouve pas et prends droit dans le pierrier. C’est la galère, je glisse, tombe, repars, j’arrive finalement au bas du pierrier, maintenant il faut que je continue à descendre dans la forêt ravagée par les sangliers. Je me dirige au jugé, m’accrochant aux branches ou aux troncs, glissant sur les feuilles mortes. Ouf, je débouche juste devant les ruines de l’ancien château et couvent de la Balme. Je contourne les murs, trouve une rampe qui monte jusqu’à un escalier qui mène à la grotte. Trouver la geocache ne prends que quelques minutes. Je repars en suivant une sente dans la forêt, qui se perd, en retrouve une autre et rejoins finalement mon point de départ. Deux heures et demi de balade seulement, mais quelle dépense d’énergie!


One November 12, it is still 20° C, it is necessary to take advantage of it to go out. I have been planning for a long time to find a geocache in a cave at the foot of the Néron, just in front of my house, on the other side of the valley. It will be for today! I park at the hamlet of Narbonne and head towards the cliff of Néron. Right now, I’m following the cacheur’s instructions. But I have a doubt, I’m on the path that goes up to the crest of the Nero… and the cave is well below me. Turn around. I’m looking for a path that goes down, doesn’t find any and goes straight into the scree. It’s a mess, I slide, fall, go again, I finally get to the bottom of the scree, now I have to keep going down into the forest ravaged by the boars. I move around by judgment, clinging to branches or trunks, slipping on dead leaves. Whew, I arrive just in front of the ruins of the old castle and convent of La Balme. I walk around the walls, find a ramp that goes up to a staircase that leads to the cave. Finding the geocache only takes a few minutes. I leave following a path in the forest, which gets lost, finds another one and finally returns to my starting point. Only two and a half hours of walking, but what an energy expense!


La Tête de la Toura

Nous voulions monter au refuge de la Pilatte depuis la Bérarde, ce jeudi 25 octobre. Pas de chance, la route de la Bérarde est coupée en raison de travaux dans un tunnel. Demi tour. Il nous faut trouver un autre objectif à proximité. Bruno propose la Tête de la Toura au dessus de Saint Christophe en Oisans. Va pour cette balade. Démarrage habillé, car il fait encore frais . Au bout de vingt minute on est encore à l’ombre mais je me suis suffisamment échauffé pour me déshabiller. Bruno m’imitera un peu plus tard. Le sentier monte régulièrement en lacets, d’abord en forêt, puis sur la prairie alpine rase. En s’élevant, on domine la vallée du Vénéon, le village de Venosc émerge de l’ombre tout en bas. En face de nous la succession des sommets des Écrins : la Muzelle, la Tête de Lauranoure et toutes les croupes qui les entourent. On arrive dans un environnement minéral de pierriers et d’ éboulis. On chemine de blocs rocheux en bloc rocheux pour contourner les Aiguilles Rouges de la Toura. Un dernier effort et on atteint la Tête de la Toura à 2860m d’altitude. Sur le versant par lequel on est monté, la montagne est sauvage, sur l’autre versant s’étend le domaine de la station des 2 Alpes, la montagne y est nivelée, arasée, passée au bulldozer pour tracer des pistes sans aspérités. Juste en dessous de nous, on aperçoit des ouvriers occupés à entretenir les bâtiments des remontées mécanique en prévision de la saison de ski à venir. C’est vraiment deux mondes différents. Demi tour, on descend par le même chemin. Bien plus bas, il va falloir nous couvrir d’un short pour rattraper et doubler deux couples de promeneurs. On retrouve la forêt de bouleaux aux feuillages d’un jaune éclatant sous le soleil.


We wanted to go up to the Pilatte refuge from La Bérarde on Thursday 25 October. Unfortunately, the road to La Bérarde was cut off due to work in a tunnel. Turn around. We need to find another objective nearby. Bruno proposes the Tête de la Toura above Saint Christophe en Oisans. Let’s go for this ride. A dressed start, as it is still cool. After twenty minutes we are still in the shade but I have warmed up enough to undress. Bruno will imitate me a little later. The trail climbs regularly in bends, first in the forest, then on the shallow alpine meadow. As we rise, we overlook the Vénéon valley, the village of Venosc emerges from the shadows at the very bottom. In front of us is the succession of the summits of the Ecrins: the Muzelle, the Tête de Lauranoure and all the ridges that surround them. We arrive in a mineral environment of stones and scree. We walk from boulders to boulders to bypass the Aiguilles Rouges de la Toura. One last effort and we reach the Tête de la Toura at 2860m altitude. On the slope on which we climbed, the mountain is wild, on the other slope extends the domain of the resort of Les 2 Alpes, the mountain is levelled, flattened, bulldozed, passed to the bulldozer to trace slopes without unevenness. Just below us, we see workers busy maintaining the ski lift buildings in preparation for the upcoming ski season. It’s really two different worlds. Turn around, we go down the same path. Much lower, we will have to cover ourselves with shorts to catch up and pass two pairs of walkers. We are back in the birch forest with its bright yellow foliage under the sun.


Le Senepy depuis Mayres-Savel

Thierry, nouveau venu dans le groupe des randonneurs nus Dauphiné Savoie, a proposé une sortie au Senepy. Pourquoi pas ! Cela fait longtemps que je ne suis pas monté la haut. De plus, il suggère de partir de Mayres-Savel, coté sud. Là, pour le coup, je ne connais pas.
Le village n’est pas grand. On passe entre la mairie et l’église et c’est parti pour la grimpette. Il y a quand même quelques mille mètres de dénivellation. Au début, on cause un peu, histoire de faire connaissance, mais ensuite un sentier étroit oblige à se suivre, et puis le souffle se fait plus court. C’est que le sentier suit à peu prés exactement la crête. Ça monte raide tout le temps, sans vraiment de temps de repos. On sort de la forêt pour atteindre l’alpage sommital. On a avalé les mille mètres en moins de deux heures. Un vent frais nous accueil. Mais la vue vaut de rester quelque temps à admirer les paysages. D’un coté un panorama depuis la Chartreuse jusqu’aux Écrins en passant par le Taillefer et le Coiro, sur l’autre versant, la barrière du Vercors en fond et le lac de Monteynard à nos pieds. Dommage que la luminosité ne soit pas parfaite. Le ciel est quelque peu voilé et les lointains ne se détachent pas vraiment. Mais qu’importe. Nous sommes seuls sur ce sommet à profiter de cette vue grandiose. Pour descendre nous faisons une boucle en passant par le col du Senepy, déserté par les troupeaux et la petite cabane du serre du Chat Pendu, où nous nous arrêtons pour une halte casse-croûte.


Thierry, a newcomer in the group of naked hikers Dauphiné Savoie, proposed an outing to the Senepy. Why not?! It’s been a long time since I’ve been up there. In addition, he suggests leaving from Mayres-Savel, on the south side. I don’t know about this one.
The village is not big. We pass between the town hall and the church and let’s go for the climb. There is still a few thousand meters of difference in altitude. At first, we talk a little, just to get to know each other, but then a narrow path forces us to follow each other, and then the breath gets shorter. It is that the path follows approximately exactly the ridge. It goes up steep all the time, without really having any rest time. We leave the forest to reach the mountain pastures. We swallowed the thousand meters in less than two hours. A fresh wind welcomes us. But the view is worth staying for a while to admire the landscapes. On one side a panorama from the Chartreuse to the Écrins via Taillefer and Coiro, on the other side, the Vercors barrier at the background and the Monteynard lake at our feet. Too bad the brightness isn’t perfect. The sky is somewhat veiled and the faraway places are not really detached. But it doesn’t matter. We are alone on this summit to enjoy this magnificent view. To go down we make a loop through the Senepy pass, deserted by the herds and the small hut of the greenhouse of the Hanging Cat, where we stop for a snack break.


Séjour en Ariège

Comme l’an passé, Bruno a organisé en cet fin septembre une semaine de randos en Ariège, dans les Pyrénées, à partir du gîte Terre d’Avenir près du port de Lers. (en pyrénéen le port = le col). Nous sommes un groupe de dix : Bruno, Guillaume et moi même sommes désormais des habitués des lieux ; Nicole et François de la Loire, mais Nicole souffre d’une tendinite au pied et ne pourra donc pas marcher et François a une contre-indication médicale formelle de s’exposer au soleil, il sera obligé de marcher habillé ; Christian et Sylvie de Normandie, Sylvie non naturiste accompagne son naturiste de mari ; Philippe vient de Belgique, mais il souffrira du genou après la première journée et devra rester au calme ; Richard, un anglais et Sandra, une allemande, vivent depuis peu en Espagne, ils sont accompagnés de leurs deux chiens Polly et Suzy qui sera surnommée Crevette Agile. Un groupe qui s’internationalise!

Bruno sur son blog a fait un compte rendu détaillé du séjour, je me contente donc ici de souligner à quel point notre façon de randonner nu a été généralement bien toléré par les randonneurs textiles croisés ou doublés sur les chemins. Le fait que François marchant habillé pouvait prévenir de notre arrivée a aussi sans doute facilité les rencontres. A commencer, dès le premier jour, par cette famille rattrapée dans une raide montée. Les deux fillettes ont donné l’autorisation de passer nus en disant « Ils font ce qu’ils veulent ». Le gardien d’un refuge le deuxième jour ne voyait pas d’objection à notre tenue à condition que les chiens soient tenus en laisse. Le troisième jour, une bergère nous a regardé passer en souriant. Lorsqu’on a croisé un couple qui montait dans la chaleur, l’homme s’est écrié « Oh comme je vous envie ! » Le quatrième jour, on a rencontré tout un groupe de militaires en tenues sportives civiles descendant au pas de course. Les réactions ont été un peu de surprise et des sourires, un seul faisant une remarque « Faut vous rhabiller, m’sieur, si j’étais avec ma fille… ».
Un couple de cavaliers a bivouaqué à proximité du gîte, la femme est venue se ravitailler en eau pour les chevaux sans sembler le moins du monde gênée par la tablée de naturistes.
Il est bon que la nudité naturelle se banalise peu à peu.


As last year, Bruno organized at the end of September a week of hikes in Ariège, in the Pyrenees, from the gîte Terre d’Avenir near the port of Lers. (in the Pyrenees the port = the pass). We are a group of ten: Bruno, Guillaume and I are now regular customers of the place; Nicole and François de la Loire, but Nicole suffers from tendonitis in the foot and will not be able to walk and François has a formal medical contraindication to expose himself to the sun, he will have to walk with his clothes on; Christian and Sylvie from Normandy, Sylvie non naturist accompanies her naturist husband; Philippe comes from Belgium, but he will suffer from knee pain after the first day and will have to remain calm; Richard, an Englishman and Sandra, a German, have recently relocated to Spain, they are accompanied by their two dogs Polly and Suzy who will be nicknamed Agile Shrimp. A group that is becoming more international!

Bruno on his blog gave a detailed report of the stay, so I just want to point out here how well our way of hiking naked was generally well tolerated by textile hikers crossed or doubled on the paths. The fact that François walking dressed could warn of our arrival also undoubtedly facilitated the meetings. To begin, from the first day, with this family caught up in a steep climb. The two girls gave permission to go naked by saying, « They do what they want. The guard of a refuge on the second day did not object to our outfit as long as the dogs were kept on a leash. On the third day, a shepherdess watched us pass by smiling. When we met a couple who were going up in the heat, the man shouted, « Oh, I envy you! « On the fourth day, we met a whole group of soldiers in civilian sports clothes running down the path. The reactions were a bit of surprise and smiles, only one making a remark, « You need to get dressed, sir, if I were with my daughter…. ».
A couple of riders bivouacked near the cottage, the woman came to get water for the horses without seeming at all embarrassed by the table of naturists.
It is good that natural nudity is gradually becoming commonplace.


Balisage au Jocou

L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne est en charge du balisage et de l’entretien d’un tronçon du GR93. Comme l’année passée, nous avons programmé une journée pour accomplir cette tâche. Nous sommes cinq ce mercredi de mi septembre. Bernard, Francis, Claude et moi même, Franck nous a rejoint. Il ne fait pas encore partie de l’association mais ça ne saurait tarder.
Plusieurs groupes ont démarré avant nous. Nous attaquons et nous déshabillons très vite. L’allure n’est pas rapide. Il y a peu de balisage à faire, mais surtout de l’élagage des buissons d’épineux qui envahissent le terrain et débordent sur le sentier. Sécateurs et scies s’activent. A midi, un coin à l’ombre est apprécié pour le pique-nique. C’est qu’à travailler ainsi sous le soleil, la fatigue se fait sentir. L’après midi, on sort enfin de la zone forestière, l’environnement de prairie d’alpage est plus ouvert et surtout moins encombré de ronces. C’est presque du repos et une allure de vraie randonnue. Après un dernier coup de peinture, Bernard, Claude et Francis font demi tour. Avec Franck, je continue jusqu’au sommet du Jocou pour profiter de la vue panoramique sur le Vercors , la Trièves et le Devoluy. Pour croiser un groupe on a enfilé nos shorts. On discute sur le balisage puis sur le naturisme en randonnée. Plus tard, on les retrouvera et là on restera nus.


The Association of the Naked Walkers of the Val de Roanne is in charge of the marking-out and maintenance of a section of the GR93. As last year, we have scheduled a day to accomplish this task. There are five of us this Wednesday in mid-September. Bernard, Francis, Claude and myself, Franck joined us. He is not yet a member of the association but it will soon be.
Several groups have started before us. We attack and undress very quickly. The pace is not fast. There is little marking to do, but mostly the cutting of thorny bushes that invade the ground and overflow on the trail. Pruners and saws are activated. At noon, a shaded area is appreciated for the picnic. It is that by working in this way under the sun, fatigue is felt. In the afternoon, we finally leave the forest area, the alpine meadow environment is more open and above all less encumbered by brambles. It’s almost rest and a real naked hiking experience. After one last paint job, Bernard, Claude and Francis turn around. With Franck, I continue to the top of the Jocou to enjoy the panoramic view of the Vercors, the Trièves and the Devoluy. To meet a group we put on our shorts. We discuss about marking and then about naturism when hiking. Later, we’ll find them and then we’ll stay naked.


Lances de Malissard

J’ai répondu avec plaisir à la proposition de Bruno d’une rando aux Lances de Malissard. Je n’y suis jamais monté bien que j’en sois passé tout près, au col de Bellefont, lors de traversées de la Chartreuse. On est que tous les deux. Départ du dernier parking sur une route forestière. Dans ce vallon à l’ombre, il fait encore frais et on part vêtus. Bout de route puis de piste puis de sentier avant de retrouver la piste qui mène au col de la Saulce. On s’est déshabillé dans la montée. Il était prévu de monter par l’itinéraire normal qui passe par la cabane puis le col de Bellefont. C’est un parcours qui peut être un peu fréquenté, même hors saison. D’ailleurs deux randonneuses sont un peu en dessous de nous au passage du col de la Saulce. Mais Bruno évoque la possibilité de monter par l’autre versant, un itinéraire classique de ski alpinisme en hivers. Banco. On quitte le chemin un peu avant la cabane de Bellefont et on attaque droit dans la pente en direction de la ligne de falaises. On tombe de temps en temps sur des traces de sentier. Faits par l’homme ou les moutons ? Un chamois s’éloigne à notre approche. A la base des rochers, il nous faut rechercher la cheminée qui nous mènera au sommet. On tente d’un côté, puis d’un autre. Finalement on y est. Un cairn indique le passage. Pas de difficulté dans cette cheminée qui d’en bas peut paraître un peu raide. On débouche sous la crête en entendant des voix de l’autre côté. Short de rigueur pour finir la dernière longueur jusqu’au sommet de la Lance sud. On se met légèrement à l’écart pour pique-niquer. La vue est grandiose sur les hauts plateaux de Chartreuse. Juste en dessous de nous, le vallon de Marcieu et le débouché de l’Aulp du Seuil, la bordure découpée des falaises au dessus de la vallée du Grésivaudan. De l’autre côté, les sommets de la Dent de Crolles, du Roc d’Arguile puis de Chamechaude. Nos voisins sont déjà repartis quand on se met en route pour le retour, donc… Au passage, je trouve une geocache et j’en rate une seconde car je n’ai pas fait assez attention et j’ai la flemme de remonter. Au col de Bellefont, on renfile les shorts pour croiser deux groupes de randonneurs posés dans l’herbe. Le sentier descend en lacets dans l’alpage où paissent les moutons. Heureusement pas de patou en vue lorsque l’on traverse le troupeau. On rejoint le chemin du col de Saulce et notre itinéraire du matin.


I was pleased to respond to Bruno’s proposal for a hike to Malissard’s Lances. I have never been there, although I passed very close to it, at the Col de Bellefont, during crossings of the Chartreuse. We’ re just the two of us. Departure from the last car park on a forest road. In this small valley in the shade, it is still cool and we leave dressed. Road end then trail then path before finding the track that leads to the Saulce Pass. We undressed on the way up. It was planned to climb by the normal route that passes through the cabin and then the Bellefont Pass. It is a route that can be a little crowded, even out of season. Moreover, two hikers are a little below us when we cross the Saulce pass. But Bruno mentioned the possibility of going up the other side, a classic winter ski mountaineering route. Banco. We leave the road a little before the Bellefont cabin and go straight down the slope towards the cliff line. From time to time, we come across trail marks. Made by man or sheep? A chamois is moving away from us as we approach. At the base of the rocks, we have to look for the chimney that will lead us to the top. We try one side, then the other. Finally we’re here. A cairn indicates the passage. No difficulty in this chimney which from below may seem a little stiff. We open under the ridge when we hear voices from the other side. Shorts are required to finish the last length to the top of the South Lance. We stand slightly apart for a picnic. The view is magnificent on the high plateaus of Chartreuse. Just below us, the Marcieu valley and the débouché of the Aulp du Seuil, the cut edge of the cliffs above the Grésivaudan valley. On the other side, the peaks of the Dent de Crolles, the Roc d’Arguile and then Chamechaude. Our neighbours have already left when we set off for the return trip, so…. On the way, I find a geocache and I miss a second one because I wasn’t careful enough and I’m lazy to go back up. At the Bellefont Pass, the shorts are put back on to meet two groups of hikers sitting on the grass. The path goes down in bends in the mountain pasture where the sheep graze. Fortunately, no patou in sight when you cross the herd. We reach the path of the Saulce pass and our morning itinerary.


En boucle de Chalais à Lorzier

Jean-Claude est un ami virtuel. On échange messages ou commentaires sur internet sans jamais s’être rencontré. Aussi lorsqu’il m’annonce son passage dans la région et son envie de faire une randonnue dans la région, je suis tout heureux de lui proposer une balade en Chartreuse, dans mon coin préféré. On se retrouve le matin sur le parking du monastère de Chalais, où il a passé la nuit dans son camping car. C’est aussi l’occasion de faire connaissance de sa femme Blandine…et de Juju leur chien. Il fait encore bien frais dans ce versant à l’ombre. On part habillé. Blandine a enfilé le harnais et se fait tirer par le chien. Petit sentier en forêt. Au bout d’un moment, on se déshabille tous les deux. En arrivant à proximité de l’abri forestier de la Roize, on se recouvre sommairement car deux femmes arrivent par la piste. En fait, on les retrouvera plusieurs fois dans la journée. Le sentier descend, parfois un peu abruptement, vers le lit du ruisseau de la Roize, puis remonte en forêt sur l’autre versant de la combe. C’est là qu’on retrouve ces deux femmes qui ont coupé par un chemin plus directe. On leur demande si on ne les a pas choquées. « Mais non » avec le sourire. On se rhabille aussi pour doubler un couple puis deux hommes. Arrivés à la prairie de Charminelle, on fait une pause et le couple en profite pour passer devant. On lui laisse le temps de prendre de l’avance. Et les deux randonneurs de tout à l’heure apparaissent grimpant tout droit dans la pente, peinant hors sentier. Nous restons nus. « Chacun fait comme il veut ! » Dans la montée vers le goulet de Lorzier, on sort de la forêt. Le paysage se dégage sur la plaine du Bas Dauphiné, la vue s’étend jusqu’au monts d’Ardèche, la bas au fond au dessus d’une brume des lointains. Le chien tire toujours aussi fort alors que le chemin devient plus accidenté. Blandine laisse la laisse à Jean-Claude. Quelques lacets et on est dans le passage étroit du goulet. Il faut un peu mettre les mains, mais la difficulté n’est pas longue et on débouche au soleil sur l’alpage. Au fond, le sommet du Mont Blanc, devant l’ensemble de la Chartreuse, sur le coté les massifs de Belledonne, du Taillefer et un bout du Vercors. Quelle splendeur ! Arrêt pique-nique. Puis Blandine part dans le vallon par le chemin du GR, et avec Jean-Claude et le chien, on grimpe pour suivre les crêtes des rochers de Lorzier. Pause au sommet. Un homme débouche subitement. Notre tenue ? « Aucun problème » Il nous montre les champignons qu’il a trouvé au cours de sa rando. Des cèpes. On le laisse attaquer son casse-croûte et attaquons nous la descente. Et que trouve t’on nous aussi dans cette descente ? Des champignons! N’y connaissant pas grand-chose, on espère qu’ils seront comestibles. Confirmation faites, ce sont bien des cèpes pieds rugueux qui finiront en omelettes ! On retrouve Blandine au point de rendez-vous prévu. Passage à la cabane des Bannettes. Arrêt photo au sommet de la prairie sous les rochers de Chalves. Là, on fait face au Vercors et domine Grenoble. Au lieu de continuer la descente vers Mont saint Martin, on tourne au pas de l’Âne. Le chemin étroit longe le bas des falaises. Un tintement de clochettes. Ce sont des chèvres accrochés dans les rochers, qui en se déplaçant font rouler des pierres dans la pente. Attention au passage ! Et la balade se termine, on rejoint la piste forestière puis le monastère. Presque six heures de rando et quelques 1100 m de dénivelé. Voilà qui doit changer des balades en Lorraine !


Jean-Claude is a virtual friend. We exchange messages or comments on the internet without ever having met. So when he tells me about his visit to the region and his desire to go hiking in the region, I am very happy to offer him a walk in the Chartreuse, in my favorite corner. We meet in the morning in the parking lot of the monastery of Chalais, where he spent the night in his camper. It is also the occasion to meet his wife Blandine… and Juju their dog. It’s still cool on this shady side. We’re leaving dressed. Blandine put on the harness and got pulled by the dog. Small path in the forest. After a while, we both take our clothes off. Arriving near the forest shelter of the Roize, we cover ourselves summarily because two women arrive by the track. In fact, they will be encountered several times during the day. The path descends, sometimes a little steeply, towards the bed of the Ruisseau de la Roize, then goes up into the forest on the other side of the valley. That’s where we find these two women who cut through a more direct path. We ask them if we didn’t shock them. « But no » with a smile. We also get dressed to overtake a couple and then two men. Arrived at the meadow of Charminelle, we make a pause and the couple takes advantage of it to pass in front. We give him time to get ahead. And the two hikers from earlier appear climbing straight up the slope, struggling off the trail. We stay naked. « Everyone does as they please! « In the ascent towards the Lorzier goulet, we leave the forest. The landscape emerges on the plain of the Lower Dauphiné, the view extends to the Ardèche mountains, the background above a distant mist. The dog is still pulling as hard as ever as the path becomes rougher. Blandine leaves the leash to Jean-Claude. A few laces and we’re in the narrow passage of the goulet. We have to put our hands a little, but the difficulty is not long and we open in the sun on the alpage. In the background, the summit of Mont Blanc, in front of the whole Chartreuse, on the side the massifs of Belledonne, Taillefer and one end of the Vercors. What splendor! Picnic stop. Then Blandine leaves in the valley by the GR path, and with Jean-Claude and the dog, we climb to follow the crests of the Lorzier rocks. Break at the top. A man suddenly pops up. Our outfit? « No problem » He shows us the mushrooms he found during his hike. Ceps. We let him attack his snack and we attack the descent. And what do we find in this descent too? Mushrooms! Not knowing much about them, we hope they will be edible. Confirmation made, it is well ceps rough feet which will finish in omelettes ! We meet Blandine at the rendezvous point. Passage to the Cabane des Bannettes. Photo stop at the top of the meadow under the rocks of Chalves. Here, we face the Vercors and dominate Grenoble. Instead of continuing the descent to Mont Saint Martin, we turn at Pas de l’Âne. The narrow path runs along the bottom of the cliffs. A ringing of bells. They are goats hung in the rocks, which while moving make roll stones in the slope. Watch your step! And the walk ends, we join the forest track then the monastery. Almost six hours of hiking and some 1100 m of altitude difference. That’s gotta change some of the walks in Lorraine.


Ruisseau de la Bourdiole

Dans la série « les pieds dans l’eau » qui est une spécialité des Marcheurs Nus du Val de Roanne en été, c’est cette fois le ruisseau de la Bourdiole qui est choisi comme destination. Dans un virage peu après le village de Poyols, nous quittons la route et posons la voiture. Aussitôt nus, nous prenons un chemin qui nous mène jusqu’à l’eau. Nous sommes quatre. A la file indienne, nous nous engageons dans le cours du ruisseau. On peut essayer de passer de pierres en pierres, mais le plus souvent on suit le courant, de l’eau jusqu’à la cheville, parfois au genou, et même au dessus. A l’ombre de la forêt, l’eau reste un peu fraîche, mais si agréable. De petites cascades qu’il faut contourner ou escalader, de temps à autre un beau trou, une belle piscine. Le bruit du torrent forme un fond sonore. L’eau s‘écoule tantôt tranquille, tantôt bouillonnante au dessus des rochers. On avance lentement, parfois retardé par des branchages en travers qu’il faut écarter, des ronces qu’il faut couper. C’est un autre monde! Après la pause repas sur des dalles au soleil, on repart. On dépasse le village de Jonchères qui doit se trouver perché au dessus de nous. A deux reprises, on trouve dans le lit du ruisseau, les crânes presque fossilisés de deux cerfs, dont les cornes on été coupées. L’œuvre de chasseurs  qui n’ont gardé que les bois en trophées ! Peu à peu le cours d’eau rétrécit, se fait tout petit. Il est temps de rejoindre la route. Retour, momentanément rhabillés, par une piste, la traversée du village puis un sentier entre buis, genets et pins qui nous ramène pile à la voiture.


In the series  » feet in water  » which is a speciality of the Marcheurs Nus du Val de Roanne in summer, it is this time the Bourdiole stream which is chosen as destination. In a bend shortly after the village of Poyols, we leave the road and put the car down. As soon as we are naked, we take a path that leads us to the water. We are four. In a single file, we engage in the course of the stream. We can try to go from stone to stone, but most often we follow the current, from the water to the ankle, sometimes to the knee, and even above. In the shade of the forest, the water remains a little cool, but so pleasant. Small waterfalls that you have to go around or climb, from time to time a beautiful hole, a beautiful swimming pool. The sound of the torrent makes a background sound. The water flows sometimes quiet, sometimes bubbling over the rocks. One advances slowly, sometimes delayed by branches across which one must spread, brambles which one must cut. It’s another world! After the meal break on flagstones in the sun, we leave again. We pass the village of Jonchères which must be perched above us. On two occasions, the almost fossilized skulls of two deer, whose horns have been cut off, are found in the creek bed. The work of hunters who only kept the woods as trophies! Little by little the river narrows, becomes very small. It’s time to hit the road. Return, momentarily dressed, by a track, the crossing of the village then a path between boxwood, brooms and pines which brings us right back to the car.


Mont Valezan

Semaine de randonnée textile traditionnelle de l’été d’un groupe d’amis de ma compagne. Cette année, ils ont choisi le col du Petit Saint Bernard et j’ai accepté de les accompagner. Nous logeons dans l’ancien hospice transformé en gîte. C’est parfait pour des balades aux alentours. Comme une étape du Tour de France arrive à la Rosière, la station toute proche, le groupe décide d’une courte rando qui les mènera voir le spectacle. Personnellement, je n’ai aucune envie de me retrouver dans la foule des spectateurs et des cyclistes. J’ai prévu de quitter mes compagnons à mi parcours et de monter au Mont Valezan. Finalement, Fred décide de venir avec moi avant de redescendre rapidement vers la station. Le chemin envisagé est complètement bouleversé par une piste de chantier de construction de nouvelles remontées mécaniques. Finalement nous atteignons le sommet. Trois autres randonneurs sont là aussi. Le panorama à 360° est grandiose. Le versant italien du Mont Blanc, juste en face de nous, les glaciers des alpes italiennes et suisses d’un coté, les sommets de la Vanoise de l’autre. Fred se remplit les yeux et attaque la descente, les trois autres le suivent. Je reste donc seul sur ce sommet. Je peux tranquillement me déshabiller. Je prends mon temps pour photographier tout ce paysage. Au lieu de redescendre vers la Rosière, je décide de suivre la crête qui doit me ramener vers le col du Petit Saint Bernard en passant par le col du Belvédère. Le début du sentier n’est pas évident, à peine marqué dans les éboulis de roche noire, puis il devient plus facile. En fait, je suis exactement le tracé de la frontière entre la France et l’Italie. Je m’arrête pour pique-niquer au sommet de Bella Valletta. Un petit vent me rafraîchit. Je repars, passe à proximité d’un ancien bâtiment militaire en ruine. Aux jumelles, j’aperçois sur le Mont Belvédère, où j’ai prévu de passer, une foule de silhouettes. En me rapprochant j’entends des chants. Il doit y avoir une messe en plein air. Bon, j’en suis encore loin! Pour éviter des points hauts, le chemin descend côté italien, puis disparaît sous un névé. Je remonte un peu au jugé vers ce que j’espère être le dernier sommet avant le col. Mais je me rends compte que le passage n’est pas possible, l’autre versant est à pic, infranchissable. Je dois me résoudre à faire demi tour et à trouver un passage dans cette alignement de falaises. Je retrouve le chemin qui descend en virages le long de cette crête. A un moment, je repère un sentier dans une trouée, bien marqué et aménagé. Manque de chance, un gros névé en barre le passage. Il s‘agit de quelques mètres seulement, mais trop exposés à franchir sans équipement, crampons et piolet. Surtout seul. En face, sur ce plateau qui m’est encore inaccessible, je vois redescendre les fidèles de la cérémonie religieuse. J’ai remis mon short. Je continue à descendre en cherchant un passage. Je le trouve dans un amas de blocs rocheux. J’ai atteint la prairie. Il me faut maintenant remonter jusqu’au col du Belvédère puis basculer versant français sous les pylônes des remontées mécaniques et couper dans les alpages jusqu’à rejoindre le chemin do col du Petit saint Bernard. Ce n’a été que deux heures et demi de nudité sur les huit heures quarante cinq de rando, mais j’ai bien profité de l’imprévu.


Traditional summer hiking week of a group of friends of my girlfriend. This year, they chose the Petit Saint Bernard pass and I agreed to accompany them. We stay in the old hospice transformed into a gîte. It’s perfect for walks around. As a stopover of the Tour de France arrives at La Rosière, the nearby resort, the group decides on a short hike that will take them to see the show. Personally, I have no desire to be in the crowd of spectators and cyclists. I plan to leave my companions halfway and climb Mount Valezan. Finally, Fred decides to come with me before coming down quickly towards the station. The planned route is completely disrupted by a construction track for new ski lifts. Finally we reach the summit. Three other hikers are also there. The 360° panorama is magnificent. The Italian side of Mont Blanc, just in front of us, the glaciers of the Italian and Swiss Alps on one side, the summits of the Vanoise on the other. Fred fills his eyes and attacks the descent, the three others follow him. So I remain alone on this summit. I can undress quietly. I take my time to photograph this whole landscape. Instead of going back down to La Rosière, I decide to follow the ridge which should take me back to the Petit Saint Bernard pass via the Belvedere pass. The beginning of the path is not obvious, barely marked in the black rock falls, then it becomes easier. In fact, I follow exactly the line of the border between France and Italy. I stop for a picnic at the top of Bella Valletta. A little wind refreshes me. I go again, passes near an old military building in ruins. In the binoculars, I see on Mount Belvedere, where I plan to pass, a crowd of silhouettes. As I get closer I hear songs. There must be an open-air mass. Well, I’m still far from it! To avoid high points, the path goes down Italian side, then disappears under a neve. I go back a bit to what I hope will be the last summit before the pass. But I realize that the passage is not possible, the other side is steep, impassable. I have to decide to turn around and find a way through this cliff line. I find the path which goes down in bends along this crest. At one point, I spot a path in a hole, well marked and arranged. Bad luck, a big neve in the way. It is only a few meters, but too exposed to cross without equipment, crampons and ice axe. Especially alone. Opposite, on this plateau which is still inaccessible to me, I see the faithful of the religious ceremony coming down again. I put my shorts back on. I keep going down looking for a passage. I find it in a pile of boulders. I’ve reached the prairie. I now have to climb back up to the Belvedere pass, then topple over on the French side under the pylons of the ski lifts and cut through the mountain pastures until I reach the Petit Saint Bernard pass path. It was only two and a half hours of nudity out of the eight and forty five hours of hiking, but I took advantage of the unexpected.


Lac de Queige

Du fond de la vallée de l’Isère, près d’Albertville, où se fait le regroupement, une petite route étroite en lacets nous monte à l’alpage de l’Ebaudiaz. C’est 1300 mètres de gagné ! Un petit parking devant le chalet des bergers. Nous sommes sept. Départ habillé, mais très vite, les vêtements peuvent tomber. Montée plutôt douce dans les champs de l’alpage, puis plus raide dans les pentes couvertes de myrtilliers et de rhododendrons. Pas encore de fruits et peu de fleurs, l’hiver a été long et la neige épaisse, la végétation a comme pris un peu de retard. On atteint la croix au sommet de la Grande Lanche (2111m). Un randonneur nous tourne le dos puis s’éloigne. En coupant au jugé dans la pente on descend au lac de Queige. Une extrémité du lac est encore bordée par un épais névé. Mais l’eau n’est pas aussi froide qu’imaginée! Peut-être une douzaine de degrés. Après la baignade et le pique-nique, il faut remonter jusqu’à un col puis basculer sur l’autre versant par un étroit sentier. Il est un peu tard pour tenter d’aller jusqu’à la Dent du Corbeau. Ce sera pour une autre fois.


From the bottom of the Isère valley, near Albertville, where the gathering takes place, a narrow winding road leads up to the Ebaudiaz mountain pasture. That’s 1,300 yards won! A small car park in front of the shepherds’ chalet. We are seven. Departure dressed, but very quickly, clothes can fall. A rather gentle ascent in the alpine fields, then steeper on the slopes covered with blueberries and rhododendrons. No fruit yet and few flowers, the winter was long and the snow thick, the vegetation has as if taken a little delay. The cross is reached at the top of the Grande Lanche (2111m). A hiker turns his back on us and then walks away. By cutting at the judging in the slope one goes down to the lake of Queige. One end of the lake is still bordered by a thick neve. But the water is not as cold as imagined! Maybe a dozen degrees. After swimming and picnicking, it is necessary to go up to a pass then topple on the other slope by a narrow path. It’s a little late to be trying to get to the Raven’s Tooth. It’ll be for another time.