Balisage au Jocou

L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne est affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre et comme telle peut participer à ses actions de développement de la randonnée. C’est par exemple le cas pour le balisage et l’entretien des sentiers GR de Grande Randonnée. Pour cela, Bernard et moi même avons suivi des stages de formation de baliseurs. Récemment, le comité départemental de la randonnée de la Drôme nous a attribué un tronçon du GR 93. Ce vendredi 13 octobre, nous sommes donc partis pour une première journée de balisage sur ce parcours.
Depuis le col de Grimone, nous avons rejoint par 1,2 km de route le départ du sentier. Là nous avons pu nous déshabillé pour attaquer les choses sérieuses. C’est que marcher dans une optique de balisage est assez différent d’une randonnue normale. Il faut être attentif au balisage déjà existant, étudier s’il nécessite une remise à l’état, ou si de nouveaux marquages peuvent être nécessaires, surveiller que la végétation n’envahisse pas le parcours, couper des branches qui dépassent. Autant dire que l’on n’avance pas très vite. Il fait grand beau et nous profitons de la vue dégagée sur les sommets du Vercors. Le GR effectue une grande traversée dans le versant ouest sous le Jocou pour rejoindre le col de Seysse, puis continue vers le col de Menée. Au col de Seysse, nous arrêtons là pour revenir par une variante du GR qui passe par le sommet du Jocou après une beau raidillon de 200 m de dénivelé. Il est 17 heures quand nous sommes de retour au col de Grimone. Une journée bien remplie, on a fait la plus grosse partie du tronçon. Avec quelques rencontres, un randonneur solitaire, un groupe de quatre femmes puis deux hommes, à qui nous avons tranquillement expliqué l’association et notre action de balisage.


The Association of Naked Walkers of the Val de Roanne is affiliated to the French Federation of Hiking and as such can participate in its actions of development of hiking. This is the case, for example, for the marking out and maintenance of the GR Grande Randonnée trails. To do this, Bernard and I have taken part in training courses for taggers. Recently, the regional committee of the Drôme hiking department assigned us a section of GR 93. This Friday, October 13th, we left for a first day of marking on this trail.
From the Grimone pass, we reached the trail’s start point by 1.2 km of road. There we were able to undress to attack the serious things. This is because walking in a marking-out perspective is quite different from normal hiking. Be careful to be aware of the existing markings, study if they need to be restored, or if new markings may be necessary, watch for vegetation not to invade the path, cut off overhanging branches. In other words, we’re not moving very fast. The weather is fine and we enjoy the unobstructed view of the Vercors summits. The GR makes a long crossing in the western slope under the Jocou to reach the Seysse pass, then continues towards the Menée pass. At the Seysse pass, we stop there to come back by a variant of the GR which passes through the summit of Jocou after a beautiful steepness of 200 m of altitude difference. It’s 5:00 p. m. when we’re back at the Grimone Pass. One full day, we did most of the section. With a few encounters, a solitary hiker, a group of four women and then two men, to whom we quietly explained the association and our marking action.


Semaine en Ariège

Changement de saison et de décors. A l’initiative de Bruno quelques uns des habitués des séjours dans le Beauchêne se sont retrouvés en…Ariège. Pour cette semaine pyrénéenne il y a là : Bernard, Bruno, François, Guillaume, Jacques Marie, Patricia, Philippe, Pierre et un petit nouveau : Jean Pierre. Le refuge qui nous accueille dans la vallée de Vicdessos au port de Lers (dans les Pyrénées : port = col comme étang = lac) un peu à l’écart de la route nous permet de vivre en toute nudité.

Premier jour. Mireille et Yohan de Toulouse sont venus passer la première nuit avec nous pour participer à cette première sortie. C’est pour eux une première expérience de la randonnue. Alain de Toulouse également nous rejoint le matin. Randonnueur expérimenté, c’est un bon connaisseur des sentiers ariégeois comme des légendes et histoires locales.

Par un dimanche ensoleillé sur un itinéraire connu, on ne s’attend guère à être seuls, mais la possibilité de partir directement à pieds du gîte est si tentante. Traversée à flanc dans un versant couvert de fougères dorées dans la lumière matinale. Puis ça commence à monter jusqu’à un premier replat. C’est l’étang ? Non, encore plus haut. Enfin on arrive à cet étang d’Arbu, en même temps qu’un premier groupe qui nous suit. L’eau est fraîche mais permet quelques baignades. Le sentier fréquenté passe à gauche du lac, on prend à droite en suivant une légère trace et quelques cairns, droit dans les langues herbeuses entre les rochers. On décide d’éviter le sommet du pic des Trois Seigneurs sur lequel se profilent tant de silhouettes pour une crête en face. On n’est pas à 3 mètres d’altitude près ! Là on pique nique tranquille. Juste un randonneur, à la recherche d’une fourchette pour son casse croûte, nous rend visite et reste un moment à discuter. Mais pour la descente, on va forcément se retrouver sur le chemin fréquenté des Trois Seigneurs. Certains se rhabillent, enfilent un short, d’autres décident de rester nus. C’est comme chacun le ressent. On croise ceux qui montent encore, on double ou est doublée par ceux qui descendent. On remarque de l’étonnement, de l’indifférence et aussi des sourires. A un moment on se retrouve à progresser avec tout un autre groupe. Une remarque acerbe fuse. Il est vrai que là c’était trop de proximité. On se regroupe et les laissons partir en avant, à bonne distance. Le cheminement suit une longue crête qui ramène vers le port de Lers. Sept heures et demi de balade, 1000 m de dénivelé, une première journée chargée physiquement et émotionnellement.

Deuxième jour. Changement complet d’ambiance. On rejoint en voiture le barrage de Soulcem et on se gare aux Orris du Carla, à côté d’une voiture de gendarmerie ! (Les Orris sont des abris en pierre recouverts de terre et d’herbes construits autrefois par les bergers). Le ciel est couvert, la température plutôt basse. On se met en route bien habillés. Une petit pluie se met à tomber. Tant pis, on continue. On débouche au fond d’une vallée en même temps qu’un rayon de soleil qui illumine un troupeau de vaches et de chevaux. La vallée est fermée par une barrière montagneuse. Derrière c’est l’Andorre. On se déshabille pour profiter de ce soleil, mais les nuages ne sont pas loin. Dans la montée vers l’orri de la Soucarrane le paysage disparaît. On monte dans un brouillard épais . Arrêt casse croûte à l’orri, puis passage à l’étang du même nom, puis à celui de Roumazet. Alternances d’éclaircies entre les bancs nuageux pour la descente jusqu’à retrouver le fond de vallée…et la pluie.

Troisième jour. D’un parking sur la route d’Aulus on monte vers le port de Saleix. Montée régulière avec de long lacets que l’on coupera à la descente. Du port, un bon raidillon nous mène jusqu’à l’étang d’Alate. L’eau noire n’incite guère à la baignade. En continuant le paysage change : Un peu de brume, des herbes couleurs de feu, des mares et filets d’eau reflétant la lumière du soleil. Puis on bascule sur le versant qui domine le refuge de Bassies et les lacs, pardon les étangs. On s’arrête là pour pique niquer. Un petit groupe descendra ensuite jusqu’en bas.


Change of season and scenery. At Bruno’s initiative, some of the regulars of the Beauchêne stays met in Ariège. For this Pyrenean week there are: Bernard, Bruno, François, Guillaume, Jacques Marie, Patricia, Philippe, Pierre and a new one: Jean Pierre. The refuge which welcomes us in the valley of Vicdessos in the port of Lers (in the Pyrenees: port = pass as pond = lake) a little away from the road allows us to live in all nakedness.

First day. Mireille and Yohan from Toulouse came to spend the first night with us to take part in this first outing. This is their first experience of hiking. Alain de Toulouse also joins us in the morning. Experienced hiker, he is a good connoisseur of the Ariégeois trails as well as local legends and stories.

On a sunny Sunday on a known itinerary, you don’t expect to be alone, but the possibility of leaving directly on foot is so tempting. Crossing on the flank in a hillside covered with golden ferns in the morning light. Then it starts to rise up to a first folds. Is that the pond? No, even higher. Finally we arrive at this pond of Arbu, at the same time as a first group that follows us. The water is cool but allows some swimming. The footpath passes on the left of the lake, you take to the right following a slight track and a few cairns, right in the grassy tongues between the rocks. It was decided to avoid the summit of the peak of the Trois Seigneurs peak, on which so many silhouettes of a ridge in front of it appeared. We’re not at an altitude of three metres or so! Here you can have a picnic. Just a hiker, looking for a fork for his snack, visits us and remains a moment to discuss. But for the descent, we will inevitably find ourselves on the frequented path of the Trois Seigneurs. Some people dress up, put on shorts, others decide to stay naked. It’s like everyone feels it. We cross those who still climb, we double or are doubled by those who descend. There is surprise, indifference and also smiles. At one point we find ourselves progressing with another group. A acerbic remark. It is true that this was too close. We regroup and let them go forward, at a good distance. The route follows a long ridge leading back to the port of Lers. Seven and a half hours of walking, 1000 m of altitude difference, a first day physically and emotionally charged.

Second day. Complete change of atmosphere. We reach the Soulcem dam by car and park at Les Orris du Carla, next to a gendarmerie car! (The Orris are stone shelters covered with earth and grass that were once built by shepherds). The sky is overcast, the temperature is rather low. Let’s get out of here dressed up. A little rain begins to fall. Never mind, we’ll keep going. At the bottom of a valley, a sunbeam illuminates a herd of cows and horses. The valley is closed by a mountain barrier. Behind it is Andorra. We undress to enjoy the sun, but the clouds are not far away. In the ascent towards the Soucarrane Orri, the landscape disappears. We’re going up in thick fog. Stop at the orri to snack, then pass to the pond of the same name, then to the one of Roumazet. Alternating clearings between the cloudy banks for the descent until the valley bottom… and rain.

Day three. From a car park on the road to Aulus we go up towards the port of Saleix. Regular ascent with long laces that will be cut at the descent. From the pass, a good steeple leads us to the pond of Alate. Black water does not encourage swimming. Continuing the landscape changes: A little fog, colorful herbs of fire, pools and water nets reflecting the sunlight. Then we switch over to the slope which dominates the refuge of Bassies and the lakes, forgiveness the ponds. We’ll stop there for a picnic . A small group will then descend to the bottom.


Semaine en Ariège (suite)

Quatrième jour. On part directement à pieds du gîte. Jean Pierre de Toulouse nous a rejoint pour la journée. Au port de Lers, direction la forêt, puis une bonne pente herbeuse qui nous mène à un collet où nous attendent quelques moutons. Encore un effort, et le croisement d’un trailer qui ne daigne même pas nous voir tout occupé à gérer sa vitesse, et nous voilà au sommet du Mont Ceint. Un homme est là qui démonte des piquets métalliques. Il nous conte son histoire. Ancien berger, il venait là durant la seconde guerre mondiale et surveillait les patrouilles allemandes. Il avait alors 14 ans. Il en a maintenant 88, mais semble en pleine forme. « Je vous félicite. La montagne est belle. » Mais en le quittant, on l’entendra se précipiter sur son téléphone pour raconter sa rencontre avec des hommes « à poil ». On rejoint le port de Saleix, où nous étions hier. Mais au lieu de monter, on descend dans une vallée suspendue. Le géologue du groupe nous montre que d’un coté de la vallée les roches sont des calcaires et de l’autre des granit. Il semblerait que nous soyons juste sur une ancienne faille tectonique. Mais le groupe est finalement plus intéressée par la récolte des champignons. Après le repas, le cheminement nous conduit par des chemins forestiers vers la vallée en face du village de Sentenac.

Cinquième jour. Aujourd’hui on quitte le département de l’Ariège pour celui des Pyrénées Orientales en passant le col de Puymorens. Le parking au départ du sentier est aussi occupé par un camion bétonnière qui remplit des bennes hélitreuillés jusqu’à un chantier lointain. Le bruit des rotations de l’hélicoptère nous accompagnera toute la matinée. Il nous survolera aussi à l’occasion. On rejoint le GR qui s’étire à l’horizontale, c’est sans doute une ancienne voie de wagonnets de mines. D’ailleurs on trouvera au bord du chemin plusieurs entrées de galeries. Il nous mène au pied du barrage de Lanoux. On quitte alors le GR pour se diriger vers le Pic Carlit, point culminant du département avec 2921m. Mais l’ensemble du groupe, à l’exception de Bruno, préférera, après le casse croûte, rester tranquillement sur la rive herbeuse d’un petit étang plutôt que d’affronter une montée dans la caillasse noire. Le retour par le « chemin des ingénieurs » plus long et plus accidenté que le GR nous montre encore une curiosité géologique, comme une longue coulée avalancheuse, mais de blocs de granit enchevêtrés les uns sur les autres, au milieu desquels des sapins parviennent à pousser leurs racines. La force de la nature est toujours surprenante.

Sixième jour. Plutôt que de participer à la balade, je décide pour ma part d’aller visiter une source d’eau chaude à Merens les Vals, à une heure de route du refuge. Guillaume m’accompagne. A un quart d’heure de marche à peine sur un GR, nous trouvons cette source au bord du chemin. Quelques petites vasques ont été aménagées avec des pierres. L’eau est à 37° . Quel plaisir et quelle détente de s’allonger dans ce bain. Quelques autres randonneurs s’arrêtent aussi ou passent. C’est le genre d’endroit qu’on ne trouve malheureusement pas dans les Alpes.


Day four. We walk directly from the gîte. Jean Pierre from Toulouse joined us for the day. At the port of Lers, head towards the forest, then a good grassy slope which leads us to a collet where we can see some sheep. Another effort, and the crossing of a trailer that doesn’t even deign to see us all busy managing its speed, and here we are at the top of Mont Ceint. There’s a man here dismantling metal pickets. He tells us his story. A former shepherd, he came there during the Second World War and watched over German patrols. He was then 14 years old. He’s now 88, but looks great. « Congratulations. The mountain is beautiful. » But when he leaves, we will hear him rushing to his phone to tell the story of his meeting with naked men. We’re heading to the port of Saleix, where we were yesterday. But instead of going up, we go down into a suspended valley. The geologist of the group shows us that on one side of the valley the rocks are limestones and on the other side granite. It seems we’re just sitting on an ancient tectonic fault. But the group is finally more interested in harvesting mushrooms. After the meal, the walk leads us along forest paths to the valley in front of the village of Sentenac.

Day five. Today we leave the Ariège department for the Pyrénées Orientales department passing the Puymorens pass. The parking lot at the trailhead is also occupied by a concrete mixer truck that fills heli-treated dumpsters up to a remote construction site. The sound of the helicopter rotations will accompany us all morning. It will also fly over us occasionally. We reach the GR which stretches horizontally, it is undoubtedly an old track of mine wagons. In fact, there are several entrances of galleries along the road. It leads us to the foot of the Lanoux dam. We then leave the GR to head towards the Carlit Peak, the highest point of the department with 2921m. But the whole group, with the exception of Bruno, will prefer, after the snack, to remain quietly on the grassy shore of a small pond rather than facing a climb in the black rock. The return by the « engineers’ path » longer and more difficult than the GR still shows us a geological curiosity, like a long avalanche flow, but of granite blocks entangled on top of each other, in the middle of which fir trees manage to grow their roots. The strength of nature is always surprising.

Day six. Rather than taking part in the hike, I decided to visit a hot spring in Merens les Vals, an hour’s drive from the refuge. Guillaume’s coming with me. A quarter of an hour’s walk on a GR, we find this spring at the side of the trail. A few small basins have been fitted with stones. The water’s 37 degrees. What a pleasure and relaxation to lie down in this bath. Some other hikers also stop or pass. This is the kind of place that unfortunately cannot be found in the Alps.


Plage des Montilles, Port la Nouvelle

En route pour les Pyrénées, j’avais décidé de faire une étape au bord de la Méditerranée. Après une recherche sur internet, j’ai opté pour la plage des Montilles à Port la Nouvelle. Deux arguments m’ont décidé : plage naturiste et sur laquelle il est possible de rouler en voiture.
J’arrive donc à Port la Nouvelle en fin d’après midi. Effectivement une piste en sable dur permet de s’engager le long de la plage. Il y a une douzaine de véhicules éparpillés sur le sable, essentiellement des camping cars. Je pose mon fourgon à la lisière de la plage, me déshabille, descend le vélo de son rack et fonce rouler nu sur la plage. Sur le sable dur, pas de problème, mais en s’approchant du bord de mer le terrain devient plus mou et finalement il faut arrêter de pédaler et pousser pour atteindre le rivage. Un rapide bain et je suis de retour au fourgon. Quel plaisir après plusieurs heures de conduite.
La plage est officiellement interdite aux véhicules la nuit de 21h à 7h. Je me pose donc pour la nuit dans une rue de la cité et à 7h et quart je suis de nouveau sur la plage. Le jour commence tout juste à poindre. Il fait encore bien sombre. Je commence par un aller-retour en course à pieds, suivi du même parcours en vélo, par un courte baignade, quelques pas le long du rivage puis un retour au fourgon vers 9h toujours en vélo. Durant tout ce temps là, j’ai eu la plage pratiquement pour moi seul. Je me prépare un petit déjeuner. Il va être temps de reprendre la route pour les Pyrénées.


On my way to the Pyrenees, I decided to make a stop on the Mediterranean coast. After a search on the internet, I opted for the beach of Les Montilles in Port la Nouvelle. Two arguments have decided me: naturist beach and on which it is possible to drive a car.
I arrive in Port la Nouvelle at the end of the afternoon. Indeed, a hard sand track allows you to go along the beach. There are a dozen vehicles scattered over the sand, mostly camping cars. I put my van on the edge of the beach, undressed me, took the bike out of its rack and drove naked on the beach. On hard sand, no problem, but when approaching the seaside the terrain becomes softer and finally it is necessary to stop pedaling and push to reach the shore. A quick bath and I’m back in the van. What a pleasure after several hours of driving.
The beach is officially forbidden to vehicles at night from 9pm to 7am. So I land for the night in a street of the city and at 7 and a quarter o’ clock I am again on the beach. The day is just beginning to dawn. It’s still dark out there. I start with a return trip on foot, followed by the same route by bike, a short swim, a few steps along the shore and then a return to the van around 9am by bike. During all this time I had the beach practically for myself. I’m cooking myself breakfast. It will be time to head back to the Pyrenees.


Vallon des Forges

Petite sortie d’après midi, décidée tardivement au cours du déjeuner. On se gare à 14 heures 30 passé au pied du tremplin de Saint Nizier du Moucherotte. Ma compagne n’est pas à l’aise avec ma nudité sur les chemins, surtout si près de la ville. Ce sera donc à priori une balade textile en short et tee shirt.

Le chemin commence à descendre puis remonte doucement en passant sous les Trois Pucelles. A un moment, je remarque sur mon gps qu’une geocache doit se trouver à quelques centaines de mètres en contrebas. Un étroit sentier semble y mener. Ma compagne décide de ne pas rajouter un détour et de continuer, quitte à moi à la rattraper.

Seul, je suis tout de suite nu. Je dévale le sentier, coupe à travers la forêt et trouve le site recherché, un large espace où sont à moitié enterrées de grandes cuves métalliques rouillées qui ont servi autrefois à faire du charbon de bois. J’ai trouvé le coin, il me reste à trouver la cache. Je tourne et retourne, rien ! Le temps passe. Il faut me résoudre à repartir bredouille. Je remonte en pressant le pas, soufflant de temps à autre, retrouve le chemin, accélère pour tenter de rejoindre ma compagne. Il y a quelques croisements de sentiers. J’espère seulement qu’on est bien tous les deux sur le même itinéraire ! Le chemin plus ou moins horizontal laisse la place à une montée bien raide en lacets dans la forêt puis débouche sur un pierrier en contrebas d’une ligne de falaises. Je m’arrête un moment pour prendre des photos de l’agglomération grenobloise qui s’étend en contrebas. Le sentier sinue dans le pierrier avant de buter sur la falaise et de se glisser dans une combe qui mène à la grande piste qui descend du Moucherotte vers Saint Nizier. Ma compagne est là qui m’attend. Il est temps pour moi de me rhabiller.


Small afternoon outing, decided late during lunch. We park at 2:30 p. m. at the foot of the springboard of Saint Nizier du Moucherotte. My girlfriend is not comfortable with my nakedness on the roads, especially so close to the city. So it will be a textile walk in shorts and T-shirt.

The path starts to go down and then slowly climbs upwards passing under the Trois Pucelles. At one point, I notice on my GPS that a geocache must be a few hundred meters below. A narrow path seems to lead there. My girlfriend decides not to add a detour and to continue, even if it means me catching up with her.

Alone, I’m naked right now. I ramble down the path, cut through the forest and find the desired site, a large space where are half buried large rusty metal tanks that were once used to make charcoal. I’ve found the corner, so I have to find the cache. I’m turning and turning, nothing! Time flies. You have to make me decide to go home empty-handed. I go back up again, pressing the pace, blowing from time to time, finding the way back, accelerating to try to reach my partner. There are a few crossings of trails. I just hope we’re both on the same route! The more or less horizontal path gives way to a steep climb in the forest and then leads to a scree below a line of cliffs. I stop for a moment to take pictures of the Grenoble conurbation which stretches below. The path sinks in the stone before hitting the cliff and slipping into a ridge that leads to the big trail that descends from Le Moucherotte to Saint Nizier. My partner’s here waiting for me. It’s time for me to get dressed again.


Lac de Montfroid

Nouvelle sortie à trois avec Bruno et Gérard. Avant 9 heures, nous posons la voiture entre le lac de Grand’Maison et le col du Glandon. Au lieu de partir en longeant le lac comme prévu, une face encore à l’ombre, nous profitons du soleil qui réchauffe déjà le versant au dessus des chalets du Plan du Suet. Une fois le torrent traversé, nous nous déshabillons pour attaquer la montée droit dans la pente dans les herbes hautes encore humides de rosée. Il suffit ensuite de suivre une longue crête qui monte régulièrement, en fait plutôt une succession de bosses. Soudain un troupeau de mouton surgit, descendant tranquillement. Un berger les surveille de loin. J’enfile un short pour le croiser et échanger quelques mots avec lui. Puis il descend vers sa cabane au fond du vallon et je continue de grimper. En m’arrêtant un peu plus haut, je l’aperçois au loin qui évolue nu autour de sa cabane ! Au fur et à mesure de l’ascension, le paysage se révèle. D’un coté, derrière le col du Glandon, apparaît le Mont Blanc enneigé. A l’opposé, le lac de Grand’Maison tout en bas entouré des sommets de Belledonne : le Grand Pic, le Pic Blanc, les aiguilles de l’Argentière et de ceux des Grandes Rousses : le Pic de l’Étendard. La luminosité est exceptionnelle, révélant les reliefs lointains. Jusqu’au col de Montfroid, on chemine dans l’alpage herbeux. Pour rejoindre le lac, il faut se faufiler dans un dédale de blocs de granit. Quelques cairns marquent la direction. A 2300 m, le lac se découvre dans un écrin. Son eau calme reflète le bleu du ciel, son fond est couvert d’algues, du moins sur les bords. On en fait le tour, découvrant à chaque pas de nouvelles perspectives. Arrêt pour casse croûter, et même une rapide baignade. L’eau est vraiment fraîche ! Demi tour. On retrouve le col. La descente se fait en balcon au dessus du lac, en se rapprochant en lacets dans les pentes raides jusqu’à trouver le chemin qui en fait le tour. Il nous faut remettre le short un peu avant d’arriver au parking, une famille pique nique à coté de la voiture.


New trip with Bruno and Gérard. Before 9 a. m., we put the car down between the lake of Grand’ Maison and the pass of Glandon. Instead of leaving along the lake as planned, one side still in the shade, we take advantage of the sun which is already warming the slope above the Plan du Suet chalets. Once the torrent crosses, we undress to attack the right ascent in the slope in the still damp dewy tall grass. Then follow a long ridge that rises regularly, making it a succession of bumps. Suddenly a flock of sheep rises, descending quietly. A shepherd watches them from afar. I put on a pair of shorts to cross him and exchange a few words with him. Then he goes down to his hut at the bottom of the valley and I keep climbing. Stopping a little higher, I can see him in the distance, naked around his hut! As the ascent progresses, the landscape reveals itself. On one side, behind the Glandon pass, appears the snow-covered Mont Blanc. On the other hand, the lake of Grand’ Maison at the bottom surrounded by the peaks of Belledonne: the Grand Pic, the Pic Blanc, the Aiguilles of Argentière and those of the Grandes Rousses: the Pic de l’ Étendard. The brightness is exceptional, revealing the distant reliefs. To the col de Montfroid, we walk in the grassy alpine pastures. To reach the lake, you have to sneak into a maze of granite boulders. Some cairns mark the direction. At 2300 m, the lake is discovered in a case. Its calm water reflects the blue sky, its bottom is covered with seaweed, at least on the edges. We go around it, discovering new perspectives every step of the way. Stop for snacking, and even a quick swim. The water is really cool! Half turn. We find the pass. The descent is done in balcony above the lake, approaching in laces in the steep slopes until we find the path that goes around it. We have to put the shorts back on a bit before arriving at the car park, a family picnic next to the car.


Les Batteries du Néron

Petite sortie dominicale d’après midi en VTT. Habillé léger pour un cycliste : un short court et un tee shirt, je monte par la route en direction du col de Clémencière. L’avantage du VTT à assistance électrique, c’est que je ne suis pas asphyxié dans cette montée. Je reste raisonnable, avec une assistance à 2 sur 4. En fait je ne mettrai le turbo que sur le début du chemin au dessus du hameau de Ripaillère pour passer la première montée caillouteuse avant de retrouver un terrain plus plat et de redescendre l’assistance, quitte même à la couper par moment. Sur ce chemin je croise deux ou trois promeneurs. J’arrive au tunnel qui mène à l’ancien fort des Batteries. Il n’y a personne dans le coin. Je me déshabille pour chercher d’abord une geocache vite trouvée. Puis je continue en montant les lacets d’un sentier qui s’élève dans la forêt jusqu’au moment où le chemin s’arrête. Demi tour et descente jusqu’au fort. Je repasse le tunnel. Je suis tellement bien nu que je décide de reprendre la piste forestière comme cela. Je roule jusqu’à ce que j’aperçoive deux personnes au loin. En vélo, c’est plus difficile qu’en randonnée de se couvrir rapidement. Je préfère faire demi tour et rejoindre un autre chemin qui m’amènera plus bas. Bon, il est temps de se rhabiller.Je retrouve la route, passe le col de Clémencière et redescend chez moi avec quelques petits détour par des chemins de traverse.


Small Sunday afternoon outing by mountain bike. Dressed light for a cyclist: short shorts and a tee shirt, I ride by the road in the direction of the pass of Clémencière. The advantage of a MTB with electric assistance is that I am not asphyxiated in this climb. I remain reasonable, with assistance to 2 out of 4. In fact I will only put the turbo on the beginning of the way above the hamlet of Ripaillère to pass the first stony climb before finding a flatter terrain and down the assistance and even to cut it at times. On this road I cross two or three walkers. I arrive at the tunnel which leads to the former fort of Batteries. There is no one in the area. I undressed to look for a geocache quickly found. Then I go up the laces of a path that rises in the forest until the path stops. Half turn and descent to the fort. I go back by the tunnel. I am so well naked that I decide to resume the forest track like this. I drive until I see two people in the distance. By bike, it’s harder than hiking to cover up quickly. I prefer to turn around and join another path that will take me down. Well, it’s time to get dressed again. I find the road, pass the Col de Clémencière and go down home with a few detour by short cut.


La Bérarde

La Bérarde. Le village en cette mi août est encore bien fréquenté entre promeneurs, randonneurs et alpinistes. Mais le chemin que nous emprunterons, Bruno, Gérard et moi, se révélera idéal pour une randonnue. A part une femme croisée lors de la montée, rencontre sans problème, ce versant de la montagne sera pour nous seuls. Les autres randonneurs seront sûrement sur les chemins du Chatelleret ou de la Maye. Tant mieux !
Au bout du parking, le ruisseau de Vénéon traversé, on entre dans le parc national des Ecrins. Nous nous déshabillons très vite, dès que l’on arrive au soleil. Le camping est juste en dessous de nous. Le chemin s’élève en lacets dans la pente plutôt raide. Il ne fera que monter sur 900 mètres de dénivellation sans le moindre replat pour souffler un peu. C’est physique. Mais le panorama vaut l’effort. La Tête de la Maye juste en face, puis se découpant derrière à mesure que l’on prend de l’altitude, la Meije, le Rateau, la Grande Ruine et tant d’autres pointes et sommets. De l’autre côté apparaissent le Dôme et la Barre des Ecrins, Ailefroide. L’herbe laisse la place à une végétation de petits arbres puis on débouche sur des barres rocheuses minérales et le chaos de rochers rouillés de la moraine d’un ancien glacier. Le chemin se termine là. Quelques cairns permettent de continuer en direction de l’épaule sous la Grande Pointe de la Bérarde. Mais c’est une progression pénible et finalement on se pose pour le casse croûte sur une plaque herbeuse avant de faire demi-tour et d’attaquer la descente. On ne remettra les shorts ou jupettes qu’à la toute proximité du village.


La Bérarde. The village in mid August is still well frequented amongst walkers, hikers and climbers. But the path we will take, Bruno, Gerard and I, will prove ideal for a naked hike. Apart from a woman crossed during the climb, meet without problem, this side of the mountain will be for us alone. The other hikers will surely be on the paths of the Chatelleret or the Maye. So much the better!
At the end of the car park, the stream of Vénéon crossed, one enters the national park of the Ecrins. We undress very quickly, as soon as we reach the sun. The campsite is just below us. The path rises in laces in the rather steep slope. It will only go up 900 meters of height without the least flat to blow a little. It’s physical. But the panorama is worth the effort. The head of the Maye just opposite, then appearing behind as you take altitude, the Meije, the Rateau, the Great Ruin and so many other points and peaks. On the other side are the Dome and the Barre des Ecrins, Ailefroide. The grass gives way to a vegetation of small trees and then leads to rocky mineral bars and the chaos of rusty rocks of the moraine of an ancient glacier. The path ends there. Some cairns allow to continue in the direction of the shoulder under the Great Pointe de la Bérarde. But it is a painful progression and finally we pose for the cnack on a grassy plate before turning and attacking the descent. Shorts or skirts will only be handed over to the near by the village.


Retour au ruisseau de Charens

Voilà trois ans que je n’étais pas retourné avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne au ruisseau de Charens. Nous avions bien débroussaillé une partie du lit de ce petit cours d’eau. Mais le temps a passé, la végétation a poussé, les orages ont charrié des bois morts, le travail est à refaire. Mission accomplie avec Bernard et Pascal. Nous sommes même allés au delà des parcours précédents, défrichant jusqu’à une zone infranchissable de troncs entremêlés couchés en travers du torrent. En contournant cette zone, nous avons finalement atteint un jardin potager cultivé en bordure du ruisseau puis un chemin qui nous a ramené à la route. Il ne nous restait plus qu’à redescendre tranquillement en moins d’une demi heure par cette route bien peu fréquentée.


For three years I had not returned with the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne to Charens brook. We had cleared some of the bed of this little stream. But time has passed, vegetation has grown, storms have carried dead woods, work is to be redone. Mission accomplished with Bernard and Pascal. We have even gone beyond past routes, clearing up an impassable area of intermingled trunks lying across the torrent. Bypassing this area, we finally reached a vegetable garden cultivated along the creek and then a path that brought us back to the road. There was nothing left for us but to descend quietly in less than half an hour by this very uncommon road.


Ruisseau d’Aucelon

Durant la saison estivale, l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne privilégie les randonnées aquatiques en remontant les cours des ruisseaux. En ces périodes caniculaires, il est vraiment très agréable de profiter de l’ombre des arbres et de la fraîcheur de l’eau.
Ce samedi , nous étions cinq pour remonter le ruisseau d’Aucelon depuis le cours de la Roanne jusqu’aux ruines de l’ancien moulin : Bernard, Francis, Pierre, Yves et moi même. Une balade de quatre heures et demi.


During the summer season, the association of the Marcheurs Nus of the Val de Roanne favors the aquatic excursions up the courses of the streams. In these scorching times, it is really nice to enjoy the shade of the trees and the freshness of the water.
This Saturday, we were five to go up the stream of Aucelon from the course of the Roanne to the ruins of the old mill: Bernard, Francis, Pierre, Yves and myself. A four and a half hour hike.