Kayak

En quelques coups de pagaie, je me suis éloigné de la rive. J’ai quitté cette plage et bruyante et peuplée pour me retrouvé enfin seul sur mon petit bateau. Ce kayak va me permettre de me glisser dans les méandres d’un lac bordé de falaises pour découvrir des endroits tout simplement inaccessibles aux piétons. En toute tranquillité!

Le canoë et le kayak sont maintenant deux types d’embarcations très proches, même si historiquement leurs origines sont différentes. Le canoë vient des peuples amérindiens et se pratique avec une pagaie simple, le kayak , à l’origine esquimaux, se manœuvre à la pagaie double. Le canoë, plus stable, permet d’emporter davantage de charge, le kayak est plus simple à diriger. Ce sont surtout des bateaux légers, facilement transportables sur la galerie d’une voiture, qui correspondent bien à une utilisation de loisirs sur des eaux plutôt calmes: lacs, bords de mer et certaines rivières. Il existe bien naturellement aussi une pratique sportive en eaux vive et en compétition, mais qui ne relève plus là d’une navigation adaptée au naturisme!

En effet, le canoë kayak est un moyen idéal pour élargir son espace de pratique naturiste dans un environnement aquatique qui se prête tout naturellement à la nudité, hors de portée des regards inquisiteurs et en général sous le soleil (si l’on a bien surveillé la météo!). C’est d’ailleurs une activité pratiquée depuis fort longtemps par les naturistes comme en témoignent des photos et des articles dans des revues des années cinquante ou soixante, et même bien antérieures.
Depuis cette époque, le matériel a évolué et les bateau sont passé du bois et de la toile aux plastiques, fibres de verre et kevlar, gagnant en solidité en qualité. La gamme va maintenant du canoë gonflable au kayak de mer ponté en passant par le sit on top, ou pour parler autrement on peut trouver des embarcations qui coutent depuis moins de 200 € à plus de 1500 €, mais le marché de l’occasion est florissant et permet de s’équiper à moindre frais. Et des locations se sont établies dans beaucoup de sites touristiques, ce qui peut être une solution pour s’initier à l’activité.
Coté effort physique, il faut bien évidemment ramer, mais c’est pas forcément la galère. L’utilisation de la pagaie est assez instinctive et s’apprend rapidement. Ensuite, comme dans toute activité de pleine nature, il faut savoir rester humble devant l’environnement, s’adapter aux conditions météo, connaître ses limites et prendre quelques précautions comme emporter de quoi se protéger du soleil qui reflète fortement sur l’eau (lunettes, chapeau, crème), s’hydrater, et emmener un gilet de sauvetage, obligatoire sur certaines rivières et en location. Il faut pouvoir anticiper un vent qui se lève et soulève le clapot rendant le retour plus athlétique que prévu et savoir gérer son effort dans la durée.
La navigation naturiste s’inscrit tout a fait dans cette tendance du naturisme en liberté qui privilégie la découverte des espaces naturels et l’harmonie avec la nature même si c’est au prix d’un effort physique.

(Écrit pour le N°17, avril-mai 2012 de Naturisme Magazine)

 

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