Grand Som

Début mai, en semaine. Je me gare au col du Cucheron. En sortant de la voiture, je suis surpris par la fraîcheur. Vite, une polaire.
Le chemin est juste en face du parking. Une première section sur un chemin doux en sous bois. Je m’échauffe et me réchauffe. Le parcours emprunte ensuite le lit d’un torrent, droit dans la pente. C’est un passage assez pénible. Je me déshabille enfin. Puis le chemin s’élève de nouveau en forêt jusqu’au col des Aures. Là, deux chamois se sauvent à mon approche. Le passage du Recapé, dans les rochers, demande quelque attention. Il est plus impressionnant vu de loin, qu’il ne l’est réellement. Il suffit de s’aider un peu des mains. A son débouché en haut, un beau névé barre le chemin. Quelques pas dans la neige. La prairie est couverte de petites fleurs. La croix, la-haut, disparaît par moments dans les nuages.
Arrivé au sommet, il me faut vite enfiler un coupe vent. Nuées et vent se mêlent. Le paysage apparaît par instant dans des trouées puis s’efface. Je ne reste pas longtemps dans cet environnement. Je redescends par le même chemin.
En cours de route, je reçois quelques gouttes de pluies, mais à l’abri de la forêt, je suis protégé. Ce n’est qu’arrivé à la voiture que soudainement la pluie se met à tomber avec force. J’ai eu de la chance.

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