La Sablière

Nous sommes une quinzaine pour cette petite balade, plutôt que rando, dans la vallée de la Céze depuis le camping de la Sablière. Nous prenons le premier chemin à l’extérieur du camping, chemin large et à peu près plat, sur près d’un kilomètre et demi, puis un étroit sentier, qui descend dans la garrigue, entre chênes et buis odoriférants. Ce sentier évite de suivre la piste carrossable que nous rejoignons à proximité de l’ermitage de Saint Ferreol. Pendant que les autres membres du groupe visitent le bâtiment et la chapelle, j’en profite pour m’éloigner un peu et trouver une cache. Il était question de continuer sur l’autre rive de la Cèze en direction des 3 arches, mais, le niveau de l’eau rend la traversée hypothétique. C’est donc un retour vers le camping en suivant la rive. Il y a juste un passage légèrement acrobatique équipé d’un câble pour mettre un peu d’animation.

Cévennes

J’accompagnais dans les Cévennes des amis qui allaient faire du canyoning, sport encore tout nouveau à l’époque et pratiqué essentiellement par des spéléos, qui appliquaient au grand air leurs techniques d’évolution dans les rivières et cascades souterraines. Je ne me souviens plus du tout de l’endroit exact où nous étions, peut-être dans les environs du Mont Aigoual, mais je me rappelle que je devais les rejoindre  dans le lit d’une rivière, en aval du canyon où ils allaient évoluer ce jour là. L’endroit n’étant accessible qu’à pied, j’avais comme indication de suivre un  beal, un de ces canaux d’irrigation si typiques des Cévennes. Et le plus simple dans ce cas là n’était-il pas de marcher les pieds dans l’eau…Seul dans la forêt, en dehors d’un chemin, pourquoi ne pas quitter également mon short et mon tee shirt. Ce fut là ma première randonnue. Mais le mot n’existait pas encore!


In the Cevennes I was going along with some friends who were going to do canyoning, a sport that was still very new at the time and practiced mainly by spelunkers, who applied their techniques of evolution in subterranean rivers and cascades to the outdoors. I can not remember the exact location where we were, perhaps in the vicinity of Mount Aigoual, but I remember that I had to join them in the bank of a river, downstream of the canyon where they were going evolve that day. The place being accessible only by foot, I had as an indication to follow a beal, one of those channels of irrigation so typical of the Cevennes. And the easiest thing was to walk in the water … Alone in the forest, outside a path, why not also leave my shorts and my shirt. This was my first naked hike. But the word « randonnue » did not exist yet!