Geocaching à Proveysieux

Voilà bien longtemps que je n’ai pas fait de géocaching. En cette fin février presque estival au niveau des températures, pourquoi ne pas partir chercher quelques caches dans le coin. Je me gare à la sortie de Saint Egrève sur la route de Proveysieux. Je traverse le hameau de Bellevue et m’engage sur un étroit sentier. Les bruits de la ville montent jusqu’ici, mais j’ai l’impression que ce chemin n’est guère fréquenté. Je me déshabille. Je descend vers un torrent à sec au fond d’un vallon. Puis la trace disparaît. Demi tour, mais je ne retrouve même pas le passage dans cette végétation. Je me retrouve dans le lit du torrent mais plus bas que prévu. Je tente de grimper droit pour rejoindre le sentier, au sécateur j’essaie de me frayer un chemin dans les ronces, mais la terre s’éboule sous mes pieds et je dois tenter une autre variante. Enfin, après bien des efforts je retrouve le chemin que je remonte. Bon, je vais plutôt rattraper un chemin mieux tracé. Je monte à travers un beau champ jusqu’à une piste presque carrossable qui passe devant la grange du Pissou. Tiens, voilà ma première cache de trouvée! Je continue vers le belvédère du Scialet. Vite mon short pour croiser une puis trois personnes. Au belvédère, je suis seul et trouve ma seconde cache. La ville de Saint Egrève est juste en dessous de moi, un peu dans la brume. Je décide de continuer à monter. J’évite une personne en renfilant mon short et en coupant droit dans un champs. J’arrive à une grange, mais ce n’est pas la bonne. Encore un effort. Au bord du chemin, une ancienne fontaine creusée dans la pierre. Quelques gouttes d’eau coulent encore, mais pas assez pour un bain. Enfin, les granges du Brulin. Troisième cache vite trouvée. Il ne me reste plus qu’à redescendre. En arrivant vers le Pissou, je me rhabille. J’ai bien fait, je croise encore quatre personnes et un vététiste. Décidement, c’est un coin fréquenté !

It’s been a long time since I’ve done geocaching. At the end of February, almost summertime in terms of temperatures, why not go and look for some caches in the area. I park at the exit of Saint Egrève on the road to Proveysieux. I cross the hamlet of Bellevue and take a narrow path. The sounds of the city come up here, but I have the impression that this path is hardly used. I’m undressing. I descend to a dry stream at the bottom of a valley. Then the trace disappears. Turn around, but I can’t even find the way through this vegetation. I find myself in the bed of the stream but lower than expected. I try to climb straight up to reach the path, with the secateur I try to make my way through the brambles, but the ground falls under my feet and I have to try another variant. Finally, after much effort, I find the path I go back up again. Well, I’ll catch up with a better path. I climb through a beautiful field to an almost trafficable track that passes in front of the Pissou barn. Well, here’s my first cache found! I continue towards the Scialet belvedere. Quickly my shorts to meet one and then three people. At the viewpoint, I am alone and find my second cache. The city of Saint Egrève is just below me, a little bit in the mist. I decide to keep going up. I avoid a person by putting on my shorts and cutting straight into a field. I’m coming to a barn, but it’s not the right one. One more effort. By the path, an old fountain carved in stone. A few drops of water are still running, but not enough for a bath. Finally, the Brulin barns. Third cache quickly found. All I have to do now is get down. When I get to the Pissou, I get dressed again. I did the right thing, I still meet four people and a mountain biker. It’s definitely a busy place!

Vararey

Après une dizaine de jours d’obligations familiales, doublée de quintes de toux épuisantes, je profite d’une journée tranquille pour repartir encore une fois vers Vararey. La route est fermée l’hiver à la sortie de Pomarey. C’est donc un kilomètre et quelque sur la route verglacée avant de rejoindre le chemin qui traverse un ruisseau puis monte raide. Dans la montée, les vêtements disparaissent. Je garde juste un gilet polaire sans manche encore un moment. Je rejoint la piste de la Marcelière, enneigée, où je chausse les raquettes. La neige est lourde. Dans la forêt, quelques traces des jours précédents. En deux heures et vingt minutes, j’arrive à la prairie de Vararey. Je grimpe sur le versant de droite jusqu’à cet arbre à moitié cassé qui me sert encore une fois de siège pour le pique nique. Je suis face au soleil.Je décide de rester là pour profiter de la chaleur agréable sur tout le corps.
La branche de bois mort sur laquelle je suis assis est couverte de traces d’insectes xylophages. A regarder de près, on dirait presque des sculptures rupestres ! Beauté de la nature. Je traîne autour de l’arbre, m’accroche à ses branches… Enfin, je me décide à repartir, à descendre dans la vallée. Je reste nu jusqu’à la route.

After about ten days of family obligations, coupled with exhausting coughing fits, I take the opportunity of a quiet day to return once again to Vararey. The road is closed in winter at the exit of Pomarey. So it’s a kilometre or so on the icy road before joining the path that crosses a stream and then climbs steeply. On the way up, the clothes disappear. I’m just keeping a sleeveless fleece vest for a while longer. I join the snow-covered Marcelière trail, where I put on snowshoes. The snow is heavy. In the forest, some traces of the previous days. In two hours and twenty minutes, I arrived at Vararey’s meadow. I climb on the right side of the hill until I reach this half-broken tree, which once again serves as my seat for the picnic. I decide to stay there to enjoy the pleasant warmth all over my body.
The dead wooden branch on which I sit is covered with traces of wood-eating insects. On closer inspection, they almost look like rupestrian sculptures! Beauty of nature. I hang around the tree, clinging to its branches… Finally, I decide to move back, to go down into the valley. I stay naked until the road.

Translated with www.DeepL.com/Translator

Grotte de la Balme

Un 12 novembre, il fait encore de température de 20°, il faut en profiter pour sortir. J’ai depuis longtemps en projet la recherche d’une geocache dans une grotte au pied du Néron, juste en face de chez moi, de l’autre coté du vallon. Ce sera pour aujourd’hui! Je me gare au hameau de Narbonne et me dirige vers la falaise du Néron. Pour l’instant, je suis les indications du cacheur. Mais j’ai un doute, je suis sur le sentier qui monte sur la crête du Néron…et la grotte est bien en dessous de moi. Demi tour. Je cherche un sentier qui descend, n’en trouve pas et prends droit dans le pierrier. C’est la galère, je glisse, tombe, repars, j’arrive finalement au bas du pierrier, maintenant il faut que je continue à descendre dans la forêt ravagée par les sangliers. Je me dirige au jugé, m’accrochant aux branches ou aux troncs, glissant sur les feuilles mortes. Ouf, je débouche juste devant les ruines de l’ancien château et couvent de la Balme. Je contourne les murs, trouve une rampe qui monte jusqu’à un escalier qui mène à la grotte. Trouver la geocache ne prends que quelques minutes. Je repars en suivant une sente dans la forêt, qui se perd, en retrouve une autre et rejoins finalement mon point de départ. Deux heures et demi de balade seulement, mais quelle dépense d’énergie!


One November 12, it is still 20° C, it is necessary to take advantage of it to go out. I have been planning for a long time to find a geocache in a cave at the foot of the Néron, just in front of my house, on the other side of the valley. It will be for today! I park at the hamlet of Narbonne and head towards the cliff of Néron. Right now, I’m following the cacheur’s instructions. But I have a doubt, I’m on the path that goes up to the crest of the Nero… and the cave is well below me. Turn around. I’m looking for a path that goes down, doesn’t find any and goes straight into the scree. It’s a mess, I slide, fall, go again, I finally get to the bottom of the scree, now I have to keep going down into the forest ravaged by the boars. I move around by judgment, clinging to branches or trunks, slipping on dead leaves. Whew, I arrive just in front of the ruins of the old castle and convent of La Balme. I walk around the walls, find a ramp that goes up to a staircase that leads to the cave. Finding the geocache only takes a few minutes. I leave following a path in the forest, which gets lost, finds another one and finally returns to my starting point. Only two and a half hours of walking, but what an energy expense!


Lances de Malissard

J’ai répondu avec plaisir à la proposition de Bruno d’une rando aux Lances de Malissard. Je n’y suis jamais monté bien que j’en sois passé tout près, au col de Bellefont, lors de traversées de la Chartreuse. On est que tous les deux. Départ du dernier parking sur une route forestière. Dans ce vallon à l’ombre, il fait encore frais et on part vêtus. Bout de route puis de piste puis de sentier avant de retrouver la piste qui mène au col de la Saulce. On s’est déshabillé dans la montée. Il était prévu de monter par l’itinéraire normal qui passe par la cabane puis le col de Bellefont. C’est un parcours qui peut être un peu fréquenté, même hors saison. D’ailleurs deux randonneuses sont un peu en dessous de nous au passage du col de la Saulce. Mais Bruno évoque la possibilité de monter par l’autre versant, un itinéraire classique de ski alpinisme en hivers. Banco. On quitte le chemin un peu avant la cabane de Bellefont et on attaque droit dans la pente en direction de la ligne de falaises. On tombe de temps en temps sur des traces de sentier. Faits par l’homme ou les moutons ? Un chamois s’éloigne à notre approche. A la base des rochers, il nous faut rechercher la cheminée qui nous mènera au sommet. On tente d’un côté, puis d’un autre. Finalement on y est. Un cairn indique le passage. Pas de difficulté dans cette cheminée qui d’en bas peut paraître un peu raide. On débouche sous la crête en entendant des voix de l’autre côté. Short de rigueur pour finir la dernière longueur jusqu’au sommet de la Lance sud. On se met légèrement à l’écart pour pique-niquer. La vue est grandiose sur les hauts plateaux de Chartreuse. Juste en dessous de nous, le vallon de Marcieu et le débouché de l’Aulp du Seuil, la bordure découpée des falaises au dessus de la vallée du Grésivaudan. De l’autre côté, les sommets de la Dent de Crolles, du Roc d’Arguile puis de Chamechaude. Nos voisins sont déjà repartis quand on se met en route pour le retour, donc… Au passage, je trouve une geocache et j’en rate une seconde car je n’ai pas fait assez attention et j’ai la flemme de remonter. Au col de Bellefont, on renfile les shorts pour croiser deux groupes de randonneurs posés dans l’herbe. Le sentier descend en lacets dans l’alpage où paissent les moutons. Heureusement pas de patou en vue lorsque l’on traverse le troupeau. On rejoint le chemin du col de Saulce et notre itinéraire du matin.


I was pleased to respond to Bruno’s proposal for a hike to Malissard’s Lances. I have never been there, although I passed very close to it, at the Col de Bellefont, during crossings of the Chartreuse. We’ re just the two of us. Departure from the last car park on a forest road. In this small valley in the shade, it is still cool and we leave dressed. Road end then trail then path before finding the track that leads to the Saulce Pass. We undressed on the way up. It was planned to climb by the normal route that passes through the cabin and then the Bellefont Pass. It is a route that can be a little crowded, even out of season. Moreover, two hikers are a little below us when we cross the Saulce pass. But Bruno mentioned the possibility of going up the other side, a classic winter ski mountaineering route. Banco. We leave the road a little before the Bellefont cabin and go straight down the slope towards the cliff line. From time to time, we come across trail marks. Made by man or sheep? A chamois is moving away from us as we approach. At the base of the rocks, we have to look for the chimney that will lead us to the top. We try one side, then the other. Finally we’re here. A cairn indicates the passage. No difficulty in this chimney which from below may seem a little stiff. We open under the ridge when we hear voices from the other side. Shorts are required to finish the last length to the top of the South Lance. We stand slightly apart for a picnic. The view is magnificent on the high plateaus of Chartreuse. Just below us, the Marcieu valley and the débouché of the Aulp du Seuil, the cut edge of the cliffs above the Grésivaudan valley. On the other side, the peaks of the Dent de Crolles, the Roc d’Arguile and then Chamechaude. Our neighbours have already left when we set off for the return trip, so…. On the way, I find a geocache and I miss a second one because I wasn’t careful enough and I’m lazy to go back up. At the Bellefont Pass, the shorts are put back on to meet two groups of hikers sitting on the grass. The path goes down in bends in the mountain pasture where the sheep graze. Fortunately, no patou in sight when you cross the herd. We reach the path of the Saulce pass and our morning itinerary.


En boucle de Chalais à Lorzier

Jean-Claude est un ami virtuel. On échange messages ou commentaires sur internet sans jamais s’être rencontré. Aussi lorsqu’il m’annonce son passage dans la région et son envie de faire une randonnue dans la région, je suis tout heureux de lui proposer une balade en Chartreuse, dans mon coin préféré. On se retrouve le matin sur le parking du monastère de Chalais, où il a passé la nuit dans son camping car. C’est aussi l’occasion de faire connaissance de sa femme Blandine…et de Juju leur chien. Il fait encore bien frais dans ce versant à l’ombre. On part habillé. Blandine a enfilé le harnais et se fait tirer par le chien. Petit sentier en forêt. Au bout d’un moment, on se déshabille tous les deux. En arrivant à proximité de l’abri forestier de la Roize, on se recouvre sommairement car deux femmes arrivent par la piste. En fait, on les retrouvera plusieurs fois dans la journée. Le sentier descend, parfois un peu abruptement, vers le lit du ruisseau de la Roize, puis remonte en forêt sur l’autre versant de la combe. C’est là qu’on retrouve ces deux femmes qui ont coupé par un chemin plus directe. On leur demande si on ne les a pas choquées. « Mais non » avec le sourire. On se rhabille aussi pour doubler un couple puis deux hommes. Arrivés à la prairie de Charminelle, on fait une pause et le couple en profite pour passer devant. On lui laisse le temps de prendre de l’avance. Et les deux randonneurs de tout à l’heure apparaissent grimpant tout droit dans la pente, peinant hors sentier. Nous restons nus. « Chacun fait comme il veut ! » Dans la montée vers le goulet de Lorzier, on sort de la forêt. Le paysage se dégage sur la plaine du Bas Dauphiné, la vue s’étend jusqu’au monts d’Ardèche, la bas au fond au dessus d’une brume des lointains. Le chien tire toujours aussi fort alors que le chemin devient plus accidenté. Blandine laisse la laisse à Jean-Claude. Quelques lacets et on est dans le passage étroit du goulet. Il faut un peu mettre les mains, mais la difficulté n’est pas longue et on débouche au soleil sur l’alpage. Au fond, le sommet du Mont Blanc, devant l’ensemble de la Chartreuse, sur le coté les massifs de Belledonne, du Taillefer et un bout du Vercors. Quelle splendeur ! Arrêt pique-nique. Puis Blandine part dans le vallon par le chemin du GR, et avec Jean-Claude et le chien, on grimpe pour suivre les crêtes des rochers de Lorzier. Pause au sommet. Un homme débouche subitement. Notre tenue ? « Aucun problème » Il nous montre les champignons qu’il a trouvé au cours de sa rando. Des cèpes. On le laisse attaquer son casse-croûte et attaquons nous la descente. Et que trouve t’on nous aussi dans cette descente ? Des champignons! N’y connaissant pas grand-chose, on espère qu’ils seront comestibles. Confirmation faites, ce sont bien des cèpes pieds rugueux qui finiront en omelettes ! On retrouve Blandine au point de rendez-vous prévu. Passage à la cabane des Bannettes. Arrêt photo au sommet de la prairie sous les rochers de Chalves. Là, on fait face au Vercors et domine Grenoble. Au lieu de continuer la descente vers Mont saint Martin, on tourne au pas de l’Âne. Le chemin étroit longe le bas des falaises. Un tintement de clochettes. Ce sont des chèvres accrochés dans les rochers, qui en se déplaçant font rouler des pierres dans la pente. Attention au passage ! Et la balade se termine, on rejoint la piste forestière puis le monastère. Presque six heures de rando et quelques 1100 m de dénivelé. Voilà qui doit changer des balades en Lorraine !


Jean-Claude is a virtual friend. We exchange messages or comments on the internet without ever having met. So when he tells me about his visit to the region and his desire to go hiking in the region, I am very happy to offer him a walk in the Chartreuse, in my favorite corner. We meet in the morning in the parking lot of the monastery of Chalais, where he spent the night in his camper. It is also the occasion to meet his wife Blandine… and Juju their dog. It’s still cool on this shady side. We’re leaving dressed. Blandine put on the harness and got pulled by the dog. Small path in the forest. After a while, we both take our clothes off. Arriving near the forest shelter of the Roize, we cover ourselves summarily because two women arrive by the track. In fact, they will be encountered several times during the day. The path descends, sometimes a little steeply, towards the bed of the Ruisseau de la Roize, then goes up into the forest on the other side of the valley. That’s where we find these two women who cut through a more direct path. We ask them if we didn’t shock them. « But no » with a smile. We also get dressed to overtake a couple and then two men. Arrived at the meadow of Charminelle, we make a pause and the couple takes advantage of it to pass in front. We give him time to get ahead. And the two hikers from earlier appear climbing straight up the slope, struggling off the trail. We stay naked. « Everyone does as they please! « In the ascent towards the Lorzier goulet, we leave the forest. The landscape emerges on the plain of the Lower Dauphiné, the view extends to the Ardèche mountains, the background above a distant mist. The dog is still pulling as hard as ever as the path becomes rougher. Blandine leaves the leash to Jean-Claude. A few laces and we’re in the narrow passage of the goulet. We have to put our hands a little, but the difficulty is not long and we open in the sun on the alpage. In the background, the summit of Mont Blanc, in front of the whole Chartreuse, on the side the massifs of Belledonne, Taillefer and one end of the Vercors. What splendor! Picnic stop. Then Blandine leaves in the valley by the GR path, and with Jean-Claude and the dog, we climb to follow the crests of the Lorzier rocks. Break at the top. A man suddenly pops up. Our outfit? « No problem » He shows us the mushrooms he found during his hike. Ceps. We let him attack his snack and we attack the descent. And what do we find in this descent too? Mushrooms! Not knowing much about them, we hope they will be edible. Confirmation made, it is well ceps rough feet which will finish in omelettes ! We meet Blandine at the rendezvous point. Passage to the Cabane des Bannettes. Photo stop at the top of the meadow under the rocks of Chalves. Here, we face the Vercors and dominate Grenoble. Instead of continuing the descent to Mont Saint Martin, we turn at Pas de l’Âne. The narrow path runs along the bottom of the cliffs. A ringing of bells. They are goats hung in the rocks, which while moving make roll stones in the slope. Watch your step! And the walk ends, we join the forest track then the monastery. Almost six hours of hiking and some 1100 m of altitude difference. That’s gotta change some of the walks in Lorraine.


Rachais

J’ai une paire de chaussures de rando neuve à roder, à faire à mon pied. Je décide donc de faire une petite balade au dessus de chez moi sur les pentes du Rachais. Short et tee shirt. J’arrive au monument du mont Jalla et continue jusqu’à la croix de Quinsonas. Elle est un peu en dehors du passage et je peux me déshabiller pour un moment. Je reprends le chemin du Rachais, habillé, il y a du monde devant moi. J’ai repéré sur la carte un sentier qui part dans un virage et descend en lacets serrés le versant au dessus de la Tronche. Là, ça a l’air nettement moins fréquenté, la sente disparaît sous les feuilles mortes entassées. Je me déshabille et attaque la descente. A travers les arbres, la ville apparaît juste en dessous. Ses bruits montent jusqu’à moi. Par moment, il faut vraiment chercher le parcours. Le chemin a été emporté par le ravinement, la terre s’éboule sous les pieds, je dois m’accrocher aux racines, aux arbres. Pas très prudent tout ça. Mais ça passe! Puis je débouche sur un chemin bien entretenu, balisé. Tiens, il n’est pas sur la carte! Au lieu de continuer dans le sens de la descente, je décide de le remonter. De temps à autres, j’ai de belles perspectives sur la ville. A un moment, j’ai comme un pressentiment. J’enfile mon short et au virage suivant je croise trois randonneurs: «Vous êtes réchauffé». Je suis en short et torse nu, ils sont en pantalons, chemises et polaires. Puis ce sera une femme qui descend en trottinant. Bon, la randonnue est terminée. Je rejoins la large piste et entame la descente de retour.


I’ve got a pair of new hiking shoes to run in, to do at my foot. I thus decide to make a small stroll above my house on the slopes of Rachais. Shorts and T-shirt. I arrive at the monument of Mount Jalla and continue until the cross of Quinsonas. It’ s a little out of the way and I can undress for a while. I go back to trail of the Rachais, dressed, there are people in front of me. I spotted on the map a path which starts in a bend and goes down in tight laces the slope above La Tronche. There, it seems much less frequented, the path disappears under the stacked dead leaves. I undress and attack the descent. Through the trees, the city appears just below. Its noises come up to me. Sometimes you really have to look for the way. The path has been washed away by the gully, the earth is falling under my feet, I have to cling to the roots, to the trees. Not very careful about that. But it passes! Then I end up on a well maintained path, marked out. Well, it’s not on the map! Instead of continuing in the direction of the descent, I decide to go back up. Every once in a while, I get a great view of the city. At some point, I have a hunch. I put on my shorts and the next corner I meet three hikers: « You’re warmed ». I’m in shorts and shirtless, they’re in pants, shirts and fleeces. Then it’ll be a woman trotting down. Well, the naked hike’s over. I join the wide track and begin the descent back.


Néron

Le Néron se dresse juste en face de chez moi. Pourtant, à part y avoir accompagné l’année dernière quelques amis de passage dans la région, mais habillé , je n’y étais pas retourné en randonnue trop longtemps. (Voir ou ).
En cette fin octobre, il fait un temps splendide. Une dizaine de minutes de voiture et je suis au départ du chemin. Deux vélos sont attachés à un poteau. Signe qu’il peut y avoir du monde devant moi. Dans la partie à l’ombre en forêt, je garde short et tee shirt. J’atteins le bas de la falaise. Deux grimpeurs sont accrochés à la paroi. Je passe à proximité en les saluant. Bon, ensuite il ne devrait plus y avoir personne. Je me déshabille et attaque la montée. Après le camp romain, les dalles de lapiaz mènent vers le belvédère de Lucky Luke. (L’histoire est racontée ici). C’est étrange, la statue à légèrement changée de place depuis ma dernière visite. Mais elle domine toujours la ville.
Quelques dizaines de mètres plus loin, une sorte de boite à lettres est accroché à un arbre. C’est une boite à plans avec à l’intérieur des photocopies des tracés des chemins du Néron. Belle initiative, qui malheureusement ne fait pas l’unanimité puisque deux boites ont déjà été détruites par des vandales. Je pense savoir qui est à l’origine de cette initiative originale. Je prend en photo ces plans qui me permettront je l’espère de découvrir de nouveaux itinéraires dans le futur. Un peu à l’écart du chemin, sur une plate-forme en balcon sur la ville, un banc de bois. Je suppose que c’est ce même passionné du Néron qui s’est chargé de monter cet objet jusqu’à là. C’est l’endroit rêvé pour une halte pique nique et sieste au soleil . Il ne me reste plus ensuite qu’à redescendre en empruntant cette fois le chemin qui passe par la passerelle d’Hippolyte Müller.


The Nero stands right in front of my house. However, apart from having accompanied a few friends in the area last year, but dressed, I hadn’t been hiking there for too long. (See here or there).
At the end of October, it’s a beautiful weather. About ten minutes by car and I’m at the start of the way. Two bicycles are attached to a pole. Sign that there may be people in front of me. In the shady forest shade, I keep shorts and T-shirt. I’m reaching the bottom of the cliff. Two climbers are hanging on the wall. I pass by and greet them. Well, then there shouldn’t be anyone left. I take my clothes off and attack the climb. After the Roman camp, the lapiaz slabs lead to Lucky Luke’s lookout. (The story is told here). It’s strange, the statue has moved slightly since my last visit. But it still dominates the city.
A few tens of meters further on, a sort of mailbox is hanging from a tree. It’s a map box with inside the photocopies of the tracks of the Nero paths. This is a fine initiative, which unfortunately does not meet with unanimous approval since two boxes have already been destroyed by vandals. I think I know who is behind this original initiative. I take pictures of these plans that will allow me to discover new itineraries in the future. A little off the road, on a balcony platform overlooking the city, a wooden bench. I suppose it was this same Nero enthusiast who took charge of mounting this object up to that point. It is the perfect place for a picnic and sunbathing break. Then I just have to go down again, this time along the path that passes through Hippolyte Müller’s footbridge.


Les Batteries du Néron

Petite sortie dominicale d’après midi en VTT. Habillé léger pour un cycliste : un short court et un tee shirt, je monte par la route en direction du col de Clémencière. L’avantage du VTT à assistance électrique, c’est que je ne suis pas asphyxié dans cette montée. Je reste raisonnable, avec une assistance à 2 sur 4. En fait je ne mettrai le turbo que sur le début du chemin au dessus du hameau de Ripaillère pour passer la première montée caillouteuse avant de retrouver un terrain plus plat et de redescendre l’assistance, quitte même à la couper par moment. Sur ce chemin je croise deux ou trois promeneurs. J’arrive au tunnel qui mène à l’ancien fort des Batteries. Il n’y a personne dans le coin. Je me déshabille pour chercher d’abord une geocache vite trouvée. Puis je continue en montant les lacets d’un sentier qui s’élève dans la forêt jusqu’au moment où le chemin s’arrête. Demi tour et descente jusqu’au fort. Je repasse le tunnel. Je suis tellement bien nu que je décide de reprendre la piste forestière comme cela. Je roule jusqu’à ce que j’aperçoive deux personnes au loin. En vélo, c’est plus difficile qu’en randonnée de se couvrir rapidement. Je préfère faire demi tour et rejoindre un autre chemin qui m’amènera plus bas. Bon, il est temps de se rhabiller.Je retrouve la route, passe le col de Clémencière et redescend chez moi avec quelques petits détour par des chemins de traverse.


Small Sunday afternoon outing by mountain bike. Dressed light for a cyclist: short shorts and a tee shirt, I ride by the road in the direction of the pass of Clémencière. The advantage of a MTB with electric assistance is that I am not asphyxiated in this climb. I remain reasonable, with assistance to 2 out of 4. In fact I will only put the turbo on the beginning of the way above the hamlet of Ripaillère to pass the first stony climb before finding a flatter terrain and down the assistance and even to cut it at times. On this road I cross two or three walkers. I arrive at the tunnel which leads to the former fort of Batteries. There is no one in the area. I undressed to look for a geocache quickly found. Then I go up the laces of a path that rises in the forest until the path stops. Half turn and descent to the fort. I go back by the tunnel. I am so well naked that I decide to resume the forest track like this. I drive until I see two people in the distance. By bike, it’s harder than hiking to cover up quickly. I prefer to turn around and join another path that will take me down. Well, it’s time to get dressed again. I find the road, pass the Col de Clémencière and go down home with a few detour by short cut.


Vararey

Je n’ai pas mis les pieds dans mon coin préféré de Chartreuse de tout l’hiver, mais en ce début de mois de mai, j’espère y trouver encore un peu de neige. Effectivement , dans un replat à l’ombre dans la forêt, je passe brutalement du sol recouvert de feuilles mortes à un tapis blanc vite assez épais. J’ai bien fait de prendre les guêtres. La prairie de Vararey est encore hivernale, alors que certaines années à cette époque c’est un tapis de verdure et de jonquilles.

Je passe à coté d’un grand sapin pour qui cet hiver a été fatal. Plus loin, un autre tronc avec ses branches déchiquetées tendues vers le ciel me sert de terrain de jeu.

Je profite à fond de cette neige inespérée!


I have not set foot in my favorite corner of Chartreuse all winter, but at the beginning of May I hope to find a little snow again. Indeed, in a shoulder in the shade in the forest, I pass brutally from the ground covered with dead leaves to a white carpet quickly thick enough. I did well to take the gaiters. The prairie of Vararey is still winter, while some years at that time it is a carpet of greenery and daffodils.

I pass by a large fir for which this winter was fatal. Farther, another trunk with its jagged branches stretched towards the sky serves as a playground for me.

I take full advantage of this unexpected snow!


Chute à Proveysieux

La neige, tombée il y a quelques jours, a déjà disparu des sommets de Chartreuse, le soleil et un grand ciel bleu incitent à sortir en balade en ce lundi de début décembre. Ne pouvant partir qu’en fin de matinée et comme les journées sont bien courtes en cette saison, je décide de rester dans mon coin de bordure du massif et de retourner une fois de plus vers le pas du Sappey au dessus de Proveysieux. Je suis certain d’y être tranquille.
Je pars seul. Après cinq cent mètres de plat et en abordant la montée, j’ai déjà chaud et me déshabille. En une heure je suis au pas du Sappey. Je laisse de coté la cabane qui tombe peu à peu en ruine et continue en forêt sur ce petit plateau légèrement incliné entre la ligne de falaise au dessus de la vallée de Proveysieux et les crêtes qui surplombent le village et les alentours de Mont Saint Martin. Finalement je me retrouve sur cette avancée de la falaise, couverte d’herbe et d’arbustes qui domine la vallée. Une sorte de balcon entourée de bords à pics, que j’ai déjà visité quelquefois. Vue panoramique assurée sur l’agglomération grenobloise, d’un coté, perdue dans les brumes bleutées du pic de pollution, sur le sommet de la Pinea, de l’autre coté, avec à ses pieds les hameau de Pomarey et Planfey. Il fait tellement bon. Je profite largement du soleil avant qu’il ne descende et commence à glisser derrière la montagne du Sac. Il va être temps de se remettre en route.
Au lieu de reprendre mon chemin de montée, je décide de retrouver un sentier que j’avais emprunté quelques années auparavant, découvert en suivant des traces dans la neige, et qui devrait descendre droit sur Proveysieux. Je décèle effectivement un semblant de sente qui part en lacet. Je m’engage dans la pente. Au bout d’un moment, je perds la piste, mais je remarque par moment des traces d’un passage en zig zag dans les feuilles mortes qui jonchent le sol. Un animal passerait tout droit, c’est donc la marque d’un humain, un chasseur du week end sans doute. Je ne suis donc pas perdu ! D’ailleurs j’ai mon gps avec une carte très précise. Qui me montre que cette combe se termine en bas par une barre rocheuse. Je devrais passer à sa gauche ou à sa droite. Je m’arrête à intervalles réguliers pour vérifier ma position et mon avancée.
Et là, soudain, à l’arrêt, je bascule et me retrouve par terre. Dans la chute j’ai senti un claquement au niveau de ma cheville. Aïe ! Je me relève. Mon pied, bien tenu par la chaussure haute est sensible mais à l’air de tenir le coup. Mais je me rhabille. Si je dois appeler des secours, autant qu’ils ne me retrouvent pas nu ! Puis précautionneusement, je me remet en marche. Arc-bouté sur mes bâtons, je continue la descente jusqu’à aboutir sur un sentier plus ou moins horizontal qui me permet de contourner la barre rocheuse et me ramène en quarante cinq minutes vers la route et mon véhicule. Les pieds toujours bien serrés dans les chaussures, je peux rentrer chez moi et me faire conduire aux urgences.
Bilan : fracture de la malléole, qui va nécessité une hospitalisation pour la pose d’une plaque et un mois et demi de plâtre.


The snow, fallen a few days ago, has already disappeared from the peaks of Chartreuse, the sun and a large blue sky incite to go out on a stroll on this Monday in early December. Not able to leave until the end of the morning and as the days are very short in this season, I decide to stay in my corner of the edge of the massif and to return once more to the pass of the Sappey above Proveysieux. I’m sure I’ll be quiet.
I’m leaving alone. After five hundred meters of flat and approaching the climb, I’m already hot and undress me. In an hour I am at the pass of the Sappey. I leave aside the hut that gradually falls into ruin and continue in the forest on this small plateau slightly inclined between the cliff line above the valley of Proveysieux and the ridges that overlook the village and the surroundings of Mont Saint Martin. Finally I find myself on this advance of the cliff, covered with grass and shrubs that dominates the valley. A sort of balcony surrounded by cliffs, which I have already visited. Panoramic view of the agglomeration of Grenoble, on one side, lost in the bluish mists of the peak of pollution, on the summit of the Pinea, on the other side, with at its feet the hamlets of Pomarey and Planfey. It’s so good. I take full advantage of the sun before it descends and begins to slip behind the mountain of the Sac. It will be time to get back on track.
Instead of resuming my climb, I decided to find a path that I had taken a few years earlier, discovered following traces in the snow, and which should descend straight on Proveysieux. I actually detect a semblance of feeling that goes in yaw. I go down the slope. After a while, I lose the track, but at times I notice traces of a passage in zig zag in the dead leaves that litter the ground. An animal would go straight, so it is the mark of a human, a hunter of the weekend no doubt. So I’m not lost! Besides, I have my GPS with a very precise map. Which shows me that this combe ends at the bottom by a rocky bar. I should pass to his left or right. I stop at regular intervals to check my position and my progress.
And then, suddenly, at a stop, I fall over and find myself on the ground. In the fall I felt a snapping at the level of my ankle. Ouch! I’m getting up again. My foot, held well by the high shoe is sensitive but looks to stick out. But I get dressed. If I have to call for help, as long as they do not find me naked! Then cautiously, I restart. Bracing myself on my sticks, I continue the descent until ending on a more or less horizontal path which allows me to bypass the rocky bar and brings me in forty five minutes towards the road and my vehicle. With my feet still tight in the shoes, I can go home and get me to the emergency rooms.
Assessment: fracture of the malleolus, which will require hospitalization for the placement of a plaque and a month and a half of plaster.