Néron

Le Néron se dresse juste en face de chez moi. Pourtant, à part y avoir accompagné l’année dernière quelques amis de passage dans la région, mais habillé , je n’y étais pas retourné en randonnue trop longtemps. (Voir ou ).
En cette fin octobre, il fait un temps splendide. Une dizaine de minutes de voiture et je suis au départ du chemin. Deux vélos sont attachés à un poteau. Signe qu’il peut y avoir du monde devant moi. Dans la partie à l’ombre en forêt, je garde short et tee shirt. J’atteins le bas de la falaise. Deux grimpeurs sont accrochés à la paroi. Je passe à proximité en les saluant. Bon, ensuite il ne devrait plus y avoir personne. Je me déshabille et attaque la montée. Après le camp romain, les dalles de lapiaz mènent vers le belvédère de Lucky Luke. (L’histoire est racontée ici). C’est étrange, la statue à légèrement changée de place depuis ma dernière visite. Mais elle domine toujours la ville.
Quelques dizaines de mètres plus loin, une sorte de boite à lettres est accroché à un arbre. C’est une boite à plans avec à l’intérieur des photocopies des tracés des chemins du Néron. Belle initiative, qui malheureusement ne fait pas l’unanimité puisque deux boites ont déjà été détruites par des vandales. Je pense savoir qui est à l’origine de cette initiative originale. Je prend en photo ces plans qui me permettront je l’espère de découvrir de nouveaux itinéraires dans le futur. Un peu à l’écart du chemin, sur une plate-forme en balcon sur la ville, un banc de bois. Je suppose que c’est ce même passionné du Néron qui s’est chargé de monter cet objet jusqu’à là. C’est l’endroit rêvé pour une halte pique nique et sieste au soleil . Il ne me reste plus ensuite qu’à redescendre en empruntant cette fois le chemin qui passe par la passerelle d’Hippolyte Müller.


The Nero stands right in front of my house. However, apart from having accompanied a few friends in the area last year, but dressed, I hadn’t been hiking there for too long. (See here or there).
At the end of October, it’s a beautiful weather. About ten minutes by car and I’m at the start of the way. Two bicycles are attached to a pole. Sign that there may be people in front of me. In the shady forest shade, I keep shorts and T-shirt. I’m reaching the bottom of the cliff. Two climbers are hanging on the wall. I pass by and greet them. Well, then there shouldn’t be anyone left. I take my clothes off and attack the climb. After the Roman camp, the lapiaz slabs lead to Lucky Luke’s lookout. (The story is told here). It’s strange, the statue has moved slightly since my last visit. But it still dominates the city.
A few tens of meters further on, a sort of mailbox is hanging from a tree. It’s a map box with inside the photocopies of the tracks of the Nero paths. This is a fine initiative, which unfortunately does not meet with unanimous approval since two boxes have already been destroyed by vandals. I think I know who is behind this original initiative. I take pictures of these plans that will allow me to discover new itineraries in the future. A little off the road, on a balcony platform overlooking the city, a wooden bench. I suppose it was this same Nero enthusiast who took charge of mounting this object up to that point. It is the perfect place for a picnic and sunbathing break. Then I just have to go down again, this time along the path that passes through Hippolyte Müller’s footbridge.


Les Batteries du Néron

Petite sortie dominicale d’après midi en VTT. Habillé léger pour un cycliste : un short court et un tee shirt, je monte par la route en direction du col de Clémencière. L’avantage du VTT à assistance électrique, c’est que je ne suis pas asphyxié dans cette montée. Je reste raisonnable, avec une assistance à 2 sur 4. En fait je ne mettrai le turbo que sur le début du chemin au dessus du hameau de Ripaillère pour passer la première montée caillouteuse avant de retrouver un terrain plus plat et de redescendre l’assistance, quitte même à la couper par moment. Sur ce chemin je croise deux ou trois promeneurs. J’arrive au tunnel qui mène à l’ancien fort des Batteries. Il n’y a personne dans le coin. Je me déshabille pour chercher d’abord une geocache vite trouvée. Puis je continue en montant les lacets d’un sentier qui s’élève dans la forêt jusqu’au moment où le chemin s’arrête. Demi tour et descente jusqu’au fort. Je repasse le tunnel. Je suis tellement bien nu que je décide de reprendre la piste forestière comme cela. Je roule jusqu’à ce que j’aperçoive deux personnes au loin. En vélo, c’est plus difficile qu’en randonnée de se couvrir rapidement. Je préfère faire demi tour et rejoindre un autre chemin qui m’amènera plus bas. Bon, il est temps de se rhabiller.Je retrouve la route, passe le col de Clémencière et redescend chez moi avec quelques petits détour par des chemins de traverse.


Small Sunday afternoon outing by mountain bike. Dressed light for a cyclist: short shorts and a tee shirt, I ride by the road in the direction of the pass of Clémencière. The advantage of a MTB with electric assistance is that I am not asphyxiated in this climb. I remain reasonable, with assistance to 2 out of 4. In fact I will only put the turbo on the beginning of the way above the hamlet of Ripaillère to pass the first stony climb before finding a flatter terrain and down the assistance and even to cut it at times. On this road I cross two or three walkers. I arrive at the tunnel which leads to the former fort of Batteries. There is no one in the area. I undressed to look for a geocache quickly found. Then I go up the laces of a path that rises in the forest until the path stops. Half turn and descent to the fort. I go back by the tunnel. I am so well naked that I decide to resume the forest track like this. I drive until I see two people in the distance. By bike, it’s harder than hiking to cover up quickly. I prefer to turn around and join another path that will take me down. Well, it’s time to get dressed again. I find the road, pass the Col de Clémencière and go down home with a few detour by short cut.


Vararey

Je n’ai pas mis les pieds dans mon coin préféré de Chartreuse de tout l’hiver, mais en ce début de mois de mai, j’espère y trouver encore un peu de neige. Effectivement , dans un replat à l’ombre dans la forêt, je passe brutalement du sol recouvert de feuilles mortes à un tapis blanc vite assez épais. J’ai bien fait de prendre les guêtres. La prairie de Vararey est encore hivernale, alors que certaines années à cette époque c’est un tapis de verdure et de jonquilles.

Je passe à coté d’un grand sapin pour qui cet hiver a été fatal. Plus loin, un autre tronc avec ses branches déchiquetées tendues vers le ciel me sert de terrain de jeu.

Je profite à fond de cette neige inespérée!


I have not set foot in my favorite corner of Chartreuse all winter, but at the beginning of May I hope to find a little snow again. Indeed, in a shoulder in the shade in the forest, I pass brutally from the ground covered with dead leaves to a white carpet quickly thick enough. I did well to take the gaiters. The prairie of Vararey is still winter, while some years at that time it is a carpet of greenery and daffodils.

I pass by a large fir for which this winter was fatal. Farther, another trunk with its jagged branches stretched towards the sky serves as a playground for me.

I take full advantage of this unexpected snow!


Chute à Proveysieux

La neige, tombée il y a quelques jours, a déjà disparu des sommets de Chartreuse, le soleil et un grand ciel bleu incitent à sortir en balade en ce lundi de début décembre. Ne pouvant partir qu’en fin de matinée et comme les journées sont bien courtes en cette saison, je décide de rester dans mon coin de bordure du massif et de retourner une fois de plus vers le pas du Sappey au dessus de Proveysieux. Je suis certain d’y être tranquille.
Je pars seul. Après cinq cent mètres de plat et en abordant la montée, j’ai déjà chaud et me déshabille. En une heure je suis au pas du Sappey. Je laisse de coté la cabane qui tombe peu à peu en ruine et continue en forêt sur ce petit plateau légèrement incliné entre la ligne de falaise au dessus de la vallée de Proveysieux et les crêtes qui surplombent le village et les alentours de Mont Saint Martin. Finalement je me retrouve sur cette avancée de la falaise, couverte d’herbe et d’arbustes qui domine la vallée. Une sorte de balcon entourée de bords à pics, que j’ai déjà visité quelquefois. Vue panoramique assurée sur l’agglomération grenobloise, d’un coté, perdue dans les brumes bleutées du pic de pollution, sur le sommet de la Pinea, de l’autre coté, avec à ses pieds les hameau de Pomarey et Planfey. Il fait tellement bon. Je profite largement du soleil avant qu’il ne descende et commence à glisser derrière la montagne du Sac. Il va être temps de se remettre en route.
Au lieu de reprendre mon chemin de montée, je décide de retrouver un sentier que j’avais emprunté quelques années auparavant, découvert en suivant des traces dans la neige, et qui devrait descendre droit sur Proveysieux. Je décèle effectivement un semblant de sente qui part en lacet. Je m’engage dans la pente. Au bout d’un moment, je perds la piste, mais je remarque par moment des traces d’un passage en zig zag dans les feuilles mortes qui jonchent le sol. Un animal passerait tout droit, c’est donc la marque d’un humain, un chasseur du week end sans doute. Je ne suis donc pas perdu ! D’ailleurs j’ai mon gps avec une carte très précise. Qui me montre que cette combe se termine en bas par une barre rocheuse. Je devrais passer à sa gauche ou à sa droite. Je m’arrête à intervalles réguliers pour vérifier ma position et mon avancée.
Et là, soudain, à l’arrêt, je bascule et me retrouve par terre. Dans la chute j’ai senti un claquement au niveau de ma cheville. Aïe ! Je me relève. Mon pied, bien tenu par la chaussure haute est sensible mais à l’air de tenir le coup. Mais je me rhabille. Si je dois appeler des secours, autant qu’ils ne me retrouvent pas nu ! Puis précautionneusement, je me remet en marche. Arc-bouté sur mes bâtons, je continue la descente jusqu’à aboutir sur un sentier plus ou moins horizontal qui me permet de contourner la barre rocheuse et me ramène en quarante cinq minutes vers la route et mon véhicule. Les pieds toujours bien serrés dans les chaussures, je peux rentrer chez moi et me faire conduire aux urgences.
Bilan : fracture de la malléole, qui va nécessité une hospitalisation pour la pose d’une plaque et un mois et demi de plâtre.


The snow, fallen a few days ago, has already disappeared from the peaks of Chartreuse, the sun and a large blue sky incite to go out on a stroll on this Monday in early December. Not able to leave until the end of the morning and as the days are very short in this season, I decide to stay in my corner of the edge of the massif and to return once more to the pass of the Sappey above Proveysieux. I’m sure I’ll be quiet.
I’m leaving alone. After five hundred meters of flat and approaching the climb, I’m already hot and undress me. In an hour I am at the pass of the Sappey. I leave aside the hut that gradually falls into ruin and continue in the forest on this small plateau slightly inclined between the cliff line above the valley of Proveysieux and the ridges that overlook the village and the surroundings of Mont Saint Martin. Finally I find myself on this advance of the cliff, covered with grass and shrubs that dominates the valley. A sort of balcony surrounded by cliffs, which I have already visited. Panoramic view of the agglomeration of Grenoble, on one side, lost in the bluish mists of the peak of pollution, on the summit of the Pinea, on the other side, with at its feet the hamlets of Pomarey and Planfey. It’s so good. I take full advantage of the sun before it descends and begins to slip behind the mountain of the Sac. It will be time to get back on track.
Instead of resuming my climb, I decided to find a path that I had taken a few years earlier, discovered following traces in the snow, and which should descend straight on Proveysieux. I actually detect a semblance of feeling that goes in yaw. I go down the slope. After a while, I lose the track, but at times I notice traces of a passage in zig zag in the dead leaves that litter the ground. An animal would go straight, so it is the mark of a human, a hunter of the weekend no doubt. So I’m not lost! Besides, I have my GPS with a very precise map. Which shows me that this combe ends at the bottom by a rocky bar. I should pass to his left or right. I stop at regular intervals to check my position and my progress.
And then, suddenly, at a stop, I fall over and find myself on the ground. In the fall I felt a snapping at the level of my ankle. Ouch! I’m getting up again. My foot, held well by the high shoe is sensitive but looks to stick out. But I get dressed. If I have to call for help, as long as they do not find me naked! Then cautiously, I restart. Bracing myself on my sticks, I continue the descent until ending on a more or less horizontal path which allows me to bypass the rocky bar and brings me in forty five minutes towards the road and my vehicle. With my feet still tight in the shoes, I can go home and get me to the emergency rooms.
Assessment: fracture of the malleolus, which will require hospitalization for the placement of a plaque and a month and a half of plaster.


Vararey

Après cinq semaines de repos forcé pour soigner un claquage aux ischio-jambiers, quel plaisir de pouvoir enfin reprendre la marche et retrouver mon coin préféré de Chartreuse pour une randonnue inespérée en ce dernier jour de novembre. Départ bien vêtu de trois épaisseurs, mais les couches tombent l’une après l’autre. Je ne garde qu’un gilet sans manche en polaire lors de la traversée de la forêt au sol encore gelé, puis plus rien du tout en débouchant sur l’alpage. Là je me pose et musarde longuement profitant pleinement de ce soleil automnal.


 After five weeks of forced rest to cure a muscular injury to the leg, what a pleasure to finally resume walking and find my favorite area of Chartreuse for an unexpected hike on this last day of November. Departure well dressed with three layers, but the layers fall one after the other. I only keep a sleeveless fleece vest when crossing the forest on the ground still frozen, then nothing at all coming out on the pasture. There I sit down and long dawdle taking full advantage of this autumnal sun.


Autour de Saint Pierre d’Entremont

Ce mois de septembre, Bruno a organisé une semaine de randonnues autour de son village de Saint Pierre d’Entremont , à la limite de l’Isère et de la Savoie. Malheureusement, je n’ai pu participer qu’à deux d’entre elles. Celle du lundi, avec Bruno, Patricia et Bernard de Suisse. Départ du bout de la petite route après le hameau du Château. On est vite nus. Ça monte tout de suite dans la forêt. En passant, je trouve facilement une geocache. Puis on est doublé par un homme qui marche rapidement avec son chien. On ne l’a vraiment pas entendu arriver. On débouche dans le vallon des Eparres juste sous le col de Bovinant. Tintement des clochettes du troupeau dans l’alpage. On grimpe à droite vers le Petit Som. Croisement d’un randonneur qui descend en sens inverse. Quelques mots de salut. On le reverra plus tard. Du col de Léchaud, on aperçoit trois personnes au sommet du Petit Som. Pour les croiser on enfile shorts ou paréo. Durant le casse croûte, au soleil, à peine à l’écart du chemin qui mène à la Cheminée, on revoit notre randonneur de tout à l’heure. Comme il nous a déjà vu nus, inutile de se rhabiller ! On décide de revenir par le col du Fret et les 120 lacets. Pour cela nous devons repasser au col de Bovinant. On ne peux éviter de se couvrir pour passer un groupe d’une bonne douzaine de randonneurs. La montée au col du Fret est raide, mais relativement courte. De l’autre coté, par contre, la pente est vertigineuse, dans un couloir étroit entre les barres rocheuses. Voilà donc les fameux 120 lacets. On attaque la descente en évitant de glisser. Au moment où on arrive dans une partie quelque peu rocheuse, une voix derrière nous et apparaît un moine, robe de bure blanche et large chapeau de paille. Surpris, on lui dit qu’on peut se couvrir. « Moi, ça ne me dérange pas, mais les deux qui vont arriver seront peut-être gênés ! » D’autant qu’il y a une femme parmi nous ! On se couvre sommairement. Il passe en bondissant, souriant, très à l’aise dans ces rochers. Les deux autres, peut être des novices, sont plus réservés. Puis de loin, il nous fait un grand signe de salut. Surprenante et sympathique rencontre. On continue la descente à une allure bien plus modérée, nous ! Un petit détour pour jeter un œil sur une tourbière, puis la forêt. En arrivant à la première maison, il y a un homme qui travaille. On se rhabille définitivement. Le village de Saint Philibert et la maison de Bruno ne sont plus bien loin.

Deuxième balade le vendredi. Toujours avec Bruno et Patricia, avec Gilbert de Lyon cette fois. La météo est bien moins bonne, le ciel couvert et la pluie est prévue en début d’après midi. Bruno nous a préparer un nouveau concept : la randonnue-restaurant. Une table est réservée à l’auberge, réputée dans le coin, Chez Danny, dans le petite station du Désert d’Entremont, à 1200 mètres d’altitude. Par précaution nous y laissons une voiture en prévision du mauvais temps. Avec des vêtements décents dans le coffre ! Puis nous allons nous garer au hameau des Courriers, vers 750 m. C’est donc un petit dénivelé qui nous attends ce matin. Chemin creux en forêt. On passe devant plusieurs granges plus ou moins abandonnées, témoignage de l’activité paysanne d’autrefois. Les cris d’un berger après ses bêtes résonnent tout près, puis s’éloignent sur le versant opposé à notre chemin, mais nous l’entendrons longtemps ! Le paysage s’ouvre dans des grands champs d’herbes hautes. Une petite maison, fermée mais bien retapée, nous fait envie. Quel endroit idéal pour des vacances naturistes. Isolée, avec une vue grandiose sur le Granier et les falaises de Chartreuse. Et un mur couvert de mûres bien mûres. Hmmm ! A midi, on traverse un troupeau de vaches et on arrive sur la route au col de la Cluse. Le restaurant n’est plus qu’à quelques centaines de mètres et il faut enfiler les shorts. Sur le parking, on s’habille plus « correctement ». La salle du restaurant est pleine, une bonne vingtaine de clients. Décor en bois. Étagères de produits locaux : Bouteilles de liqueurs de chartreuse et genépi. Repas montagnard et savoyard arrosé bien sûr de vin de Savoie. Quand on sort de table, la pluie annoncée n’est pas là. On décide de continuer la rando en montant à la Pointe de la Cochette, 1620m. Balade digestive. Au sommet, la vue est plongeante sur Saint Pierre d’Entremont. Au loin le Petit Som, où l’on était lundi, semble sous des rideaux de pluie. Vite redescendre avant qu’elle n’arrive ici. Mais de façon surprenante, c’est plutôt un pâle soleil qui nous a accompagné jusqu’à la voiture.


This September, Bruno organized a week of naked hiking around his village of Saint Pierre d’Entremont, on the border of Isère and Savoie. Unfortunately, I was only able to participate in two of them. The one of Monday, with Bruno, Patricia and Bernard of Switzerland. Departure at the end of the small road after the hamlet of the Castle. We’re quickly naked. It goes up in the forest right away. By the way, I easily find a geocache. Then we are overtaked by a man who walks quickly with his dog. We really did not hear him coming. We reach the valley of the Eparres just below the pass of Bovinant. Clinking of the bells of the herd in the pasture. We climb to the right towards Petit Som. Crossing of a hiker descending in opposite direction. A few words of salvation. We’ll see him later. From the Col de Léchaud, we can see three people at the top of Petit Som. To cross them we put on shorts or pareo. During the snack, in the sun, just a step away from the path that leads to the Chimney, we see again the previous hiker. As he has already seen us naked, useless to get dressed! We decided to return by the Col du Fret and the 120 laces. For this we must go back to the Col de Bovinant. One can not avoid covering up to go through a group of a dozen hikers. The ascent to the Pass of the Freight is steep, but relatively short. On the other side, however, the slope is dizzying, in a narrow corridor between the rock bars. Here are the famous 120 laces. The descent is attacked by avoiding slipping. At the moment we arrive in a somewhat rocky part, a voice behind us and appears a monk, dress of white wool and large straw hat. Surprised, we told him we could cover ourselves. « I do not mind, but the two who are going to arrive may be embarrassed! » All the more so because there is a woman among us! We cover ourselves briefly. He passes by leaping, smiling, very at ease in these rocks. The other two, maybe novices, are more reserved. Then, from afar, he gives us a great sign of salvation. Surprising and friendly encounter. We continue the descent at a much more moderate pace, we! A little detour to take a look at a bog, then the forest. On arriving at the first house, there is a man who works. We get dressed definitively. The village of Saint Philibert and the house of Bruno are not far away.


Second hike on Friday. Still with Bruno and Patricia, with Gilbert of Lyon this time. The weather is much worse, the sky overcast and the rain is expected in the early afternoon. Bruno has prepared a new concept: the hiking-restaurant. A table is reserved at the inn, famous in the area, Chez Danny, in the small resort of the Desert of Entremont, at 1200 meters of altitude. As a precaution, we leave a car in case of the bad weather, with decent clothes in the trunk! Then we will park in the hamlet of Couriers, about 750 m. So this is a small difference in altitude that is waiting for us this morning. Sunken lane in the forest. One goes before several barns more or less abandoned, testimony of the peasant activity of old time. The screams of a shepherd after his beasts resound very close, then go off on the slope opposite our way, but we will hear it for a long time! The landscape opens into large fields of tall grass. A small house, closed but well restored, makes us envy. What a great place for a naturist holiday. Isolated, with a grand view on the Granier and the cliffs of Chartreuse. And a wall covered with ripe blackberries. Hmmm! At noon we cross a herd of cows and arrive on the road to the col de la Cluse. The restaurant is only a few hundred meters away and we have to put on the shorts. On the parking lot, we dress more « correctly ». The restaurant room is full, about twenty guests. Wooden decor. Shelves of local products: Bottles of chartreuse liquors and genépi. Mountain and savoyard meal washed down of course with Savoy wine. When we go out of the table, the announced rain is not there. We decide to continue the hike up to Pointe de la Cochette, 1620m. Digestive walk. At the top, the view is plunging on Saint Pierre d’Entremont. In the distance the Little Som, where we were Monday, seems under rain curtains. Quickly going down before it comes here. But surprisingly, it was rather a pale sun that accompanied us to the car.


Petit Som

Départ, habillé, de la Ruchère par une large piste. Je trouve une première geocache au bord du chemin dans une coupe de bois récente. Arrivé au col de la Ruchère, je quitte le short, mais garde un tee shirt à cause de la fraîcheur. A mesure que je m’élève dans la prairie bien pentue, le vent se renforce et j’échange le tee shirt pour un blouson plus étanche. Panorama sur le monastère de la Grande Chartreuse caché dans son vallon forestier.
Une faille dans la falaise permet d’accéder au sommet. Une cheminée courte et facile, par rapport à d’autres « cheminées » du massif. Au sommet, dans les rafales de vent, je cherche vainement une autre cache, mais en vain. En descendant vers le col de Léchaud, j’aperçois tout un groupe qui y arrive. Je remet mon short pour passer devant eux. Je descends vers le Pas du Loup, vers une autre cache, située à l’abri du vent et trouvée facilement celle là, puis remonte en direction du habert de Bovinant. Au dernier virage avant d’y arriver, je me rhabille, certain qu’il y aura du monde à cet endroit là. Effectivement deux couples y sont installés pour pique niquer, chaudement emmitouflés. Je continue jusqu’au col pour débusquer une troisième cache, puis m’installer sur une petite plate-forme herbeuse entre les rochers pour casser la croûte. Là, à l’abri du vent, je quitte enfin tout et profite du soleil. Deux randonneurs descendant du Grand Som passent juste en face de moi, mais ils sont sans doute plus occupés à surveiller leurs pas dans la pente qu’à m’observer.
Après cet intermède, je renfile mon blouson et rejoins de nouveau le col de Léchaud. J’attaque la descente en évitant un gros névé qui me paraît bien glissant et pentu pour retrouver plus bas le chemin, parfois bien gras, qui serpente. Dans la forêt, le vent ne souffle plus et c’est complètement nu que je termine la balade par un joli petit sentier qui se faufile entre les arbres. Jusqu’à déboucher soudain en vue du parking. Il est temps de se rhabiller.

Les crêtes du Sappey en Chartreuse

Mon objectif de ce jour de mi octobre : une série de geocaches posées aux alentours du village du Sappey en Chartreuse. Le temps est frais, le ciel bien couvert. Départ en double couche de polaire et pantalon. Pas de chance, juste à l’endroit où devrait se trouver la première cache, un groupe d’hommes équipés de machines bruyantes est en train de tondre l’herbe de ce qui sera une piste de ski l’hiver prochain. Je continue jusqu’à la suivante. Elle me donne un peu de mal, mais finalement je trouve le « truc » de la série, de toutes petites boites accrochées aux branches de sapins. Il suffira donc chaque fois de trouver « le » bon sapin. Je laisse filer deux promeneurs qui me suivaient d’un peu trop près, puis je quitte le large chemin, coupe à travers bois pour rejoindre un étroit sentier qui longe la crête des falaises et trouver ma quatrième cache. Réchauffé par la montée, je me déshabille. Dans les déchirures des nuages, je domine la vallée de Grésivaudan, je reçois aussi mes premiers rayons de soleil. Peu à peu, les trouées se font plus importantes et le ciel finit par se dégager complètement. Le soleil illumine les feuillages d’automne. Les jaunes, rouges et bruns des feuilles se mêlent au vert des sapins sous le bleu du ciel. Je passe par une petite cassure du terrain qui se prolonge par un étroit défilé de roches moussues. Je reste un moment à découvrir et jouer là. Un parapente passe juste au dessus, mais je suis sous le couvert des arbres. Un peu plus tard, je serai à découvert et il repassera cette fois en dessous de moi le long de la falaise, à la recherche d’ascendances. J’avance ainsi de cache en cache. Le temps passe. A la dixième, je décide d’arrêter. Il va être temps de rentrer ! La suite sera pour un autre jour. Je glisse par un sentier étroit droit dans la forêt jusqu’à rejoindre une boucle de la piste de l’Emeindras. Là, je remets short et tee shirt pour rejoindre le Sappey en rencontrant quelques promeneurs bien habillés.

La Charmette – Vararey

La météo annonçait du beau temps, pourtant la couverture nuageuse est bien présente en vallée, mais les webcams des stations montrent que le ciel est dégagé en altitude.

Départ à pieds de Pomarey, puisque la route de la Charmette est coupée l’hiver. Je bifurque sur mon chemin habituel, passe l’ancien téléphérique et rejoint la piste forestière. J’hésite sur la suite de mon itinéraire. Je décide finalement de rester sur cette piste et de la suivre jusqu’au col de la Charmette. Ce sera une balade tranquille aujourd’hui !

Je suis toujours sous la couche nuageuse et il fait plutôt froid. Maillot et veste, sur-pantalon et gants. En arrivant à proximité du col, je remarque une ancienne trace de raquettes qui part dans la forêt. Par curiosité, je commence à la suivre. Elle grimpe à flanc de versant. Je finis par deviner qu’elle rejoint l’itinéraire qui relie la Charmette à Vararey. Je l’ai déjà emprunté, il y fort longtemps, en été et cherché en vain une fois en hiver. C’est donc une occasion de le découvrir en cette saison. C’est un parcours tourmenté, qui monte et descend sans arrêt, se faufile entre combes et barres rocheuses. Un itinéraire sauvage et peu fréquenté, dans une forêt laissée à l’état naturel. La trace s’estompe presque par moments, ne se laisse que deviner qu’à un léger tassement de la neige. Jusqu’au moment où elle disparaît complètement tout d’un coup. Sans doute effacée par la neige tombée des arbres. Tant pis, je continue au jugé, en essayant de garder l’orientation générale. Je suis passé au dessus des nuages, le ciel est bleu au dessus, mais étant sur des versants à l’ombre je reste bien habillé. Je navigue dans cet océan de neige, me glisse entre les buttes et les creux, avance lentement en cherchant les passages les plus accessibles. Le temps passe. Cela fait déjà deux heures que j’ai quitté la piste forestière. Je commence à me demander si je ne vais pas devoir faire demi tour et suivre mes propres traces pour sortir de cette forêt avant la nuit. Je m’accorde encore une demi heure de progression. Je décide de remonter le fond d’une combe en espérant ne pas buter sur un obstacle infranchissable au bout , une barre rocheuse… J’ai fait le bon choix. Je débouche soudain de la forêt, au pied d’une crête de neige que je reconnais. Ça y est, je sais où je suis ! Juste sous le col d’Hurtière. Je me pose dans ce vallon inondé de soleil, soulagé et affamé. Je quitte tout. C’est si bon de se détendre, de recevoir la douceur des rayons du soleil sur le corps. Je peux enfin manger mon sandwich. Puis je met tous les vêtements dans le sac et repart nu. Je rejoins et suis cette crête que je connais bien, mais que je rejoins habituellement par l’autre versant. Je domine la mer de nuages qui recouvre la vallée du Gresivaudan, d’où émergent les sommets de la Chartreuse au premier plan, ceux du Taillefer et de Belledonne au fond. Maintenant je peux m’autoriser à traîner. Puis je descend jusqu’à la prairie de Vararey. Au bout, je passe à l’ombre en entrant sous les arbres, je fais ma trace dans la neige profonde. Je reste nu jusqu’à approcher de la limite de la zone nuageuse, vers les 17 heures. Là le froid me rattrape. Vite je me rhabille pour finir la descente et arriver au parking à la tombée de la nuit. Finalement, ça n’a pas été la petite balade tranquille envisagée, mais tant mieux !

L’Oeillon

Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de monter jusqu’à l’Oeillon au mois de janvier, histoire de bien débuter l’année. En quelque sorte un pèlerinage hivernal qui se déroule soit en raquettes dans la poudreuse, soit les pieds au sec sur l’herbe quand la neige se fait désirer. Ce qui a été encore le cas cette dernière fois. L’endroit se prête bien à la randonnue. Il faut dire que le coin n’est pas trop fréquenté. La première partie jusqu’au Petit Sappey assez ingrate décourage sans doute pas mal de monde. Une fois atteint le plateau, l’ambiance est tout autre et permet de se faufiler à sa guise dans la forêt.
Ce samedi, le soleil était au rendez-vous, alors je suis monté jusqu’au monolithe en suivant à la lisière du bois la ligne de crête du versant ouest qui domine Mont Saint Martin. Au pied du rocher, je n’ai été dérangé momentanément que par trois grimpeurs se dirigeant vers les Rochers de Chalves. Malgré leur présence au dessus de moi dans une voie de la falaise, j’ai profité tranquillement d’une terrasse presque plate pour prendre un bain de soleil que j’ai fait durer longtemps, assis ou couché dans l’herbe jaunie et les feuilles mortes.


For a few years now, I have grown accustomed to climb up to L’Oeillon in January, a good start to the year. In some way a winter pilgrimage that takes place either in snowshoes in the powder or the feet dry on the grass when the snow is desired. This was still the case this last time. The place is well suited for hiking naked. It must be said that the area is not too busy. The first part until the Petit Sappey is rather ungrateful and discourages quite a few people. Once reached the plateau, the atmosphere is quite different and allows to sneak into the forest at will.
This Saturday, the sun was at the rendezvous, so I went up to the monolith following at the edge of the wood the ridge line of the western slope that dominates Mont Saint Martin. At the foot of the rock, I was temporarily disturbed only by three climbers heading for the Rocks of Chalves. Despite their presence above me in a climbing route of the cliff, I quietly took advantage of a terrace almost flat to take a sunbathing that I made to last long, sitting or lying in the yellowed grass and the leaves dead