Carrera nudista Sopela

Cela fait bien longtemps que je rêve de faire cette course mais le travail, les obligations familiales, la distance m’en ont toujours empêché. Cette année j’ai enfin réussi à participer à cette course nudiste de Sopela. Après une semaine de vacances à l’île d’Oléron, j’avais l’opportunité de tirer vers le sud en direction du pays basque espagnol. Une journée de voiture tout de même en tenant comptes des encombrements pour traverser Bordeaux.
Il n’existe que peu de compétitions pédestres et naturistes en même temps. Quelques unes aux États Unis, en Angleterre ou en Espagne, ayant lieu à l’intérieur de centres naturistes, et une en Finlande, mais rien en France. Celle là est originale dans le fait qu’elle se déroule dans le domaine public sur le sable de la plage de Barinatxe de la localité de Sopela près de Bilbao, une plage entourée de falaises rocheuses et de pentes couvertes de végétation. On y accède soit par un escalier soit par une rampe dallée. Un bâtiment abrite les secouristes et une école de surf.
Il s’agit cette année de la vingtième édition. Ce dimanche 14 juillet, le départ est prévu pour 11 heures. J’arrive vers 10h15. La plage est encore bien vide. Les organisateurs sont en train de tracer les deux couloirs qui s’étendent sur toute la longueur de la plage. Le parcours va faire cinq tours de ce kilomètre en aller retour sur la plage à marée basse. Quelques longueurs d’échauffement le long du rivage. Nous sommes une cinquantaine de participants dont trois femmes seulement. Certains vont courir pieds nus, d’autres ont choisi de garder leurs chaussures, certains sont naturellement nus, d’autres ne quittent leurs shorts qu’au dernier moment. Cette course attire aussi bien des naturistes convaincus que des coureurs textiles du coin sur cette plage où les naturistes côtoient les baigneurs en maillots et les enfants de l’école de surf en combinaisons néoprène.
Le départ est donné. La première boucle se passe facilement, mais dès le second tour, le sol est déjà plus meuble, labouré par les passages. C’est surtout sensible aux deux extrémités. Le virage vers les rochers devient de plus en plus creusé, l’autre est entrecoupé de flaques d’eau de mer. Dans les longueurs droites, il est possible de s’écarter quelque peu, de viser encore du sable dur. Des spectateurs, habillés ou nus, viennent faire des photos. Les positions sont vite établis. Pour moi qui redoute une douleur au mollet droit que je traîne depuis le début de la semaine, je reste à un rythme régulier sans tenter d’accélérer. Sauf pour un petit sprint final. Je termine en 27’et 30’’ à un petite moyenne de 11,2 km/h.
Voilà, un rêve réalisé. Il ne me reste plus qu’à aller m’allonger sur le sable et me jeter dans les vagues.

I have been dreaming of doing this race for a long time, but work, family obligations and distance have always prevented me from doing so. This year I finally managed to participate in this nudist race in Sopela. After a week’s holiday on the island of Oleron, I had the opportunity to go south towards the Basque country in Spain. A day’s drive all the same, taking into account the traffic jams to cross Bordeaux.
There are only a few hiking and naturist competitions at the same time. Some in the United States, England or Spain, taking place inside naturist centres, and one in Finland, but nothing in France. This one is original in the fact that it takes place in the public domain on the sand of Barinatxe beach in the town of Sopela near Bilbao, a beach surrounded by rocky cliffs and slopes covered with vegetation. It can be reached either by a staircase or by a paved ramp. A building houses rescue teams and a surf school.
This is the twentieth edition this year. This Sunday, July 14, the departure is scheduled for 11:00 am. I’ll be there around 10:15. The beach is still empty. The organizers are in the process of drawing the two corridors that extend along the entire length of the beach. The course will make five laps of this kilometer in round trip on the beach at low tide. A few warm-up lengths along the shoreline. We are about fifty participants including only three women. Some will run barefoot, others have chosen to keep their shoes on, some are naturally bare, others only leave their shorts at the last minute. This race attracts both convinced naturists and local textile runners to this beach where naturists meet swimmers in swimsuits and children from the surf school in neoprene suits.
The start is given. The first loop is easy, but from the second lap, the ground is already more loose, ploughed by the passages. It’s especially sensitive at both ends. The turn towards the rocks becomes more and more dug, the other is interspersed with puddles of sea water. In straight lengths, it is possible to deviate a little, to aim for hard sand again. Spectators, dressed or naked, come to take pictures. Positions are quickly established. For me, who fears pain in my right calf that I have been dragging since the beginning of the week, I stay at a steady pace without trying to accelerate. Except for a little final sprint. I finish in 27′ and 30 » at a small average of 11.2 km/h.
That’s it, a dream realized. All I have to do now is lie down on the sand and throw myself into the waves.

Plage de Chaucre, Oléron

Semaine de vacances à Oléron, dans un environnement non naturiste : une maison de location exposée aux regards des voisins, non loin d’une plage textile, et avec une famille non naturiste, quoique habitué à au mien. Mais dans l’ensemble, rien qui ne favorise la nudité.

Mais comme j’ai l’habitude de partir tôt courir, j’en ai profité pour faire deux courses à pieds nu, à l’aube, de quarante et trente cinq minutes. En arrivant sur la plage, la première fois, j’ai eu la surprise de la trouver complètement déserte, sans même les pêcheurs et les promeneurs de chiens habituels que l’on retrouve plus tard dans l’été. C’est vrai que l’on est en cette première semaine de juillet, hors saison. L’année scolaire n’est pas terminée et les vacanciers ne sont pas encore là.

J’en profite pour vite quitter short et tee shirt. L’obscurité est encore bien là, mais là bas au fond, le ciel s’éclaircit et se teinte de rose. A l’horizon, les éclats du phare de Chassiron. Au fur et à mesure que je cours à la lisière de la mer, le jour se lève. Je termine en suivant les chemins sablonneux sur les dunes. Deuxième sortie deux jours plus tard dans les mêmes conditions. Cette fois, j’ai emmené un appareil photo, et prends quelques photos au début et à la fin de la séance.


Holiday week in Oléron, in a non naturist environment: a rented house exposed to the looks of neighbours, not far from a textile beach, and with a non naturist family, although used to mine. But on the whole, nothing that promotes nudity.
But as I usually leave early to run, I took the opportunity to do two runs naked, at dawn, forty and thirty five minutes. When I first arrived on the beach, I was surprised to find it completely deserted, without even the usual fishermen and dog walkers found later in the summer. It is true that we are in this first week of July, out of season. The school year is not over and the vacationers are not yet here.
I take this opportunity to quickly leave shorts and tee shirt. The darkness is still there, but there at the far end, the sky is brightening and turning pink. On the horizon, the shards of the Chassiron lighthouse. As I run to the edge of the sea, the day rises. I finish by following the sandy paths on the dunes. Second outing two days later under the same conditions. This time, I brought a camera, and take some pictures at the beginning and at the end of the session.


Course à pieds à Messidor

Il m’arrive de temps à autre de courir nu, mais ce sont des moments volés au cours d’un entrainement textile. J’ai presque eu l’occasion , il y a deux ans, de participer à la course nue de Sopelana en Espagne, mais un accident quelques jours avant m’en a empêché. Il existe quelques autres courses mais tellement loin, Angleterre, Suède, Canada, États Unis. Alors j’ai profité d’un passage dans le camping naturiste Messidor, près d’Aix en Provence, pour me faire une petite course tout seul. Le tour du camping faisant presque un kilomètre, j’ai enchainé six tours pour une distance de 5,91 km en 35’33 », soit une moyenne de 10km/h. C’est tout juste honnête.

Oléron

Vacances sur l’île d’Oléron. Je loge à proximité de la plage naturiste de la Giraudière à Grand Village; c’est bien pratique, j’y passe mes après midi. La plage se partage entre naturistes (pas si nombreux), textiles, surfeurs, pratiquants de chars à voile ou de kite. Avant même le lever du jour, dans la nuit, je suis parti pour 45 à 50 minutes de course sur le sable humide et dur. Pas d’obstacles, à part quelques flaques d’eau qui résistent. Sur le côté, les dunes, d’abord ensevelies dans le noir commencent à dessiner leurs formes sur le ciel qui s’éclaircit. Au bout de ma course, le jour commence à poindre. Je m’en retourne alors tranquillement en marchant, nu, les chaussures à la main, le long des vagues. Le jour s’est levé quand je rejoins mon point de départ et je profite des tout premiers rayons du soleil sur une plage qui n’appartient qu’à moi.

Courir

Durant une dizaine d’année, courir a été une nécessité! Une véritable drogue! Il me fallait mes deux ou trois entrainements hebdomadaires. Je comptabilisais les kilomètres parcourus, calculais mes performances, emmenais mes chaussures dans tous les déplacements professionnels ou familiaux, et participais à toute sorte de compétition du 10 km à l’ultra marathon en passant par les courses de côtes et les trails. Cette époque est quelque peu révolue, suite à des problèmes de santé et, il faut bien le dire, aussi à l’âge. Mais courir reste un plaisir que j’aime pratiquer occasionnellement. Alors, bien sûr, l’idée de courir nu s’impose naturellement. Mais les lieux propices ne sont pas nombreux. Il m’est arrivé néanmoins de trouver des occasions sur des chemins isolés ou sur des plages lors de vacances.

Courir, même très brièvement, est aussi pour moi une façon d’extérioriser un moment de plaisir fort, un moment de parfaite harmonie avec l’environnement.


For ten years, running was a necessity! A real drug! I needed my two or three weekly training sessions. I counted the kilometers traveled, calculated my performances, took my shoes on all the professional or family trips, and participated in any kind of competition from 10 km to the ultra marathon, races and trails. This period is somewhat past, due to health problems and, it must be said, also at the age. But running is still a pleasure that I like to practice occasionally. So, of course, the idea of ​​running naked is naturally required. But the propitious places are not numerous. I have nevertheless found opportunities on isolated roads or on beaches during holidays.

To run, even very briefly, is also for me a way of exteriorizing a moment of strong pleasure, a moment of perfect harmony with the environment.