Quatrième séjour à Saint Julien en Beauchêne

Quatrième édition de cette semaine de raquettes nu à Saint Julien en Beauchêne. Nous sommes de six à huit, selon les journées. Jean Jacques et Chantal étaient déjà venus en 2015, Francis en 2016 et 217, Guillaume en 2017 aussi, Yolande découvre à la fois la région et le monde de la randonnue et Franck de Gap nous fait le plaisir de nous accompagner ou guider deux jours. Cette année la neige est bien présente sur les montagnes environnantes. Un peu trop même: certaines pentes, pourtant parcourues les années précédentes, semblent trop risquées à gravir. En étudiant les cartes, Bruno nous trouve tout de même de nouveaux itinéraires.

Dimanche. Direction le col de Cabre. A cent mètres du col, on peut déjà chausser les raquettes et pour certains se déshabiller. Le ciel est couvert. Le vent se fait sentir dès que l’on sort de la forêt. La neige est parfois bien profonde, recouvrant les petits sapins, décorant les branches des arbres. Un gros cairn marque le sommet du Banne à 1643 m d’altitude. Inutile de traîner dans une atmosphère polaire. Vite il faut chercher un chemin de descente enseveli sous la neige. Pas de chance, on prend un peu trop sur la droite et on se retrouve dans une pente raide qu’il faut négocier précautionneusement. Mais finalement ça passe, on rejoint les pistes forestières qui nous ramènent dans la bonne direction.

Lundi. Grand ciel bleu. On part d’un hameau de la Faurie. Une longue piste à peine enneigée nous conduit au col de Saint André. De là, c’est droit dans la pente en suivant le bord du ravin. Raide montée dans une neige de plus en plus présente. Les premiers creusent des marches et font la trace pour les suivants. Arrivé au Ranc de Chamoussière, le décor change. On sort de la forêt pour suivre les crêtes de la Longeagne par le Pré des Nonnes. Toute la neige a été soufflée par le vent, ne laissant qu’un petite croûte gelée. Quelques pins torturés nous offrent un abri pour le pique-nique. Puis on repart dans le vent jusqu’à redescendre un peu et à retrouver la forêt. Il y fait nettement meilleur.

Mardi. Départ de la Cluse. De là nous étions partis les années précédente pour le col de Plate Contier ou le cirque de Chazal. Cette fois nous nous dirigeons par un piste forestière bien enneigée vers le col des Gières, puis à travers un plateau vers le col des Manges et la ruine de la Plaine où nous nous arrêtons pour le repas. Nous repartons, mais l’itinéraire devient plus difficile avec de nombreux tas de neige qui bouchent le chemin. Yolande, Chantal et Jean Jacques préfèrent faire demi tour. Nous continuons à quatre. Effectivement, il nous faut surmonter une succession de difficultés: congères et trous sous les arbres, dévers glissants à négocier avec prudence, pente raide à traverser. Le ciel se couvre de plus en plus. Enfin le col d’Aune, à 1632 m, est atteint. Vite on bascule dans la forêt pour rejoindre les pistes forestières.

Mercredi. Pas de raquettes ni de neige. Journée presque de repos. On va visiter les gorges du Riou, en partant du petit village de Saint Genis, près de Montrond, au sud de Serres. Un chemin parfaitement aménagé, qui doit être très fréquenté en été, s’enfonce dans les gorges. Il rejoint la maison forestière de Jubeo. De là, on grimpe, raide, au sommet de Revuaire à 1299 m. Belle vue panoramique sur les environs. Casse-croûte, cueillette de brins de thym. On descend par un sentier qui rejoint le fond des gorges.

Jeudi. Franck est de retour et nous guide sur un de ses itinéraire familier, le tour de Charavaille par les cols de Souchière, de la Longeoire et de Berthaud depuis le village de Glaise. On se gare près d’une bergerie et un gros chien, espèce de patou, vient nous renifler. Il nous accompagnera tout au long de la balade, gambadant tout autour de nous, se roulant dans la neige, courant en avant. Les raquettes sont vite mises, la neige est épaisse mais légère. Quelques petites congères pimentent un parcours sans gros dénivelé mais finalement assez long. La dernière section sans neige nous permet de comprendre pourquoi ce charmant village s’appelle Glaise. Il y aura du nettoyage à faire en rentrant.

Vendredi. Depuis les abords du village de Montbrand, par le vallon de Piéma, une longue piste nous mène à un premier petit col, puis un sentier nous monte à un deuxième col juste sous le sommet de la montagne d’Aureille qui est vite atteinte, mais trop ventée pour y pique-niquer. On repasse le col, y ramassant au passage deux chaises laissées là à demeure par des chasseurs pour les porter un peu plus loin, dans un coin ensoleillé pour un casse-croûte très confortable.

Bilan de la semaine selon les données gps : 28h30 de marche, 75 km parcourus, et 3873 m de dénivelé.


Fourth edition of this week of naked snowshoeing in Saint Julien en Beauchêne. There are six to eight of us, depending on the day. Jean Jacques and Chantal had already come in 2015, Francis in 2016 and 217, Guillaume in 2017 too, Yolande is discovering both the region and the world of naked hiking and Franck de Gap is pleased to accompany us or guide us for two days. This year the snow is well present on the surrounding mountains. A little too much: some slopes, even though they have been climbed in previous years, seem too risky to climb. By studying the maps, Bruno still finds us new routes.

Sunday. Direction the Cabre pass. A hundred meters from the pass, one can already put on snowshoes and for some undress. The sky is overcast. The wind is felt as soon as you leave the forest. The snow is sometimes quite deep, covering the small fir trees, decorating the branches of the trees. A large cairn marks the summit of Banne at 1643 m altitude. No need to hang around in a polar atmosphere. Quickly it is necessary to seek a way of descent buried under the snow. No luck, we take a little too much on the right and we find ourselves in a steep slope that we must negotiate carefully. But finally it passes, we join the forest tracks which bring us back in the right direction.

Monday. Big blue sky. We start from a hamlet in the Faurie. A long track barely covered with snow leads us to the Col de Saint André. From there, it is straight down the slope following the edge of the ravine. Stiff climbing in a snow more and more present. The first dig steps and make the trace for the next. Arrived at the Ranc de Chamoussière, the scenery changes. We leave the forest to follow the ridges of Longeagne by the Pré des Nonnes. All the snow was blown by the wind, leaving only a small frozen crust. Some tortured pines offer us a shelter for the picnic. Then we go back into the wind until we go down a little and find the forest. It’s much better there.

Tuesday. Departure from La Cluse. From there we had left the previous years for the Col de Plate Contier or the Cirque de Chazal. This time we head along a snowy forest track to the Col des Gières, then across a plateau to the Col des Manges and the ruin of the Plaine where we stop for lunch. We leave again, but the route becomes more difficult with many piles of snow blocking the way. Yolande, Chantal and Jean Jacques prefer to turn around. We’re still four of us. Indeed, we must overcome a succession of difficulties: drifts and holes under trees, slippery slopes to negotiate with caution, steep slopes to cross. The sky is getting overcast more and more. Finally the Aune pass, at 1632 m, is reached. Quickly we rock in the forest to join the forest tracks.

Wednesday. No snowshoes or snow. Almost a day of rest. We will visit the Riou gorges, starting from the small village of Saint Genis, near Montrond, south of Serres. A perfectly laid out path, which must be very busy in summer, sinks into the gorges. He joins the forest house of Jubeo. From there, one climbs steeply to the top of Revuaire at 1299 m. Beautiful panoramic view over the surroundings. Snack, thyme sprig picking. We go down a path that reaches the bottom of the gorges.

Thursday. Franck is back and guides us on one of his familiar itineraries, the tour of Charavaille through the passes of Souchière, La Longeoire and Berthaud from the village of Glaise. We park near a sheepfold and a big dog, you patou, comes to sniff us. He will accompany us all along the walk, wandering all around us, rolling in the snow, running forward. Snowshoes are put quickly, the snow is thick but light. Some small drifts spice up a course with no big difference in altitude but finally quite long. The last section without snow allows us to understand why this charming village is called Glaise. There’ll be some cleaning to do on the way home.

Friday. From the outskirts of the village of Montbrand, through the valley of Piéma, a long track leads us to a first small pass, then a path climbs us to a second pass just under the top of the mountain of Aureille which is quickly reached, but too windy to picnic there. We walk over the pass, picking up two chairs left there by hunters to carry them a little further, in a sunny corner for a very comfortable snack.

Balance of the week according to gps data: 28h30 walk, 75 km covered, and 3873 m altitude difference.


Saint Julien en Beauchêne, troisième édition

Pour la troisième année consécutive, Bruno a proposé depuis longtemps cette semaine de rando de fin d’hiver à partir du gîte des Étroits à Saint Julien en Beauchêne. Las, blessé lors d’une chute, tout juste opéré à l’épaule, il doit renoncer à participer à ce séjour. Il peut heureusement nous envoyer des tracés de parcours envisageables. Deuxième contretemps, le manque de neige. Les raquettes resteront pratiquement au fond des coffres. Tant pis se sera de la randonnue plutôt que de la raquette-nue !
Nous sommes neuf ; des anciens : Christian et Francis de Normandie, Patricia, Philippe et moi-même de la région grenobloise, et des nouveaux qui vont découvrir le coin : Guillaume de Savoie, Monique et François de l’extrémité rhodanienne de la Loire et Pierre de Baden Baden en Allemagne.

Première sortie, le dimanche, en attaquant directement à pieds du gîte. Franck de Gap est venu nous rejoindre.On monte dans la forêt par un sentier couvert de feuilles mortes pour rejoindre la piste qui passe près d’une première colonie de vacances, au dessus d’une deuxième et traverse la troisième, celle de l’ancienne chartreuse de Durbon, toutes vides en cette saison, heureusement. Peu après les premières plaques de neige apparaissent. On perd le chemin et le retrouvons au prix d’une grimpette un peu raide droit dans la pente. Sur ce versant nord la neige est encore bien présente. On s’enfonce un peu, on patauge, les pieds sont mouillés, mais on rejoint sans trop de peine le col de Recours. L’autre versant est complètement dégagé. Arrêt casse croûte à l’abri du vent derrière les massifs de sapins. Les plus valeureux montent jusqu’à la Tête des Usclats. Retour par le même chemin, avec un détour par le col du Pendu pour certains qui ne sont pas assez fatigués. A un tournant de la piste apparaissent quatre promeneurs. « Bonjour – bonjour » avec le sourire. C’est si simple !

Le lundi, on rejoint en voiture le hameau de Vaunières. Il fait grand beau. On s’éloigne un peu des maisons avant de se déshabiller. Montée par un petit sentier à travers la forêt de pins jusqu’au col de Vaunières, on bascule sur le versant drômois jusqu’au col Varaime. Là un randonneur nous rattrape. « Je suis nu chez moi ! » dit il en nous dépassant. Longue ascension qui nous fait grimper jusqu’à la ligne de crête de la Pare. Suite de bosses herbues en bordure de la cassure abrupte qui marque la limite entre la Drôme et les Hautes Alpes, jusqu’à l’objectif du jour, le sommet de la Toussière à 1916m d’altitude. On ne s’éternise guère sur ce sommet quelque peu venté. On trouve un coin plus abrité pour un déjeuner sur l’herbe, vin, café, suivi d’une sieste au soleil. Qu’est ce qu’on est bien ! On resterait volontiers ici, mais il faut redescendre à Vaunières. En passant près de la cabane de berger, trois chevaux en liberté sur cet alpage viennent nous saluer. La descente est beaucoup plus courte que la montée, d’abord suivant une crête herbeuse puis plongeant à flanc de vallon jusqu’au hameau.

Le mardi je laisse le groupe partir vers le Rognon, au dessus du col de la Croix Haute. Je fais un break pour laisser ma cheville se reposer. Ce sont mes premières randonnées depuis mon accident en décembre. Pour une fois, j’ai décidé d’être raisonnable.

Le mercredi, Franck est de nouveau avec nous et il nous emmène dans son jardin secret du Devoluy, le cirque de Chazal, au départ de la Cluse. Cette fois, on prends les raquettes…sans avoir l’assurance d’avoir à s’en servir. On suit une large piste pastorale qui nous mène jusqu’au chalets de Chazal. Au dessus de nous, un troupeau d’une cinquantaine de chamois. On met les raquettes pour retrouver l’herbe quelques centaines de mètres plus loin. Mais on les a mises ! Devant nous se dressent les murailles de la Tête et du Roc de Garnesier, sur le coté les falaises de la Tête des Ormans. Un replat fait un lieu de casse croûte idéal. Philippe et Pierre décident de continuer vers la crête suivante. Le ciel s’est couvert. A rester sans bouger, le froid se fait sentir et les couches de vêtements sortent des sacs. Finalement quand Pierre et Philippe, toujours nus eux, reviennent, ils nous retrouvent emmitouflés, gantés. Il est temps de faire demi tour. Le ciel se charge de plus en plus. En mouvement, on se réchauffe et les vêtements regagnent les sacs. Quelques gouttes de pluie, inutile de se rhabiller, légère sensation sur la peau.

Jeudi. Il fait franchement mauvais. Monique et François décident de rester au chaud. On choisit une petite balade au départ du col de Grimone. Arrivés au col, c’est une bourrasque de vent et de pluie qui nous accueille. Serrés dans les voitures on se regarde, hésitants. Finalement, on décide de rentrer, mais au bas du col, le soleil se montre sur le col de la Croix Haute . Changement de direction et en avant. On part sur une piste forestière. Sur la carte, un sentier coupe les virages et monte en zig zag dans la forêt. Mais il faut bien se rendre à l’évidence, ce chemin n’existe plus. Un autre se termine en cul de sac. On reprend la piste qui nous mène juste en dessous du col des Selles, rejoint par un raccourci dans les bois. De là il n’y a qu’une grosse butte à monter pour atteindre le Serre Mottaire. Un butte battue par le vent… la pluie et le froid. C’est une vraie hivernale ! Comme pour nous remercier après cet effort, le ciel nous offre un arc-en-ciel sur le Trièves.

Vendredi, comme les prévisions météo sont encore pire pour le week-end, c’est désertion générale, sauf pour Francis et Guillaume qui restent seuls jusqu’au dimanche. Ils auront même une légère couche de neige autour du gîte.

Tête des Ormans

Deux objectifs pour cette rando dans le Dévoluy organisée par Franck de Gap. Le premier, primordial, est un reportage sur la randonnue par Dici, la télévision locale des Hautes Alpes et des Alpes de Haute Provence ; le deuxième, un bonus, atteindre la tête des Ormans au dessus col de Plate Contier, un parcours déjà effectué en partie en mars, mais en raquettes dans une ambiance hivernale, au cours du séjour à Saint Julien en Beauchêne.

Nous nous retrouvons au départ du sentier sur la commune de La Cluse. Il y a Franck et Jac de Savoie, Valentin, le journaliste équipé de sa caméra, pieds, micro et casque, et Myriam, qui randonnera habillée hors du cadre de prise de vue. Le coin est isolé, on peut partir tout de suite nus. Et le reportage commence, plans larges de marche, plans rapprochés de détails sur les chaussures. On contourne la maison du berger et on arrive dans l’alpage. Accueillis par des troupeaux de vaches, placides et pas du tout perturbées par nos tenues. Le décor est grandiose, la lumière éclatante et Valentin en profite pour engranger des images. On continue encore un peu à monter jusqu’à se poser près d’un gros rocher pour l’enregistrement des interviews. Voilà, il est près de midi et le premier objectif est atteint. Valentin redescend vers la vallée, accompagné de Jacques qui fera un aller-retour pour nous retrouver plus haut.
On se remet en route à travers des parterres de fleurs jaunes, blanches, bleues ou violettes. Le ciel est d’un bleu limpide. Les rochers au loin resplendissent. Ce premier jour d’été est parfait. On laisse à gauche le chemin qui mène au col de Lauteret pour prendre à droite en direction du col de Plate Contier. Dans les lacets finals, on aperçoit un groupe arrêté au bord du chemin. Pour les passer, on enfile short ou jupette. Au col, on se pose en attendant le retour de Jac et casse croûter. Puis on continue l’ascension, soit droit dans le pentu, soit en diagonale dans un pierrier, pour se rejoindre au sommet de la Tête des Ormans. De là, la vue est superbe sur les sommets aiguisés de la Crête des Aiguilles, un environnement entièrement minéral de roches grises, ravinées, abruptes. Le contraste est violent avec les couleurs et les formes douces des alpages que l’on vient de traverser… et que l’on va retrouver dans la descente.


 Two objectives for this hike in the Dévoluy organized by Franck of Gap. The first, primordial, is a report on the naked hiking by Dici, the local television of the High Alps and Alpes de Haute Provence; the second, a bonus, to reach the head of the Ormans above the pass of Plate Contier, a course already carried out partly in March, but in snowshoes in a winter atmosphere, during the stay in Saint Julien en Beauchêne.

We find ourselves at the start of the trail in the town of La Cluse. There is Franck and Jac of Savoie, Valentin, the journalist equipped with his camera, tripod, microphone and headphones, and Myriam, who will hike dressed outside the frame of shooting. The spot is isolated, we can leave immediately naked. And the report begins, broad plans of walking, close-ups of details on the shoes. We go around the shepherd’s house and we come to the alpine pastures. Welcomed by herds of cows, placid and not at all disturbed by our outfits. The decor is grand, the light shining and Valentine takes advantage of it to gather images. We continue to climb a little up to land near a large rock for recording interviews. That’s it, it’s near noon and the first goal is reached. Valentin goes down to the valley, accompanied by Jacques who will make a return trip to find us higher.
We go back through flower beds of yellow, white, blue or purple. The sky is clear blue. The rocks in the distance shine. This first day of summer is perfect. We leave on the left the road that leads to the Col de Lauteret and turn right towards the pass of Plate Contier. In the final laces, one sees a group stopped by the roadside. To pass them, we put on shorts or skirt. At the pass, we snacks waiting until Jac’s return. Then we continue the ascent, either straight in the slope, or diagonally in a scree, to join at the summit of the Head of the Ormans. From there, the view is superb on the sharp peaks of the Aiguilles Ridge, an entirely mineral environment of gray, ravined, abrupt rocks. The contrast is violent with the colors and the gentle forms of the alpine pastures that we have just crossed … and that we will find again in the descent.


Séjour à Saint Julien en Beauchêne

Retour au gîte des Étroits, près du village de Saint Julien en Beauchene pour une nouvelle semaine de raquettes nu et randonnue, toujours à l’initiative de Bruno.
Par rapport à l’année précédente, l’équipage a subi quelques modifications : Si Philippe de la Matheysine, Pierre de Millau, Bruno de Chartreuse, Dominique de Bordeaux, Guy du Var et Jacques Marie de Grenoble sont de nouveau là, c’est en compagnie cette fois de Francis de Normandie, Jac de Savoie et de Michel et Emmanuelle de Provence, avec une visite le premier jour de Franck de Gap. Rien que du beau monde ! Prêt a enchaîner les kilomètres en distance et en dénivelé, raquettes aux pieds ou sur le sac, sous le soleil ou dans le vent.
Avec sept randos au programme, ce fut une semaine bien remplie comme le montrent les données du gps :
Roc Aurian : 4h47 de balade pour 9,25 km et 598 m de dénivellation, pour la mise en jambe
Le col de Plate Contier : 5h26, 9,15 km et 816 m, coté Dévoluy du décor.
La Toussière : 6h28, 9,74 km et 890 m, glaciale en bas, resplendissante en haut.
Les gorges de la Méouge : 5h30, 13,28 km et 613 m, une escapade plus bas dans la région, hors de l’environnement de neige.
La montagne Durbonas : 7h30, 18,2 km et 1164 m, en partant directement à pieds du gîte.
Les Chabottes : 4h50 seulement , 13,94 km et 714 m (toujours selon le gps!), une petite sortie de récupération.
Chamousset : 5h28, 8,5 km et 922 m, pour terminer et fêter l’événement avec une bouteille de clairette au sommet.

Semaine de raquettes à Saint Julien en Beauchêne

Bruno, de Chartreuse, a été à l’initiative d’un rassemblement pour une semaine de randonnées en raquettes dans le Bochaine, entre Vercors et Devoluy. Il a même trouvé le lieu idéal pour un groupe de naturistes, un gîte de l’Onf, situé à quelques kilomètres du village de Saint Julien en Beauchêne, au creux d’un vallon, au bout d’une route forestière fermée à la circulation. Pas de voisins, la tranquillité assurée en pleine nature et la possibilité d’être nus à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment.
De ce repaire caché au fond des bois, chaque jour, du lundi au vendredi, ont eut lieu des randonnées en raquettes vers des sommets situés à proximité. Quelques kilomètres de trajets en voitures pour rejoindre les points de départ, puis six à sept heures et demi de balades. Nus dès que l’occasion se présentait, c’est à dire dès que le vent ne se faisait pas trop sentir. C’est que cette vallée du Buech est l’une des « sources » du mistral, qui peut souffler très fort, avec violence même, en altitude. Alors cela a nécessité des séances d’habillage et de déshabillage en fonction du relief : Chaudement vêtu sur les crêtes balayées par le vent, nus dans les vallons moins exposés. En fonction aussi des aptitudes de chacun à résister au froid.
Au programme de ces cinq jours : le Quigouret (1729m), le Rognon (1851m), le Luzet (1692m), le Jocou (2051m) et la Pointe Feuillette (1881). Avec toujours en toile de fond ce décor des sommets du Devoluy, de l’Obiou aux aiguilles du Roc et de la Tête de Garnesiet, en passant par le Grand Ferrand.

Semaine à Saint Julien en Beauchêne (suite)

Le groupe était composé de:(dans le désordre)Bruno de la Chartreuse savoyarde, Bernard de l’Oise, Jean Jacques et Chantal de l’Essonne, Dominique de Bordeaux, Guy du Var, Pierre de Millau, Chantal de l’Aveyron, Christian de Rouen, Patricia, Philippe et Jacques Marie de Grenoble ainsi qu’Alain venu du Nord Isère pour une journée.
Heureuse surprise. Le premier jour, alors que l’on finissait le pique nique à quelques dizaine de mètres sous le sommet, un randonneur est apparu sur la cime, habillé, puis alors que nous descendions, il nous a rejoint, nu. Il s’était rhabillé en nous entendant et nous a accompagné un moment avant de reprendre son itinéraire. Les deux seules autres rencontres ont été un couple de skieurs qui est parti en même temps que nous et s’est retrouvé de ce fait entouré de naturistes, mais ils avaient été prévenus et un groupe de trois skieurs croisés de loin.

 

La Plane

Pour cette sortie dans le Dévoluy, Franck de Gap, avait donné rendez-vous à la cabane de l’Avalanche, un parking au bout d’une piste au dessus de Saint Etienne en Dévoluy. Arrivé la veille au soir en camping car, je pensais être tranquillement seul mais les passagers de cinq ou six voitures ont débarqué dans la soirée pour bivouaquer. Devant une telle affluence, j’ai crains un moment pour notre randonnue. Mais, randonneurs ou grimpeurs, tout le monde était déjà parti quand à 9 heures nous nous sommes retrouvés à cinq, trois hommes ,Franck, Philippe et moi même, et deux femmes ,Sylvie et Patricia.
Nous avons donc pu entamer la balade en tenue de nudité. Elle le sera à 99,99%.
La mise en jambe est douce par une large piste qui débouche au sortir de la forêt dans un vallon inondé de lumière, resplendissant du jaune des herbages en fin d’été. La piste mène à une bergerie, puis se transforme en sentier qui monte paisiblement vers le col de Rabou. Du col, on domine la vallée du petit Buech, dont le versant est beaucoup plus abrupt et raide. Alors que l’on admire le paysage, deux vététistes apparaissent ; « Alors, vous faites une randonnue ? Comme dans le film ?» Comme quoi, les reportages à la télévision banalisent finalement plutôt bien notre activité !
Du col, on rejoint trois gros pylônes, puis c’est droit dans la pente. Il n’y a plus de chemin. Il suffit de suivre la ligne de crêtes et le bord supérieur des falaises. Le rythme se fait plus lent et le groupe s’éparpille le long de la pente, mais finalement tout le monde se retrouve au sommet de la Plane, à 2340 mètres d’altitude, juste en face du pic de Bure. Le paysage est ouvert sur 360°. Dommage qu’il soit quelque peu brumeux dans les lointains.
Pique nique et sieste, sous la surveillance d’une marmotte. Pour le retour, on décide de couper droit en direction de la bergerie. En passant on inspecte une petite grotte, en fait un trou sans profondeur dans la falaise. Une autre grotte beaucoup plus importante est visible en contrebas, mais malheureusement inaccessible pour nous.
En rejoignant la piste, et pour éviter le chien patou du berger, on doit passer à proximité de deux promeneurs et vaguement se rhabiller durant trois minutes. Retour au parking après huit heures de balade. Je n’ai vraiment pas envie de me rhabiller. Je vais conduire nu jusqu’à rejoindre une route fréquentée à Corps.