Pas de la Pousterle

On est dix pour cette sortie des Marcheurs Nus du Val de Roanne, plus deux chiens. La veille nous avons marché entre la col de Cabres et le village du Pilhon, aujourd’hui c’est une montée entre le dernier hameau de Montlaur et la montagne d’Aucelon par le pas de la Pousterle. Le ciel est dégagé mais le vent souffle, peut être juste un peu moins fort qu’hier cependant. La montée par un petit sentier dans la forêt réchauffe quand même pratiquement tout le monde. Le cheminement traverse des massifs de buis. Quel plaisir de retrouver cette espèce végétale qui a complètement disparue l’année dernière de la région grenobloise, du massif de la Chartreuse, anéantie par la Pyrale du Buis et ses chenilles dévoreuses.
Le pas de la Pousterle est une faiblesse de la barrière rocheuse qui permet un passage sans difficulté de cette falaise qui paraît si impressionnante vue de la vallée.
Arrêt pique nique. J’en profite pour déboucher une bouteille de vin, puis pour partir à la recherche de deux geocaches situées à proximité. J’en trouverai encore deux autres dans l’après midi. Balade le long de la crête en direction de l’antenne de l’émetteur télé. Vue aérienne d’un coté sur la vallée de la Drôme, le Vercors en fond, de l’autre coté sur la suite de la ligne de la montagne d’Aucelon, sur cette région du val de Roanne qui a donné son nom à l’association.
Chacun a réagi en fonction de sa sensibilité à la fraîcheur, au froid, au vent. Certains sont emmitouflés sous les polaires, les autres restent nus, entre les deux toutes sortes de tenues plus ou moins habillées ! Nous ne sommes décidément pas égaux vis à vis des conditions climatiques !


We are ten for this outing of the Naked Walkers of the Val de Roanne, plus two dogs. The day before we walked between the Col de Cabres and the village of Pilhon, today it is a climb between the last hamlet of Montlaur and the mountain of Aucelon by the pass of the Pousterle. The sky is clear but the wind is blowing, maybe just a little less strong than yesterday though. The climb by a small path in the forest still warms practically everyone. The path crosses masses of boxwood. What a pleasure to find this plant species that completely disappeared last year from the Grenoble region, the Chartreuse massif, annihilated by the Bore Moth and its devouring caterpillars.
The pass of the Pousterle is a weakness of the rocky barrier which allows an easy passage of this cliff which seems so impressive view of the valley.
Picnic stop. I took the opportunity to uncork a bottle of wine, then to go in search of two geocaches located nearby. I’ll find two more in the afternoon. Stroll along the ridge towards the antenna of the TV transmitter. Aerial view of one side on the Drôme valley, the Vercors in background, on the other side on the continuation of the mountain line of Aucelon, on this area of ​​the Val de Roanne which gave its name to the association.
Everyone responded according to their sensitivity to freshness, cold, wind. Some are muffled under the polars, others remain naked, between the two all sorts of outfits more or less dressed! We are definitely not equal with respect to climatic conditions!


Château du Barry

Bernard et Francis des Marcheurs Nus du Val de Roanne me prennent à Die. On a rendez-vous à Vercheny, à une quinzaine de kilomètres avec Pascal et Clarisse, que je n’ai pas vus depuis l’été dernier à la Newt en Autriche. Surprise, ils sont accompagnés de deux allemands, Udo et Hans Peter qui lui aussi était à la Newt. Belles retrouvailles.

On part du hameau du Temple, de Vercheny le Haut. Sitôt la dernière maison dépassée, au premier virage de la piste, tout le monde se met en tenue. Une randonneuse passe. « Vous faites ce que vous voulez ! » On la retrouvera un peu plus loin, puis au sommet, où Bernard ira discuter avec elle et lui expliquer les raisons de l’association, et elle nous rattrapera à la descente. C’est un dimanche, et il y a quelques autres promeneurs. On croisera une quinzaine de personnes, surtout des couples. Réponses polies à nos « Bonjour », arrêts pour nous laisser passer, pour discuter de la présences de tiques, tentative pour deux femmes avec un jeune garçon de ne pas éclater de rire.

Montée par des sentiers dans les pins jusqu’aux ruines du château du Barry. Il n’en reste plus grand chose, qu’un muret de pierre. Mais la vue sur la vallée de la Drôme, les sommets du Diois, le Vercors en arrière-fond, est splendide. Pour l’occasion Francis a monté une bouteille de Clairette.

La descente se fait par une large piste que l’on quitte ensuite pour un retour vers le village à travers les vignes et les arbres en fleurs.


Bernard and Francis of the Naked Walkers of the Val de Roanne take me at Die. We meet at Vercheny, about fifteen kilometers, with Pascal and Clarisse, whom I have not seen since last summer at Newt in Austria. Surprise, they are accompanied by two Germans, Udo and Hans Peter who also was at the Newt. Beautiful reunion.

We start from the hamlet of the Temple, at Vercheny le Haut. As soon as the last house is passed, at the first turn of the track, everyone is without clothes. A women hiker passes by. « You do what you want! » We shall find her a little farther on, and then at the summit, where Bernard will go and talk to her and explain the reasons for the association, and she will catch us on the descent. It’s a Sunday, and there are a few other strollers. We will meet about fifteen people, especially couples. Polite answers to our « Hello, » stops to let us pass, to discuss the tick presences, attempt for two women with a young boy not to burst out laughing.

Ascent by paths in the pines to the ruins of the castle of Barry. There is nothing left but a stone wall. But the view over the valley of the Drôme, the summits of the Diois, the Vercors in the background, is splendid. For the occasion Francis brought a bottle of Clairette.

The descent is done by a wide track which one then leaves for a return towards the village through the vines and the trees in blossom.


Plateau d’Ambel

J’arrive au point de rendez vous, le col de la Bataille, avec une heure d’avance. J’en profite pour chercher une geocache dans le coin. En revenant, je m’aperçois que pendant ce temps cinq voitures se sont garées au départ du chemin. Je vois partir deux randonneurs, trois se préparent, d’autres sont déjà partis. On ne sera pas seuls aujourd’hui. Pourtant un jour de semaine de fin septembre !
Gilbert arrive, on peut se mettre en route à notre tour. La première partie, une piste pratiquement plate, est encore à l’ombre et bien fraîche, température autour de 12° seulement. Il faut attendre d’atteindre la croix d’Ambel pour trouver le soleil…et le vent ! On a déjà croisé un berger ; devant nous, au loin, une dizaine de personnes nous précèdent. Et soudain apparaissent juste derrière nous un groupe d’une vingtaine de randonneurs. Il nous faut enfiler nos shorts. On les double en montant à la Tête de la Dame, puis on prend un peu d’avance pour être tranquille. Le chemin longe le plateau d’Ambel, territoire des troupeaux de vaches. De l’autre côté, on domine les vallées d’Omblèze et de Quint.
Notre objectif est de trouver le scialet des Quatre Gorges, découvert en images sur internet. (Scialet est un terme dialectal désignant les gouffres dans les massifs préalpins de Savoie de l’Isère et de la Drôme) C’est assez facile, il est au bord du chemin, entouré de barbelés pour empêcher les vaches de tomber dedans. Quatre trous donnent sur la cavité. On rentre dedans par le plus accessible d’entre eux. A l’intérieur, le sol est un amas de cailloux instables, le plafond, une voute en forme de cloche percée par ces ouvertures qui laissent rentrer les rayons du soleil, formant des tâches de lumières dans la semi obscurité du gouffre. C’est assez magique ! La séance photo débute, interrompue par tout le groupe de randonneurs qui débarque. On patiente jusqu’à ce qu’ils s’en aillent pour retrouver le calme .
On rejoint ensuite la ferme d’Ambel, où des classes de scolaires écoutent les explications des gardes du parc. On passe rapidement, en shorts, pour chercher une geocache à proximité, puis comme il est encore tôt, on décide de monter au Roc de Toulau, la chaîne de sommets qui domine le plateau d’Ambel. La montée est rude mais en récompense la vue panoramique y est grandiose, jusqu’au Mont Blanc au loin, à la vallée du Rhône et aux monts d’Ardèche du coté opposé. Dans le vent, on se promène au bord des falaises, pour le plaisir de rester ainsi seuls dans la montagne.


I arrived at the rendezvous point, the Col de la Bataille, an hour in advance. I take the opportunity to look for a geocache around. On returning, I realize that during this time five cars parked at the start of the road. I see two hikers leave, three are preparing, others are already gone. We will not be alone today. Yet a weekday in late September!
Gilbert arrives, we can set out on our turn. The first part, a practically flat track, is still in the shade and very cool, temperature around 12 ° only. We must wait reaching the cross of Ambel to find the sun … and the wind! We have already met a shepherd; before us, in the distance, a dozen people preceded us. And suddenly a group of about twenty hikers appear behind us. We need to put on our shorts. We double them up to the Head of the Lady, then we take a little ahead to be quiet. The path follows the plateau of Ambel, territory of the herds of cows. On the other side, one dominates the valleys of Omblèze and Quint.
Our goal is to find the Four Gorges scialet, discovered in images on the internet. (Scialet is a dialectal term designating the abysses in the prealpine massifs of Savoie, of the Isère and the Drôme) It is quite easy, it is at the edge of the road, surrounded by barbed wire to prevent the cows from falling into it. Four holes overlook the cavity. We get in through the most accessible of them. Inside, the floor is a heap of unstable pebbles, the ceiling, a bell-shaped vault pierced by these openings that allow the sun’s rays to return, forming tasks of light in the semi-darkness of the abyss. It’s pretty magical! The photo session begins, interrupted by all the group of hikers who land. We wait until they leave to recover the calm.
We then join the farm of Ambel, where classes of schoolchildren listen to the explanations of the guards of the park. We pass quickly, in shorts, to look for a geocache nearby, then as it is still early, we decide to climb to the Roc de Toulau, the chain of peaks that dominates the plateau of Ambel. The climb is rough but as a reward the panoramic view is magnificent, up to the Mont Blanc in the distance, to the valley of the Rhone and the mounts of Ardeche on the opposite side. In the wind, we walk along the cliffs, for the pleasure of staying alone in the mountains.


La Grésière

Lundi de Pentecôte, avec Bernard et Francis des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Sur le parking au col de Miscon, il y a déjà quatre voitures. Évidemment, un jour férié! Tant pis, nous partons nus. Sur la première partie de la piste, nous passons un groupe de six ou sept randonneurs arrêtés sur le coté. Juste un salut de notre part. Un peu plus loin, nous doublons un couple. Bernard engage la discussion. Plus tard nous passerons devant un groupe de quatre personnes en pose sur le chemin. Puis plus aucune rencontre jusqu’au retour.
Depuis le col de Pinet la montée est plus soutenue. Au sortir de la forêt, nous trouvons les premières fleurs au bord du chemin : orchidées violettes ou blanches, tulipes sauvages en cours d’éclosion, narcisses blanc, et bien sûr coucous jaunes ou myosotis bleus. En bas c’était des massifs de gentianes. Marchant seul, je n’aurai sans doute rien remarqué de ces fleurs. Mais Bernard et Francis sont des connaisseurs et s’arrêtent tous les cinquante mètres pour admirer et prendre en photos. J’apprends !
La prairie sommitale de la Grésière est atteinte. Nous longeons la crête, au bord de falaises impressionnantes. De là, nous dominons la vallée de la Drôme entre Vercors et montagnes dioises, avec, au premier plan, des buttes arrondies parsemées de pistes forestières. C’est notamment que j’étais avec Bernard, il y a un mois. Au bout, nous sommes droit au dessus du village de Miscon.
Arrêt pique nique, puis redescente. Au col du Pinet, pour prolonger le plaisir, nous décidons de suivre une trace, marquée sur la carte mais non balisée, qui monte droit dans la pente en direction du col de la Selle. De là , nous devrions trouver un chemin qui contourne le Serre Chanuit, un petit sommet arrondis. Mais les coupes forestières ont fait des ravages tant sur le paysage que sur les chemins. Nous engageons la descente au jugé dans la forêt, suivant les traces d’animaux et le ravin d’un torrent à sec jusqu’à retrouver finalement la piste qui nous ramènera dans la bonne direction.

Luc en Diois

Mi avril, avec Bernard des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Nous partons du village de Luc en Diois. Au bout d’une douzaine de minutes, nous entrons dans la foret de pins. Là, le chemin commence à s’élever en lacets. Un chemin bien entretenu qui est, paraît il, la balade préférée des habitants de Luc. Aujourd’hui, il est désert et nous pouvons nous déshabiller sans hésitation.

Nous traversons une première piste forestière, puis en rejoignons une seconde que nous suivons jusqu’au col de la Charbonnière. A partir de là, l’itinéraire se fait plus aléatoire. Les nombreuses traces de chemins d’exploitations forestières, plus ou moins anciennes, ne correspondent pas aux chemins marqués sur nos cartes. Alors c’est un peu au jugé que l’on vise les crêtes de la montagne de Cerne. On traverse une vieille coupe de bois dont les souches sont brûlées par le soleil et les intempéries, puis on suit une sente à peine visible dans les taillis de buis jusqu’à retrouver un chemin balisé. A une bifurcation, on tente de suivre un chemin qui n’arrive nulle part, sinon à un belvédère sur la vallée opposée. Demi tour donc. On attaque la descente par un mélange de sentiers, de simples traces possible, d’échappatoires dans la pente pour finalement retomber sur notre itinéraire de montée. De là, nous finissons tranquillement en suivant les larges pistes qui nous ramènent vers la vallée en passant par la Cabanette, petite construction de bois surplombant le village de Luc.


Mid April, with Bernard of the  » Naked Walkers of the Val de Roanne ». We leave the village of Luc en Diois. After a dozen minutes, we enter the pine forest. There, the path begins to rise in laces. A well-kept path which is, it seems, the favorite stroll of the inhabitants of Luc. Today it is deserted and we can undress without hesitation.

We cross a first forest trail, then join a second that we follow until Col de la Charbonnière. From there, the route becomes more random. The many traces of logging roads, more or less old, do not correspond to the paths marked on our maps. So it is a little bit by guesswork that we are aiming the peaks of the mountain of Cerne. We cross an old wooden cut whose stumps are burned by the sun and the bad weather, then we follow a path scarcely visible in the thickets of boxwood until we find a marked path. At a bifurcation, one tries to follow a path that does not arrive anywhere except a belvedere on the opposite valley. Half turn. The descent is attacked by a mixture of trails, simple possible traces, loopholes in the slope for finally falling back on our climbing route. From there, we finish quietly following the wide trails that lead us back to the valley through the Cabanette, a small wooden building overlooking the village of Luc.


La montagne d’Aucelon

L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne avait décidé de finir l’année par une rando hivernale en raquettes. La météo en a décidé autrement. Pas la moindre trace de neige sur les hauteurs dioises et même guère plus que quelques plaques sur les sommets du Vercors. Mais en ce dimanche ensoleillé après Noël, on est trois, Francis, Bernard et moi, à se retrouver pour une balade sur la montagne d’Aucelon.
Départ au fond d’un vallon, au bout de quelques kilomètres de piste, sous les antennes du relais TDF. A l’ombre la fraîcheur est bien présente, le sol largement givré, mais on se réchauffe en montant, en arrivant au soleil. Un petit vent du sud rafraîchit tout de même l’atmosphère et incite Francis à rester habillé. On rejoint la ligne de crête herbeuse que l’on va suivre tranquillement. Sur le coté, le vide et, en bas, la vallée de la Drôme, ses villages et ses hameaux disséminés au milieu des champs. Puis les sommets arrondis et boisés du Diois, plus loin les falaises du Vercors, plus loin encore les pics du Dévoluy. On pourrait continuer longtemps à suivre cette bordure du massif, mais les jours sont courts et il faut à regret faire demi-tour.


The association of the Naked Walkers of the Val de Roanne had decided to end the year by a winter hike on snowshoes. The weather has decided otherwise. Not a trace of snow on the heights of the Diois area and even little more than a few plates on the summits of the Vercors. But on this sunny Sunday after Christmas, we are three, Francis, Bernard and I, to meet for a walk on the mountain of Aucelon.
Departure at the bottom of a valley, after a few kilometers of track, under the antennas of the relay TDF. In the shade the freshness is present, the soil largely frosted, but one heats up while climbing, arriving in the sun. A small south wind refreshes the atmosphere and encourages Francis to stay dressed. We reach the grassy ridge line which we will follow quietly. On the side, the void and, below, the valley of the Drôme, its villages and its hamlets scattered among the fields. Then the rounded and wooded summits of the Diois, farther the cliffs of the Vercors, farther still the peaks of Dévoluy. We could continue to follow this edge of the massif for a long time, but the days are short and we must withregret turn around.


Champignons à Aucelon

A la suite de l’Assemblée générale de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne, on est trois, ce samedi 10 octobre après midi, pour une courte (3 heures) promenade digestive sur les crêtes qui mènent du col de Pennes au relais d’Aucelon. C’est un parcours que Bernard et Francis connaissent bien : Bernard l’a créé et Francis l’entretient au sécateur à chaque passage. Le sentier longe plus ou moins la bordure des falaises, permettant des points de vue panoramiques sur la vallée de la Drôme, le Vercors en face, le Devoluy au loin. Les antennes du relais servent de point de mire à l’aller. L’exposition sud ouest est très agréable en cette saison.
A un moment donné, Bernard, derrière moi, s’écrie « Des petits gris ». Ce sont des champignons qui parsèment les herbes environnantes. Je n’avais rien vu et j’ai même dû en écraser un ou deux en passant. Mais c’est l’occasion d’un ramassage en toute sécurité en présence de ces deux connaisseurs qui me rassurent sur leur non toxicité et me donnent des conseils pour les préparer. A défaut de panier c’est mon buff noué à un bout qui me sert de récipient.
Comme un ramasseur de champignon ne donne jamais ses coins de ramassage, je peux juste dire que c’est entre un bois de pins et le vide !


Following the general meeting of the Association of Naked Walkers of the Val de Roanne, we are three, this Saturday, October 10 afternoon, for a short (3 hours) digestive walk on the ridges that lead from the pass of Pennes to Relay of Aucelon. It is a journey that Bernard and Francis know well: Bernard created it and Francis maintains it with the secateurs at each passage. The trail runs more or less along the edge of the cliffs, allowing panoramic views of the Drôme valley, the Vercors opposite, the Devoluy in the distance. The antennas of the relay serve as focal point for the outward movement. The southwest exposure is very pleasant in this season.
At one point, Bernard, behind me, exclaimed « Little grays. » These are mushrooms that dot the surrounding grasses. I had not seen anything and I had to crush one or two in passing. But this is the opportunity for a safe pickup in the presence of these two connoisseurs who reassure me about their non-toxicity and give me advice to prepare them. In default of basket it is my buff knotted at one end which serves me as a container.
As a mushroom picker never gives his pickup corners, I can just say it’s between a pine wood and the void!


Le marais des Bouligons

Petite balade de moins de quatre heures avec Bernard, des Marcheurs Nus du Val de Roanne, que je n’avais pas revu depuis le mois d’octobre. Comme le temps passe vite ! On va faire un parcours en boucle depuis les marais de Bouligons. Première étape, la tour en ruine qui domine le marais, la route départementale qui relie Luc en Diois au col de Cabre et le rivière de la Drôme. De là on redescend vers le marais puis on monte jusqu’à rejoindre une piste forestière que l’on suit à flanc de coteaux. Marche rapide sur ce terrain tout plat. On passe la combe d’Avril, puis on quitte cette piste pour descendre la combe Brachet par une ancienne piste sur laquelle la nature reprend ses droits, pour finir par un sentier qui rejoint l’espace naturel sensible du marais. On se retrouve dans le secteur aménagé, balisé, en ponton au dessus du marécage. Au passage, on est passé devant l’épave d’une vieille automobile rouillée. Celle ci est une trace historique. Volée par les résistants durant la seconde guerre, elle avait été cachée dans le marais à sec, puis s’était retrouvée embourbée une fois l’eau revenue et finalement abandonnée sur place…là où elle est toujours !


A short walk of less than four hours with Bernard, of the Naked Walkers of the Val de Roanne, whom I had not seen since October. How time flies ! We will do a looping course from the marshes of Bouligons. First stage, the ruined tower overlooking the marsh, the departmental road that connects Luc en Diois to the Col de Cabre and the river of the Drôme. From there you go down to the marsh and then you go up to join a forest trail that you follow along hillsides. Quick walk on this flat ground. We pass the valley of Avril, then we leave this trail to descend the Brachet valley by an old track on which nature resumes its rights, ending with a path that joins the sensitive natural area of ​​the swamp. We find ourselves in the landscaped, signposted, pontoon area above the swamp. In passing, we passed the wreck of an old rusty car. This is a historical record. Stolen by the Resistance during the Second World War, it had been hidden in the dry swamp, and then became mired once the water returned and finally abandoned on the spot … where it still is!


Aucelon

Petite randonnue d’après-midi en conclusion de l’assemblée générale de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Nous sommes cinq. Du col de Pennes, nous suivons la crête en direction du relais d’Aucelon. Un itinéraire que Bernard connaît bien puisque c’est plus ou moins lui qui l’a tracé et balisé quelques années auparavant. Le sentier, ou la simple trace parfois, longe la ligne de falaises qui borde le plateau. Panorama sur la vallée de la Drôme en contrebas. A mi chemin, nous croisons un couple de randonneurs. Bernard met un paréo pour les avertir de notre présence et pour engager la conversation sur notre activité. Retour par le même chemin.


 Short afternoon hike at the conclusion of the general meeting of the association of the Marcheurs Nus of the Val de Roanne. We are five. From the pass of Pennes, we follow the ridge in the direction of the relay of Aucelon. An itinerary that Bernard knows well since it is more or less he who traced and marked it a few years ago. The trail, or the simple trace sometimes, runs along the line of cliffs that borders the plateau. Panorama on the valley of the Drôme below. Half way, we meet a couple of hikers. Bernard puts a pareo to warn them of our presence and to engage the conversation about our activity. Return by the same way.


La Pissarotte

Balade dominicale de fin septembre avec les Marcheurs Nus du Val de Roanne. Une course cycliste nous a forcé à changer d’itinéraire et nous nous retrouvons avec Bernard de la Drôme et Bernard de Genève près du petit village d’Establet à suivre le ruisseau de la Pissarotte.

Fond de vallon encore à l’ombre jusqu’à la cascade. En cette saison, celle ci n’est guère qu’un filet d’eau, mais la barrière rocheuse paraît un obstacle infranchissable. Bernard a une indication : Il faut passer derrière la cascade puis grimper au dessus. Effectivement, le passage est là. Quelque peu glissant sur la roche mouillée, plutôt acrobatique et vertigineux ensuite pour rejoindre un vieux câble rouillé qui mène au sommet. Juste sous les cornes d’un petit troupeau de chèvres qui nous observent avec curiosité depuis leurs promontoires rocheux. Et l’on débouche enfin au soleil. Les chèvres sont là, un peu craintives d’abord, s’éloignant à notre approche, puis, rassurées sans doute par nos tenues, elles viennent nous accompagner. Le reste du chemin est tranquille. Pique nique dans un champ et retour par un chemin en sous bois qui contourne la falaise et la cascade.

Il est encore trop tôt pour rentrer. Quelques centaines de mètres en voiture et on part explorer un chemin sur l’autre versant de la vallée. Il monte raide pour rejoindre une piste forestière qui se déroule à flanc de colline, presqu’à l’horizontal. Aller retour de deux heures de balade paisible.