Ruisseau de la Bourdiole

Dans la série « les pieds dans l’eau » qui est une spécialité des Marcheurs Nus du Val de Roanne en été, c’est cette fois le ruisseau de la Bourdiole qui est choisi comme destination. Dans un virage peu après le village de Poyols, nous quittons la route et posons la voiture. Aussitôt nus, nous prenons un chemin qui nous mène jusqu’à l’eau. Nous sommes quatre. A la file indienne, nous nous engageons dans le cours du ruisseau. On peut essayer de passer de pierres en pierres, mais le plus souvent on suit le courant, de l’eau jusqu’à la cheville, parfois au genou, et même au dessus. A l’ombre de la forêt, l’eau reste un peu fraîche, mais si agréable. De petites cascades qu’il faut contourner ou escalader, de temps à autre un beau trou, une belle piscine. Le bruit du torrent forme un fond sonore. L’eau s‘écoule tantôt tranquille, tantôt bouillonnante au dessus des rochers. On avance lentement, parfois retardé par des branchages en travers qu’il faut écarter, des ronces qu’il faut couper. C’est un autre monde! Après la pause repas sur des dalles au soleil, on repart. On dépasse le village de Jonchères qui doit se trouver perché au dessus de nous. A deux reprises, on trouve dans le lit du ruisseau, les crânes presque fossilisés de deux cerfs, dont les cornes on été coupées. L’œuvre de chasseurs  qui n’ont gardé que les bois en trophées ! Peu à peu le cours d’eau rétrécit, se fait tout petit. Il est temps de rejoindre la route. Retour, momentanément rhabillés, par une piste, la traversée du village puis un sentier entre buis, genets et pins qui nous ramène pile à la voiture.


In the series  » feet in water  » which is a speciality of the Marcheurs Nus du Val de Roanne in summer, it is this time the Bourdiole stream which is chosen as destination. In a bend shortly after the village of Poyols, we leave the road and put the car down. As soon as we are naked, we take a path that leads us to the water. We are four. In a single file, we engage in the course of the stream. We can try to go from stone to stone, but most often we follow the current, from the water to the ankle, sometimes to the knee, and even above. In the shade of the forest, the water remains a little cool, but so pleasant. Small waterfalls that you have to go around or climb, from time to time a beautiful hole, a beautiful swimming pool. The sound of the torrent makes a background sound. The water flows sometimes quiet, sometimes bubbling over the rocks. One advances slowly, sometimes delayed by branches across which one must spread, brambles which one must cut. It’s another world! After the meal break on flagstones in the sun, we leave again. We pass the village of Jonchères which must be perched above us. On two occasions, the almost fossilized skulls of two deer, whose horns have been cut off, are found in the creek bed. The work of hunters who only kept the woods as trophies! Little by little the river narrows, becomes very small. It’s time to hit the road. Return, momentarily dressed, by a track, the crossing of the village then a path between boxwood, brooms and pines which brings us right back to the car.


Mont Valezan

Semaine de randonnée textile traditionnelle de l’été d’un groupe d’amis de ma compagne. Cette année, ils ont choisi le col du Petit Saint Bernard et j’ai accepté de les accompagner. Nous logeons dans l’ancien hospice transformé en gîte. C’est parfait pour des balades aux alentours. Comme une étape du Tour de France arrive à la Rosière, la station toute proche, le groupe décide d’une courte rando qui les mènera voir le spectacle. Personnellement, je n’ai aucune envie de me retrouver dans la foule des spectateurs et des cyclistes. J’ai prévu de quitter mes compagnons à mi parcours et de monter au Mont Valezan. Finalement, Fred décide de venir avec moi avant de redescendre rapidement vers la station. Le chemin envisagé est complètement bouleversé par une piste de chantier de construction de nouvelles remontées mécaniques. Finalement nous atteignons le sommet. Trois autres randonneurs sont là aussi. Le panorama à 360° est grandiose. Le versant italien du Mont Blanc, juste en face de nous, les glaciers des alpes italiennes et suisses d’un coté, les sommets de la Vanoise de l’autre. Fred se remplit les yeux et attaque la descente, les trois autres le suivent. Je reste donc seul sur ce sommet. Je peux tranquillement me déshabiller. Je prends mon temps pour photographier tout ce paysage. Au lieu de redescendre vers la Rosière, je décide de suivre la crête qui doit me ramener vers le col du Petit Saint Bernard en passant par le col du Belvédère. Le début du sentier n’est pas évident, à peine marqué dans les éboulis de roche noire, puis il devient plus facile. En fait, je suis exactement le tracé de la frontière entre la France et l’Italie. Je m’arrête pour pique-niquer au sommet de Bella Valletta. Un petit vent me rafraîchit. Je repars, passe à proximité d’un ancien bâtiment militaire en ruine. Aux jumelles, j’aperçois sur le Mont Belvédère, où j’ai prévu de passer, une foule de silhouettes. En me rapprochant j’entends des chants. Il doit y avoir une messe en plein air. Bon, j’en suis encore loin! Pour éviter des points hauts, le chemin descend côté italien, puis disparaît sous un névé. Je remonte un peu au jugé vers ce que j’espère être le dernier sommet avant le col. Mais je me rends compte que le passage n’est pas possible, l’autre versant est à pic, infranchissable. Je dois me résoudre à faire demi tour et à trouver un passage dans cette alignement de falaises. Je retrouve le chemin qui descend en virages le long de cette crête. A un moment, je repère un sentier dans une trouée, bien marqué et aménagé. Manque de chance, un gros névé en barre le passage. Il s‘agit de quelques mètres seulement, mais trop exposés à franchir sans équipement, crampons et piolet. Surtout seul. En face, sur ce plateau qui m’est encore inaccessible, je vois redescendre les fidèles de la cérémonie religieuse. J’ai remis mon short. Je continue à descendre en cherchant un passage. Je le trouve dans un amas de blocs rocheux. J’ai atteint la prairie. Il me faut maintenant remonter jusqu’au col du Belvédère puis basculer versant français sous les pylônes des remontées mécaniques et couper dans les alpages jusqu’à rejoindre le chemin do col du Petit saint Bernard. Ce n’a été que deux heures et demi de nudité sur les huit heures quarante cinq de rando, mais j’ai bien profité de l’imprévu.


Traditional summer hiking week of a group of friends of my girlfriend. This year, they chose the Petit Saint Bernard pass and I agreed to accompany them. We stay in the old hospice transformed into a gîte. It’s perfect for walks around. As a stopover of the Tour de France arrives at La Rosière, the nearby resort, the group decides on a short hike that will take them to see the show. Personally, I have no desire to be in the crowd of spectators and cyclists. I plan to leave my companions halfway and climb Mount Valezan. Finally, Fred decides to come with me before coming down quickly towards the station. The planned route is completely disrupted by a construction track for new ski lifts. Finally we reach the summit. Three other hikers are also there. The 360° panorama is magnificent. The Italian side of Mont Blanc, just in front of us, the glaciers of the Italian and Swiss Alps on one side, the summits of the Vanoise on the other. Fred fills his eyes and attacks the descent, the three others follow him. So I remain alone on this summit. I can undress quietly. I take my time to photograph this whole landscape. Instead of going back down to La Rosière, I decide to follow the ridge which should take me back to the Petit Saint Bernard pass via the Belvedere pass. The beginning of the path is not obvious, barely marked in the black rock falls, then it becomes easier. In fact, I follow exactly the line of the border between France and Italy. I stop for a picnic at the top of Bella Valletta. A little wind refreshes me. I go again, passes near an old military building in ruins. In the binoculars, I see on Mount Belvedere, where I plan to pass, a crowd of silhouettes. As I get closer I hear songs. There must be an open-air mass. Well, I’m still far from it! To avoid high points, the path goes down Italian side, then disappears under a neve. I go back a bit to what I hope will be the last summit before the pass. But I realize that the passage is not possible, the other side is steep, impassable. I have to decide to turn around and find a way through this cliff line. I find the path which goes down in bends along this crest. At one point, I spot a path in a hole, well marked and arranged. Bad luck, a big neve in the way. It is only a few meters, but too exposed to cross without equipment, crampons and ice axe. Especially alone. Opposite, on this plateau which is still inaccessible to me, I see the faithful of the religious ceremony coming down again. I put my shorts back on. I keep going down looking for a passage. I find it in a pile of boulders. I’ve reached the prairie. I now have to climb back up to the Belvedere pass, then topple over on the French side under the pylons of the ski lifts and cut through the mountain pastures until I reach the Petit Saint Bernard pass path. It was only two and a half hours of nudity out of the eight and forty five hours of hiking, but I took advantage of the unexpected.


Lac de Queige

Du fond de la vallée de l’Isère, près d’Albertville, où se fait le regroupement, une petite route étroite en lacets nous monte à l’alpage de l’Ebaudiaz. C’est 1300 mètres de gagné ! Un petit parking devant le chalet des bergers. Nous sommes sept. Départ habillé, mais très vite, les vêtements peuvent tomber. Montée plutôt douce dans les champs de l’alpage, puis plus raide dans les pentes couvertes de myrtilliers et de rhododendrons. Pas encore de fruits et peu de fleurs, l’hiver a été long et la neige épaisse, la végétation a comme pris un peu de retard. On atteint la croix au sommet de la Grande Lanche (2111m). Un randonneur nous tourne le dos puis s’éloigne. En coupant au jugé dans la pente on descend au lac de Queige. Une extrémité du lac est encore bordée par un épais névé. Mais l’eau n’est pas aussi froide qu’imaginée! Peut-être une douzaine de degrés. Après la baignade et le pique-nique, il faut remonter jusqu’à un col puis basculer sur l’autre versant par un étroit sentier. Il est un peu tard pour tenter d’aller jusqu’à la Dent du Corbeau. Ce sera pour une autre fois.


From the bottom of the Isère valley, near Albertville, where the gathering takes place, a narrow winding road leads up to the Ebaudiaz mountain pasture. That’s 1,300 yards won! A small car park in front of the shepherds’ chalet. We are seven. Departure dressed, but very quickly, clothes can fall. A rather gentle ascent in the alpine fields, then steeper on the slopes covered with blueberries and rhododendrons. No fruit yet and few flowers, the winter was long and the snow thick, the vegetation has as if taken a little delay. The cross is reached at the top of the Grande Lanche (2111m). A hiker turns his back on us and then walks away. By cutting at the judging in the slope one goes down to the lake of Queige. One end of the lake is still bordered by a thick neve. But the water is not as cold as imagined! Maybe a dozen degrees. After swimming and picnicking, it is necessary to go up to a pass then topple on the other slope by a narrow path. It’s a little late to be trying to get to the Raven’s Tooth. It’ll be for another time.


Les digues de l’Isère

Invités à manger chez des amis au Versoud, dans la vallée du Grésivaudan, je décide d’y aller en vélo. Un parcours de vingt cinq kilomètres, où je croise en cet fin de dimanche après midi de nombreux promeneurs, joggeurs, cyclistes,(tiens ! pas de cavaliers aujourd’hui). Je roule en short et tee shirt pour la traversée de la ville puis torse nu sur les digues de l’Isère jusqu’à mon objectif. Après le repas, la nuit est tombée. Ma compagne rentre en voiture, je reprend mon vélo. Une lumière à l’avant éclaire vaguement le chemin, mais la lune, au trois quart pleine, ajoute sa clarté. Dès que j’ai rejoint la digue, je m’arrête pour me déshabiller. La fraîcheur de la nuit est compensée par l’effort du pédalage. Et puis c’est si bon de sentir l’air sur tout le corps. A Domène, je me rhabille pour traverser l’Isère sur le bord de la route, et retrouve vite la digue et ma tenue. Quelques kilomètres plus loin, le goudron laisse la place à un revêtement de terre et de gravillons. La piste suit les méandres de la rivière, contourne le lac de la Taillat, passe sous la rocade autoroutière. En vue de l’Île d’Amour et du domaine universitaire, j’enfile un gilet fluo qui ne me couvre pas vraiment mais peut donner l’illusion que je suis vêtu. A partir de là, le cheminement est bien éclairé par des réverbères. Je suis en zone urbaine. Je traverse la passerelle du tramway, longe l’entrée de ville, passe sous le pont de l’Île Verte. Finalement je vais laisser la piste cyclable pour les rues. J’enfile mon short. Les derniers kilomètres sur les quais et la montée jusqu’à chez moi. J’ai bien fait une vingtaine de kilomètres nu.
Deux ans auparavant, j’avais fait la même chose, mais en empruntant la digue sur l’autre rive de l’Isère.


Invited to eat with friends in Versoud, in the Grésivaudan valley, I decide to go there by bike. A course of twenty five kilometers, where I meet at the end of Sunday afternoon many walkers, joggers, cyclists, (no riders today!). I ride in shorts and tee shirt for the crossing of the city then naked torso on the dikes of the Isère until my objective. After dinner, it got dark. My partner drives home, I get my bike back. A light at the front vaguely illuminates the path, but the moon, at three full quarters, adds its clarity. As soon as I reach the dike, I stop to undress. The coolness of the night is compensated by the effort of pedaling. And it’s so good to feel the air all over your body. At Domène, I put my clothes back on to cross the Isère on the side of the road, and quickly found the dike and my outfit. A few kilometres further, the asphalt leaves the place to a covering of earth and gravel. The track follows the meanders of the river, goes around the Taillat lake, passes under the motorway bypass. In view of the Isle of Love and the university domain, I put on a fluorescent vest that does not really cover me but can give the illusion that I am dressed. From there, the path is well lit by streetlights. I’m in an urban area. I cross the tramway bridge, walk along the entrance to the city, pass under the Ile Verte bridge. Finally I will leave the bike path for the streets. I’m putting on my shorts. The last few miles on the quays and up to my house. I did about 20 kilometers naked.
Two years earlier, I had done the same thing, but using the dike on the other bank of the Isère.


Vallon des Forges

Petite sortie d’après midi, décidée tardivement au cours du déjeuner. On se gare à 14 heures 30 passé au pied du tremplin de Saint Nizier du Moucherotte. Ma compagne n’est pas à l’aise avec ma nudité sur les chemins, surtout si près de la ville. Ce sera donc à priori une balade textile en short et tee shirt.

Le chemin commence à descendre puis remonte doucement en passant sous les Trois Pucelles. A un moment, je remarque sur mon gps qu’une geocache doit se trouver à quelques centaines de mètres en contrebas. Un étroit sentier semble y mener. Ma compagne décide de ne pas rajouter un détour et de continuer, quitte à moi à la rattraper.

Seul, je suis tout de suite nu. Je dévale le sentier, coupe à travers la forêt et trouve le site recherché, un large espace où sont à moitié enterrées de grandes cuves métalliques rouillées qui ont servi autrefois à faire du charbon de bois. J’ai trouvé le coin, il me reste à trouver la cache. Je tourne et retourne, rien ! Le temps passe. Il faut me résoudre à repartir bredouille. Je remonte en pressant le pas, soufflant de temps à autre, retrouve le chemin, accélère pour tenter de rejoindre ma compagne. Il y a quelques croisements de sentiers. J’espère seulement qu’on est bien tous les deux sur le même itinéraire ! Le chemin plus ou moins horizontal laisse la place à une montée bien raide en lacets dans la forêt puis débouche sur un pierrier en contrebas d’une ligne de falaises. Je m’arrête un moment pour prendre des photos de l’agglomération grenobloise qui s’étend en contrebas. Le sentier sinue dans le pierrier avant de buter sur la falaise et de se glisser dans une combe qui mène à la grande piste qui descend du Moucherotte vers Saint Nizier. Ma compagne est là qui m’attend. Il est temps pour moi de me rhabiller.


Small afternoon outing, decided late during lunch. We park at 2:30 p. m. at the foot of the springboard of Saint Nizier du Moucherotte. My girlfriend is not comfortable with my nakedness on the roads, especially so close to the city. So it will be a textile walk in shorts and T-shirt.

The path starts to go down and then slowly climbs upwards passing under the Trois Pucelles. At one point, I notice on my GPS that a geocache must be a few hundred meters below. A narrow path seems to lead there. My girlfriend decides not to add a detour and to continue, even if it means me catching up with her.

Alone, I’m naked right now. I ramble down the path, cut through the forest and find the desired site, a large space where are half buried large rusty metal tanks that were once used to make charcoal. I’ve found the corner, so I have to find the cache. I’m turning and turning, nothing! Time flies. You have to make me decide to go home empty-handed. I go back up again, pressing the pace, blowing from time to time, finding the way back, accelerating to try to reach my partner. There are a few crossings of trails. I just hope we’re both on the same route! The more or less horizontal path gives way to a steep climb in the forest and then leads to a scree below a line of cliffs. I stop for a moment to take pictures of the Grenoble conurbation which stretches below. The path sinks in the stone before hitting the cliff and slipping into a ridge that leads to the big trail that descends from Le Moucherotte to Saint Nizier. My partner’s here waiting for me. It’s time for me to get dressed again.


Lac de Montfroid

Nouvelle sortie à trois avec Bruno et Gérard. Avant 9 heures, nous posons la voiture entre le lac de Grand’Maison et le col du Glandon. Au lieu de partir en longeant le lac comme prévu, une face encore à l’ombre, nous profitons du soleil qui réchauffe déjà le versant au dessus des chalets du Plan du Suet. Une fois le torrent traversé, nous nous déshabillons pour attaquer la montée droit dans la pente dans les herbes hautes encore humides de rosée. Il suffit ensuite de suivre une longue crête qui monte régulièrement, en fait plutôt une succession de bosses. Soudain un troupeau de mouton surgit, descendant tranquillement. Un berger les surveille de loin. J’enfile un short pour le croiser et échanger quelques mots avec lui. Puis il descend vers sa cabane au fond du vallon et je continue de grimper. En m’arrêtant un peu plus haut, je l’aperçois au loin qui évolue nu autour de sa cabane ! Au fur et à mesure de l’ascension, le paysage se révèle. D’un coté, derrière le col du Glandon, apparaît le Mont Blanc enneigé. A l’opposé, le lac de Grand’Maison tout en bas entouré des sommets de Belledonne : le Grand Pic, le Pic Blanc, les aiguilles de l’Argentière et de ceux des Grandes Rousses : le Pic de l’Étendard. La luminosité est exceptionnelle, révélant les reliefs lointains. Jusqu’au col de Montfroid, on chemine dans l’alpage herbeux. Pour rejoindre le lac, il faut se faufiler dans un dédale de blocs de granit. Quelques cairns marquent la direction. A 2300 m, le lac se découvre dans un écrin. Son eau calme reflète le bleu du ciel, son fond est couvert d’algues, du moins sur les bords. On en fait le tour, découvrant à chaque pas de nouvelles perspectives. Arrêt pour casse croûter, et même une rapide baignade. L’eau est vraiment fraîche ! Demi tour. On retrouve le col. La descente se fait en balcon au dessus du lac, en se rapprochant en lacets dans les pentes raides jusqu’à trouver le chemin qui en fait le tour. Il nous faut remettre le short un peu avant d’arriver au parking, une famille pique nique à coté de la voiture.


New trip with Bruno and Gérard. Before 9 a. m., we put the car down between the lake of Grand’ Maison and the pass of Glandon. Instead of leaving along the lake as planned, one side still in the shade, we take advantage of the sun which is already warming the slope above the Plan du Suet chalets. Once the torrent crosses, we undress to attack the right ascent in the slope in the still damp dewy tall grass. Then follow a long ridge that rises regularly, making it a succession of bumps. Suddenly a flock of sheep rises, descending quietly. A shepherd watches them from afar. I put on a pair of shorts to cross him and exchange a few words with him. Then he goes down to his hut at the bottom of the valley and I keep climbing. Stopping a little higher, I can see him in the distance, naked around his hut! As the ascent progresses, the landscape reveals itself. On one side, behind the Glandon pass, appears the snow-covered Mont Blanc. On the other hand, the lake of Grand’ Maison at the bottom surrounded by the peaks of Belledonne: the Grand Pic, the Pic Blanc, the Aiguilles of Argentière and those of the Grandes Rousses: the Pic de l’ Étendard. The brightness is exceptional, revealing the distant reliefs. To the col de Montfroid, we walk in the grassy alpine pastures. To reach the lake, you have to sneak into a maze of granite boulders. Some cairns mark the direction. At 2300 m, the lake is discovered in a case. Its calm water reflects the blue sky, its bottom is covered with seaweed, at least on the edges. We go around it, discovering new perspectives every step of the way. Stop for snacking, and even a quick swim. The water is really cool! Half turn. We find the pass. The descent is done in balcony above the lake, approaching in laces in the steep slopes until we find the path that goes around it. We have to put the shorts back on a bit before arriving at the car park, a family picnic next to the car.


Les Batteries du Néron

Petite sortie dominicale d’après midi en VTT. Habillé léger pour un cycliste : un short court et un tee shirt, je monte par la route en direction du col de Clémencière. L’avantage du VTT à assistance électrique, c’est que je ne suis pas asphyxié dans cette montée. Je reste raisonnable, avec une assistance à 2 sur 4. En fait je ne mettrai le turbo que sur le début du chemin au dessus du hameau de Ripaillère pour passer la première montée caillouteuse avant de retrouver un terrain plus plat et de redescendre l’assistance, quitte même à la couper par moment. Sur ce chemin je croise deux ou trois promeneurs. J’arrive au tunnel qui mène à l’ancien fort des Batteries. Il n’y a personne dans le coin. Je me déshabille pour chercher d’abord une geocache vite trouvée. Puis je continue en montant les lacets d’un sentier qui s’élève dans la forêt jusqu’au moment où le chemin s’arrête. Demi tour et descente jusqu’au fort. Je repasse le tunnel. Je suis tellement bien nu que je décide de reprendre la piste forestière comme cela. Je roule jusqu’à ce que j’aperçoive deux personnes au loin. En vélo, c’est plus difficile qu’en randonnée de se couvrir rapidement. Je préfère faire demi tour et rejoindre un autre chemin qui m’amènera plus bas. Bon, il est temps de se rhabiller.Je retrouve la route, passe le col de Clémencière et redescend chez moi avec quelques petits détour par des chemins de traverse.


Small Sunday afternoon outing by mountain bike. Dressed light for a cyclist: short shorts and a tee shirt, I ride by the road in the direction of the pass of Clémencière. The advantage of a MTB with electric assistance is that I am not asphyxiated in this climb. I remain reasonable, with assistance to 2 out of 4. In fact I will only put the turbo on the beginning of the way above the hamlet of Ripaillère to pass the first stony climb before finding a flatter terrain and down the assistance and even to cut it at times. On this road I cross two or three walkers. I arrive at the tunnel which leads to the former fort of Batteries. There is no one in the area. I undressed to look for a geocache quickly found. Then I go up the laces of a path that rises in the forest until the path stops. Half turn and descent to the fort. I go back by the tunnel. I am so well naked that I decide to resume the forest track like this. I drive until I see two people in the distance. By bike, it’s harder than hiking to cover up quickly. I prefer to turn around and join another path that will take me down. Well, it’s time to get dressed again. I find the road, pass the Col de Clémencière and go down home with a few detour by short cut.


La Bérarde

La Bérarde. Le village en cette mi août est encore bien fréquenté entre promeneurs, randonneurs et alpinistes. Mais le chemin que nous emprunterons, Bruno, Gérard et moi, se révélera idéal pour une randonnue. A part une femme croisée lors de la montée, rencontre sans problème, ce versant de la montagne sera pour nous seuls. Les autres randonneurs seront sûrement sur les chemins du Chatelleret ou de la Maye. Tant mieux !
Au bout du parking, le ruisseau de Vénéon traversé, on entre dans le parc national des Ecrins. Nous nous déshabillons très vite, dès que l’on arrive au soleil. Le camping est juste en dessous de nous. Le chemin s’élève en lacets dans la pente plutôt raide. Il ne fera que monter sur 900 mètres de dénivellation sans le moindre replat pour souffler un peu. C’est physique. Mais le panorama vaut l’effort. La Tête de la Maye juste en face, puis se découpant derrière à mesure que l’on prend de l’altitude, la Meije, le Rateau, la Grande Ruine et tant d’autres pointes et sommets. De l’autre côté apparaissent le Dôme et la Barre des Ecrins, Ailefroide. L’herbe laisse la place à une végétation de petits arbres puis on débouche sur des barres rocheuses minérales et le chaos de rochers rouillés de la moraine d’un ancien glacier. Le chemin se termine là. Quelques cairns permettent de continuer en direction de l’épaule sous la Grande Pointe de la Bérarde. Mais c’est une progression pénible et finalement on se pose pour le casse croûte sur une plaque herbeuse avant de faire demi-tour et d’attaquer la descente. On ne remettra les shorts ou jupettes qu’à la toute proximité du village.


La Bérarde. The village in mid August is still well frequented amongst walkers, hikers and climbers. But the path we will take, Bruno, Gerard and I, will prove ideal for a naked hike. Apart from a woman crossed during the climb, meet without problem, this side of the mountain will be for us alone. The other hikers will surely be on the paths of the Chatelleret or the Maye. So much the better!
At the end of the car park, the stream of Vénéon crossed, one enters the national park of the Ecrins. We undress very quickly, as soon as we reach the sun. The campsite is just below us. The path rises in laces in the rather steep slope. It will only go up 900 meters of height without the least flat to blow a little. It’s physical. But the panorama is worth the effort. The head of the Maye just opposite, then appearing behind as you take altitude, the Meije, the Rateau, the Great Ruin and so many other points and peaks. On the other side are the Dome and the Barre des Ecrins, Ailefroide. The grass gives way to a vegetation of small trees and then leads to rocky mineral bars and the chaos of rusty rocks of the moraine of an ancient glacier. The path ends there. Some cairns allow to continue in the direction of the shoulder under the Great Pointe de la Bérarde. But it is a painful progression and finally we pose for the cnack on a grassy plate before turning and attacking the descent. Shorts or skirts will only be handed over to the near by the village.


Retour au ruisseau de Charens

Voilà trois ans que je n’étais pas retourné avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne au ruisseau de Charens. Nous avions bien débroussaillé une partie du lit de ce petit cours d’eau. Mais le temps a passé, la végétation a poussé, les orages ont charrié des bois morts, le travail est à refaire. Mission accomplie avec Bernard et Pascal. Nous sommes même allés au delà des parcours précédents, défrichant jusqu’à une zone infranchissable de troncs entremêlés couchés en travers du torrent. En contournant cette zone, nous avons finalement atteint un jardin potager cultivé en bordure du ruisseau puis un chemin qui nous a ramené à la route. Il ne nous restait plus qu’à redescendre tranquillement en moins d’une demi heure par cette route bien peu fréquentée.


For three years I had not returned with the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne to Charens brook. We had cleared some of the bed of this little stream. But time has passed, vegetation has grown, storms have carried dead woods, work is to be redone. Mission accomplished with Bernard and Pascal. We have even gone beyond past routes, clearing up an impassable area of intermingled trunks lying across the torrent. Bypassing this area, we finally reached a vegetable garden cultivated along the creek and then a path that brought us back to the road. There was nothing left for us but to descend quietly in less than half an hour by this very uncommon road.


Ruisseau d’Aucelon

Durant la saison estivale, l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne privilégie les randonnées aquatiques en remontant les cours des ruisseaux. En ces périodes caniculaires, il est vraiment très agréable de profiter de l’ombre des arbres et de la fraîcheur de l’eau.
Ce samedi , nous étions cinq pour remonter le ruisseau d’Aucelon depuis le cours de la Roanne jusqu’aux ruines de l’ancien moulin : Bernard, Francis, Pierre, Yves et moi même. Une balade de quatre heures et demi.


During the summer season, the association of the Marcheurs Nus of the Val de Roanne favors the aquatic excursions up the courses of the streams. In these scorching times, it is really nice to enjoy the shade of the trees and the freshness of the water.
This Saturday, we were five to go up the stream of Aucelon from the course of the Roanne to the ruins of the old mill: Bernard, Francis, Pierre, Yves and myself. A four and a half hour hike.