Monteynard

Première sortie en kayak de l’année. Direction mon spot préféré : le lac de Monteynard et la plage de Savel. La plage est en pleine restructuration mais la rampe de mise à l’eau est accessible. Le niveau de l’eau est bas. Quelques pêcheurs sur la rive. Je pars et au bout de quelques mètres, enlève mon maillot de bain. Je ne le remettrai qu’en revenant au même endroit trois heures plus tard. Je me dirige vers le bras de l’Ebron, passe sous la passerelle puis sous le pont de Brion. Un cascade se déverse dans le lac, ricochant sur les rochers, éclaboussant dans la lumière. Je tourne un peu à proximité pour profiter du spectacle. Sur le bord, un crapaud m’observe, puis s’éloigne. Je continue jusqu’au bout du lac, lorsque j’arrive au torrent. Je m’arrête un moment pour déjeuner .Dans ce défilé entre les murailles de roches, je me sens vraiment isolé du reste du monde. Retour, contre le vent. Sur la plage de Savel, les pratiquants de kite surf gonflent leurs voiles.


First kayak outing of the year. Direction my favorite spot: the lake of Monteynard and the beach of Savel. The beach is undergoing a complete restructuring but the launching ramp is accessible. The water level is low. Some fishermen on the shore. I leave and after a few meters, take off my swimsuit. I will only put it back to the same place three hours later. I go towards the arm of the Ebron, pass under the footbridge and then under the bridge of Brion. A waterfall flows into the lake, ricocheting on the rocks, splashing in the light. I turn a little nearby to enjoy the show. On the edge, a toad observes me, then goes away. I continue to the end of the lake, when I reach the torrent. I stop for a moment to lunch. In this defile between the rock walls, I feel really isolated from the rest of the world. Back, against the wind. On the Savel beach, kite surfers swell their sails.


Kayak

En quelques coups de pagaie, je me suis éloigné de la rive. J’ai quitté cette plage et bruyante et peuplée pour me retrouvé enfin seul sur mon petit bateau. Ce kayak va me permettre de me glisser dans les méandres d’un lac bordé de falaises pour découvrir des endroits tout simplement inaccessibles aux piétons. En toute tranquillité!

Le canoë et le kayak sont maintenant deux types d’embarcations très proches, même si historiquement leurs origines sont différentes. Le canoë vient des peuples amérindiens et se pratique avec une pagaie simple, le kayak , à l’origine esquimaux, se manœuvre à la pagaie double. Le canoë, plus stable, permet d’emporter davantage de charge, le kayak est plus simple à diriger. Ce sont surtout des bateaux légers, facilement transportables sur la galerie d’une voiture, qui correspondent bien à une utilisation de loisirs sur des eaux plutôt calmes: lacs, bords de mer et certaines rivières. Il existe bien naturellement aussi une pratique sportive en eaux vive et en compétition, mais qui ne relève plus là d’une navigation adaptée au naturisme!

En effet, le canoë kayak est un moyen idéal pour élargir son espace de pratique naturiste dans un environnement aquatique qui se prête tout naturellement à la nudité, hors de portée des regards inquisiteurs et en général sous le soleil (si l’on a bien surveillé la météo!). C’est d’ailleurs une activité pratiquée depuis fort longtemps par les naturistes comme en témoignent des photos et des articles dans des revues des années cinquante ou soixante, et même bien antérieures.
Depuis cette époque, le matériel a évolué et les bateau sont passé du bois et de la toile aux plastiques, fibres de verre et kevlar, gagnant en solidité en qualité. La gamme va maintenant du canoë gonflable au kayak de mer ponté en passant par le sit on top, ou pour parler autrement on peut trouver des embarcations qui coutent depuis moins de 200 € à plus de 1500 €, mais le marché de l’occasion est florissant et permet de s’équiper à moindre frais. Et des locations se sont établies dans beaucoup de sites touristiques, ce qui peut être une solution pour s’initier à l’activité.
Coté effort physique, il faut bien évidemment ramer, mais c’est pas forcément la galère. L’utilisation de la pagaie est assez instinctive et s’apprend rapidement. Ensuite, comme dans toute activité de pleine nature, il faut savoir rester humble devant l’environnement, s’adapter aux conditions météo, connaître ses limites et prendre quelques précautions comme emporter de quoi se protéger du soleil qui reflète fortement sur l’eau (lunettes, chapeau, crème), s’hydrater, et emmener un gilet de sauvetage, obligatoire sur certaines rivières et en location. Il faut pouvoir anticiper un vent qui se lève et soulève le clapot rendant le retour plus athlétique que prévu et savoir gérer son effort dans la durée.
La navigation naturiste s’inscrit tout a fait dans cette tendance du naturisme en liberté qui privilégie la découverte des espaces naturels et l’harmonie avec la nature même si c’est au prix d’un effort physique.

(Écrit pour le N°17, avril-mai 2012 de Naturisme Magazine)


In a few strokes of the paddle, I moved away from the shore. I left this beach noisy and populated to find myself alone on my small boat. This kayak will allow me to slip into the meanders of a lake lined with cliffs to discover places simply inaccessible to pedestrians. In all tranquility!

Canoe and kayak are now two types of boats very close, although historically their origins are different. The canoe comes from the Amerindian peoples and is practiced with a simple paddle, the kayak, originally Eskimo, is maneuvered with double paddle. The canoe, more stable, allows to carry more load, the kayak is easier to direct. They are mainly light boats, easily transportable on the car’s gallery, which correspond easily to a leisure use on calm waters: lakes, seashores and certain rivers. There is naturally also a practice of white-water sports and competition, but that no longer come under a navigation adapted to naturism!

Indeed, canoeing or kayaking is an ideal way to expand its naturist practice space in an aquatic environment that lends itself naturally to nudity, out of the reach of inquisitorial looks and generally under the sun (if we have carefully monitored weather!). It is also an activity practiced for a long time by naturists as evidenced by photos and articles in magazines of the fifties or sixties, and even much earlier.
Since then, the equipment has evolved and the boat has moved from wood and canvas to plastics, glass fibers and kevlar, gaining solidity and quality. The range now ranges from inflatable canoes to sea kayaks, to sit on top, or to talk differently, we can find boats costing less than € 200 to over € 1500, but the used market is flourishing and allows to equip itself with less expenses. And rentals have been established in many tourist sites, which can be a solution to initiate the activity.
On the physical side, it is obviously necessary to row, but it is not necessarily the hassle. The use of the paddle is quite instinctive and can be learned quickly. Then, as in any outdoor activity, you have to know how to stay humble in front of the environment, adapt to weather conditions, know your limitations and take a few precautions such as taking away the sunlight that strongly reflects on the water (goggles, hat, cream), hydrating, and taking a lifejacket, compulsory on some rivers and rented. You have to be able to anticipate a wind that rises and raises the lapping making return more athletic than expected and know how to manage its effort over time.
Naturist navigation is part of this trend of naturism in freedom that privileges the discovery of natural spaces and harmony with nature even if it is at the price of physical effort.

(Written for N ° 17, April-May 2012 of Naturisme Magazine)


 

Descente de l’Ardèche

Pour la quatrième année consécutive, Bruno Saurez et l’Association Naturiste Phocéenne ont organisé une descente naturiste des gorges de l’Ardèche en canoë kayak. La nouveauté de l’année, étant la saison, mi septembre plutôt que le mois de mai habituel.
Si la majorité du groupe vient évidement de la région marseillaise, certains viennent aussi de Beaucaire, Montpellier, Lyon, Grenoble et même de l’Oise. C’est devenu un rendez vous incontournable et attendu.
Dès la mise à l’eau, à la sortie de Vallon Pont d’Arc, tout le monde se retrouve en tenue. C’est que le soleil est déjà chaud et que l’eau est de façon surprenante très douce. Premiers rapides, passage sous la voûte rocheuse du Pont d’Arc. Les bateaux se suivent, se séparent, se mêlent aux autres embarcations. Aux arrêts sur des plages de galets, les corps nus attirent forcement les regards, quelques rares réflexions, des sourires aussi. Mais de toute façon, tout le monde est dans la même galère. Il faut ramer pour arriver au bout des gorges, et cela quelque soit sa tenue. Cela dit, le voyage n’a rien d’un calvaire, même si le faible niveau de l’eau et un vent parfois contraire obligent à un effort soutenu pour avancer. C’est un plaisir de naviguer dans ce paysage exceptionnel, sur cette rivière encastrée entre les falaises. Les sons se répercutent sur les barrières rocheuses, le soleil fait miroiter l’eau à contre-jour, l’ombre d’une rive boisée parfois est bienvenue. Pas de monotonie dans ce parcours, sauf peut être la toute dernière partie à la sortie des gorges. Sinon les changements de décor à chaque courbe de la rivière, les passages de rapides qui nécessitent toute l’attention, rythment l’avancée au fil des heures (huit) et des kilomètres (trente).

Monteynard

Retour à la plage de Savel en ce lundi de Pentecôte férié, je vais tester pour de vrai mon nouveau kayak, acheté d’occasion cet hiver. Kayak fermé à l’inverse de mon ancien Sit on Top. Donc embarquement et débarquement plus technique.

Le départ sur la plage de galets ne pose pas de problème, le kayak étant encore stabilisé par l’arrière. Un mouvement des reins et un appui sur les pagaie et ça vogue. Je m’éloigne un peu de la rive et déscratch mon maillot de bain bricolé. La surface de l’eau est calme, pas de vent. Je me dirige vers l’Ebron. A proximité de quelques autres embarcations je garde mes distances. Je passe sous la passerelle de l’Ebron puis sous le pont de Brion. J’enfile quelques méandres entre les hautes falaises de roches grises et débouche au bout du lac sur le torrent d’eau vive. Déjà ! Il est vrai que le niveau de l’eau est très bas, laissant un fort marnage de boue sur les bords. Je voudrais bien me poser à terre dans le coin, je longe et inspecte les rives, mais les bordures boueuses ne sont guère engageantes. Demi tour. A un moment, une plage de terre me parait plus accessible. Le sol craquelé me semble plus dur. Je débarque. Mais dès que j’avance, je m’enfonce jusqu’à mi mollet dans la boue. Pas l’endroit idéal pour un arrêt casse croûte.

Finalement, je trouve une crique de graviers, parsemée de troncs d’arbres cassés de l’autre coté de la passerelle. Je suis à l’abri des regards des randonneurs qui la traverse tout en les entendants distinctement. Je dois m’y prendre à deux reprises pour sortir du kayak. Il faut que je trouve l’enchaînement de gestes qui m’assure la stabilité du bateau pendant que je me déplace en me hissant vers l’arrière pour sortir mes jambes tendues sous le pont. Mais ça se fait. Assis sur un tronc, je déjeune tranquillement, lorsqu’un pêcheur apparaît de derrière la bordure de galets. Il reste là un moment puis disparaît. Un moment plus tard, je le vois partir en barque à moteur. Je me remet moi aussi en route. Direction Savel.

Mais avant de me poser sur la plage, il va bien falloir me rhabiller. Si ce maillot de bain a été facile à enlever, dans l’espace étroit du hiloire, il est impossible à remettre. Je suis donc contraint de trouver un endroit pour me poser sur la rive opposée à la plage, le temps d’enfiler ce maillot, avant de traverser vers le rivage qui s’est rempli de baigneurs et promeneurs.

 

Monteynard

Sortie dominicale.  Le ciel est assez voilé. Quelques pêcheurs sur la rive et en bateaux. Je m’éloigne et rapidement enlève mon maillot de bain. Je retourne une fois de plus dans ce bras du Drac si sauvage. Je ne croiserai que deux personnes en stand up paddle, ces planches où l’on se tient debout pour ramer.

Le niveau de l’eau est très bas, laissant un marnage d’une bonne dizaine de mètres. Je trouve un endroit pour aborder, une pente de limon épais et de galets parsemée des troncs enchevêtrés d’arbres abattus semble t-il par un effondrement de la rive. Par endroit j’enfonce jusqu’au mollet dans la boue. Sur le retour, je reçois quelques gouttes de pluie. Le ciel s’est bien couvert. Je me dis que ce temps aura peut être chasser les promeneurs et pêcheurs et que je pourrai débarquer sans avoir à m’habiller. Mais non, c’est l’après midi, et il  y a du monde qui traine sur le rivage. Je dois donc renfiler mon maillot avant de m’approcher.


 Sunday outing. The sky is fairly veiled. Some fishermen on the shore and in boats. I get away and quickly take off my swimsuit. I return once more in this arm of Drac so wild. I will only cross two people in stand up paddle, these boards where we stand to row.

The level of the water is very low, leaving a marl of a good ten meters. I find a place to approach, a slope of thick silt and pebbles dotted with trunks entangled with felled trees seems to be by a collapse of the shore. Somewhere I push down to the calf in the mud. On the way back, I get a few drops of rain. The sky was well covered. I say to myself that this time will be able to hunt the walkers and fishermen and that I can disembark without having to dress myself. But no, it’s the afternoon, and there are people hanging around on the shore. So I have to put on my swimsuit before I get close.


Monteynard

Vendredi de fin octobre. Pourquoi pas une (sans doute) dernière sortie en kayak.

Le ciel est pratiquement dégagé, nettoyé par les orages de la semaine. J’espère seulement qu’il n’y aura pas trop de vent et de houle. Arrivé sur place, c’est la bonne surprise, le niveau est bas, mais l’eau est calme. Je n’enfile même pas la néoprène, je pars en maillot de bain et tee shirt. Dés que j’ai passé les deux pêcheurs sur la plage et que je me suis quelque peu éloigné, je quitte tout. Quel plaisir.

Les rives sont désertes, personne d’autre sur l’eau. Je m’engage sous la passerelle du Drac, me glisse entre les falaises, longe les rochers ensoleillés. Je fais une halte en abordant la gravière de la pente de marnage. C’est un peu boueux! Puis retour en musardant, en naviguant au plus près des rives. Avant de retourner à Savel, je trouve un nouveau coin pour aborder, une plage de galets couverte de bois flottés. Je reste là une dizaine de minutes allongé au soleil.

En approchant de la plage de Savel avec ses pêcheurs et ses promeneurs, il me faut renfiler mon maillot. Dans l’opération, je perd l’équilibre, le kayak se renverse et je tombe à l’eau. Finalement, elle n’est pas si froide! Je retourne le bateau, grimpe dessus et repart. Lorsque je passe devant eux, les pêcheurs me regardent bizarrement. Est ce parce qu’ils m’ont vu tomber ou parce que je suis presque nu et eux bien couverts.

Gorges de l’Ardèche

Pour la troisième année consécutive, Bruno Saurez de Marseille a organisé la descente naturiste des gorges de l’Ardèche en canoë-kayak. Avec cette fois une innovation de taille : une descente en deux jours avec arrêt et nuit au camping des Templiers. Et ni la météo capricieuse de ce mois de mai ni la crue de la rivière la semaine précédente n’ont découragé la quinzaine de participants venus du sud mais aussi de Bretagne ou de la région parisienne. Jacques et Sylvie, la présidente de l’Apnel, ainsi qu’une moitié du conseil d’administration sont du voyage. L’occasion pour moi de les rencontrer autrement que par internet interposé !
Rendez vous le samedi matin à la sortie de Vallon Pont d’Arc. Le temps de tous se retrouver, de s’équiper et de prendre les consignes, vers 10 heures c’est la mise à l’eau. Fraîche, l’eau ! Les combinaisons néoprène se révèlent bien utile. Au moins au début. Ensuite, une fois échauffés, certains les quitteront, d’autres les garderont. Tout le monde n’est pas égal par rapport à la température !
Le niveau de l’eau est très haut. Les rochers sont submergés et conséquence les rapides plutôt plus facile à passer. Ce qui n’empêche pas quelques retournements et bains bien involontaires, avec récupérations délicates, acrobatiques et physiques. C’est une alternance de moments ensoleillés et couverts avec même une averse. Les conditions climatiques ont sans doute effrayé nombre de touristes et il y a relativement peu de monde sur l’eau autour de nous. On a surtout remarqué un groupe d’italiens et un grosse troupe de jeunes collégiens américains bien encadrés.
Entre treize et quatorze heures, on arrive à la plage des Templiers, sauf Christian et Chantal qui ont continué sans voir la plage. Ils reviendront en tirant leurs canoë à contre courant à la force des bras. Un exploit !
Une fois installés, restaurés et reposés, une petite balade dans les environs nous mène à l’entrée d’une grotte cachée à l’écart du sentier de randonnée qui parcourt les gorges. Nous décidons d’y revenir le lendemain équipés de lampes.
Chose dite, chose faite, le dimanche matin, nous entreprenons l’exploration de la grotte. Derrière le porche d’entrée, une galerie débute, un lac souterrain la barre. Hésitation. Finalement Jacques se décide à entrer dans l’eau. Il avance et disparaît derrière les rochers. A cinq ou six, nous le suivons, de l’eau jusqu’aux aisselles, pour atteindre une autre salle d’où part un puits. Une corde de spéléo y est installé, mais là ça demanderait quand même un peu de matériel. On admire les draperies de stalactites, la cheminée qui troue le plafond de roche. Puis demi tour vers l’air libre et le soleil. Retour au camping en dominant la rivière et les canoës qui commencent à arriver.
En début d’après-midi, on embarque pour la partie finale du parcours. Encore quelques rapides pour le fun sous le soleil. Un dernier arrêt sur des dalles de rochers au dessus de la rivière. Notre nudité ne semble pas gêner les randonneurs qui passent d’un coté, les canoéiste de l’autre. « Vous avez bien raison d’emmagasiner de la vitamine D par cette saison » dit un marcheur en passant.

Monteynard

Enfin les bonnes conditions pour sortir le kayak: jour férié et soleil!
Un peu de monde sur la plage de Savel, surtout des pêcheurs en famille. Je mets à l’eau, m’éloigne de la rive et fais glisser mon maillot de bain. Direction les gorges du Drac. L’eau est grise et trouble aujourd’hui, fraîche aussi. Avant même la passerelle, je traverse une zone de bois flotté qui obstrue toute la largeur du lac, résidu des orages des semaines passées. Ensuite c’est la tranquillité absolue entre les falaises sombres. De nombreuses cascades jaillissent dans le lac. Des oiseaux, mouettes et grues, volent d’une rive à l’autre. J’avance sans me presser.
En cette saison, le marnage de lac est important, les bords sont abrupt, caillouteux et vaseux; je trouve néanmoins deux endroits pour aborder, d’abord pour pique niquer, ensuite pour aller explorer une trace qui semble s’enfoncer dans la végétation. C’est effectivement un vague sentier qui mène à une ancienne route goudronnée qui se finit en cul-de-sac juste au dessus du lac. Bizarre! Mais, nu, je n’ai pas remonté cette route très longtemps…
Retour sur l’eau pour reprendre le chemin de Savel sous un ciel qui s’est couvert.

Monteynard

Une sortie solitaire en kayak au lac du Monteynard, improvisée au dernier moment. Trois heures sur l’eau ou à me détendre sur une plage de boue séchée (en fait, le fond du lac quand l’eau n’est pas si basse qu’en ce moment!). Un moment hors du temps sans apercevoir âme qui vive, à part quelques pêcheurs au départ et au retour sur la plage de Savel.

Fin juin. Pas grand monde à Savel. Un homme gonfle un kayak pneumatique. Il vient découvrir ce lac; je lui conseille les bras du Drac ou de l’Ebron, plutôt que la partie centrale. Moins de deux minutes après la mise à l’eau, j’ai déjà quitté mon maillot de bain. Je me dirige sous la passerelle du Drac, passe dessous et continue dans les méandres.
Une cascade se jette dans le lac, illuminée par le soleil, contrastant avec l’ombre de la berge. Je traine alentour, prenant des photos. Sur ces entrefaites, le kayakiste arrive. Il est vêtu de manches longues (pour se protéger du soleil?). Il voit forcément que je suis nu. On échange quelques paroles, puis on s’éloigne pour se retrouver un peu plus loin. On navigue à deux trois mètres de distance pour passer une zone de bois flottés. Puis chacun repart de son coté. Je m’arrête dans un coin quelque peu boueux mais ombragé pour manger un sandwich. Plus tard, je le retrouverai arrêté lui aussi sur le bord…et nu! C’est si naturel dans un tel environnement!

Gorges de l’Ardèche

A l’initiative de Bruno Saurez et de l’Association Naturiste Phocéenne a eut lieu lors du week end de la Pentecôte la deuxième édition de la descente naturiste des gorges de l’Ardèche en canoé kayak. Cette année, sous un soleil qui avait défié les prévisions météo, nous étions 19 participants, venus des Bouches du Rhône, mais aussi du Var, de l’Hérault, de l’Isère, de la Drôme et même des Vosges.
Le parcours des 28 kilomètres a été effectué en intégralité en nudité, si l’on ne tient pas compte des gilets de sauvetage obligatoires pour cette activité (qui ont d’ailleurs servis à deux ou trois occasions mouillées). Les fortes pluies des derniers temps avaient augmenté le niveau de l’eau de la rivière, rendant paradoxalement la navigation plus aisée, en submergeant nombre de rochers tout au long du cours. Il restait néanmoins quelques rapides pour le plaisir! Et côté fréquentation, la cohabitation avec plusieurs centaines (au moins) d’équipages textiles n’a pas posé de problème. Les canoés naturistes ont même assuré le transport d’une rive à l’autre de deux randonneurs à pieds textiles. Quelques arrêts sur les plages de galets ou les dalles de rochers permettaient de se regrouper et de se reposer.
Une de ces poses a eut lieu à la plage des templier, haut lieu historique du naturisme dans ces gorges, avec la visite du camping des Templiers et la rencontre du propriétaire des lieux qui nous a annoncé la réouverture à partir de début juin, après une année de bataille administrative pour obtenir l’agrément préfectorale.
A part quelques courbatures et coups de soleil, la journée a enthousiasmé tout le monde et s’est terminé au camping de la Sablière.