Mayotte

Nouveau séjour à Mayotte. En 2012, c’était la découverte de cette île située entre l’Afrique et Madagascar. Cette année, j’y rejoint Michelle qui est là depuis trois ans. Mon regard sur l’île peut prendre en compte sa connaissance des différentes facettes de la vie quotidienne, de l’environnement terrestre et marin, aussi de son expérience des conditions de vie sociale dans cette société en pleine évolution entre traditions africaines et départementalisation française. C’est vrai que c’est une terre de contrastes : contraste du bleu de la mer et du vert des forets, contraste des tenues traditionnelles colorées et du trafic routier, contraste des habitations climatisées et des cases de tôles ondulées.

Mais le lagon est toujours là avec ses récifs de coraux tout proches des plages, si facilement atteignables avec palmes, masque et tuba, peuplés de poissons multicolores. Des coraux de toutes formes et dont les couleurs varient en fonction de la hauteur d’eau des marées et l’orientation de la lumière : roses, verts, blancs éclatants ou violets, parfois gris ou beiges ou se fondant dans le bleu sombre des profondeurs.

Des amis étaient là quelques jours. Nageant ensemble, lui en maillot, moi nu, le maillot enroulé autour du poignet, je me suis retrouvé sur ses images de gopro. Avec lesquelles j’ai monté deux courtes vidéos.
Malheureusement, sur cette île à population musulmane, qui connaît aussi de sérieux problèmes d’insécurité, notamment dans les lieux isolés, difficile de profiter vraiment des nombreuses plages bordées de cocotier et de baobabs. C’est dommage. J’ai tout de même pu trouver quelques coins tranquilles pour profiter entièrement du soleil en sortant de l’eau ou me promener sur le sable.


New stay in Mayotte. In 2012, it was the discovery of this island located between Africa and Madagascar. This year, I join Michelle who has been there for three years. My eyes on the island can take into account her knowledge of the different facets of everyday life, the terrestrial and marine environment, and her experience of social conditions in this society in full evolution between African traditions and French departmentalization. It is true that it is a land of contrasts: contrasting the blue of the sea and the green of the forests, contrasting traditional colorful outfits and road traffic, contrasting air-conditioned dwellings and corrugated iron huts.

But the lagoon is still there with its coral reefs very close to the beaches, so easily reachable with fins, mask and snorkel, populated with multicolored fish. Corals of all shapes whose colors vary according to the height of the tides and the orientation of the light: pinks, greens, bright white or violet, sometimes gray or beige or melting in the dark blue of the depths .

Friends were there a few days. Swiming together, he in swimsuit, me naked, the swimsuit wrapped around the wrist, I found myself on his images of gopro. With which I put together two short videos.
Unfortunately, on this island with a Muslim population, which is also experiencing serious problems of insecurity, especially in isolated places, it is difficult to really enjoy the many beaches lined with coconut palms and baobab trees. Too bad. I could still find some quiet places when coming out of the water or walking on the sand to fully enjoy the sun.


Mayotte

L’île de Mayotte, département français dans l’océan indien, n’est pas vraiment une destination idéale pour un naturiste. Il y est fortement conseillé d’éviter de se promener dans les lieux isolés. Les chemins dans la forêt sont fréquentés par des habitants qui se déplacent entre les villages et les champs cultivés. Quant aux plages, même si elles peuvent paraître bien vides par rapports aux standards métropolitains, elles ne sont pas vraiment désertes. Et la population, à 95 pour cent musulmane, ne saurait y apprécier la nudité. Bref, un endroit à éviter pour des vacances naturistes.
N’y étant qu’à moitié en vacances, j’ai tenté de contourner la difficulté. Sur les plages, je me mettais à l’eau en maillot de bain avec les palmes et le tuba, m’éloignais un peu, puis enlevais mon maillot et l’enroulais autour du poignet. Et c’était parti pour trente ou quarante minutes de nage en toute liberté, en observant le fond marin à travers le masque. A une centaine de mètres du rivage, le tombant, une barrière de rochers couverts de coraux. Des poissons multicolores y évoluent, virevoltants autour de moi. Entre la plage et ces rochers, des tortues broutent les algues, se déplaçant sur le fond avant de remonter respirer de temps à autre à la surface. Chaque jour, je retrouvais ces tortues, plus ou moins à la même place. Un spectacle dont je ne me suis pas lassé!