Plage de Chaucre, Oléron

Semaine de vacances à Oléron, dans un environnement non naturiste : une maison de location exposée aux regards des voisins, non loin d’une plage textile, et avec une famille non naturiste, quoique habitué à au mien. Mais dans l’ensemble, rien qui ne favorise la nudité.

Mais comme j’ai l’habitude de partir tôt courir, j’en ai profité pour faire deux courses à pieds nu, à l’aube, de quarante et trente cinq minutes. En arrivant sur la plage, la première fois, j’ai eu la surprise de la trouver complètement déserte, sans même les pêcheurs et les promeneurs de chiens habituels que l’on retrouve plus tard dans l’été. C’est vrai que l’on est en cette première semaine de juillet, hors saison. L’année scolaire n’est pas terminée et les vacanciers ne sont pas encore là.

J’en profite pour vite quitter short et tee shirt. L’obscurité est encore bien là, mais là bas au fond, le ciel s’éclaircit et se teinte de rose. A l’horizon, les éclats du phare de Chassiron. Au fur et à mesure que je cours à la lisière de la mer, le jour se lève. Je termine en suivant les chemins sablonneux sur les dunes. Deuxième sortie deux jours plus tard dans les mêmes conditions. Cette fois, j’ai emmené un appareil photo, et prends quelques photos au début et à la fin de la séance.


Holiday week in Oléron, in a non naturist environment: a rented house exposed to the looks of neighbours, not far from a textile beach, and with a non naturist family, although used to mine. But on the whole, nothing that promotes nudity.
But as I usually leave early to run, I took the opportunity to do two runs naked, at dawn, forty and thirty five minutes. When I first arrived on the beach, I was surprised to find it completely deserted, without even the usual fishermen and dog walkers found later in the summer. It is true that we are in this first week of July, out of season. The school year is not over and the vacationers are not yet here.
I take this opportunity to quickly leave shorts and tee shirt. The darkness is still there, but there at the far end, the sky is brightening and turning pink. On the horizon, the shards of the Chassiron lighthouse. As I run to the edge of the sea, the day rises. I finish by following the sandy paths on the dunes. Second outing two days later under the same conditions. This time, I brought a camera, and take some pictures at the beginning and at the end of the session.


Les digues de l’Isère

Invités à manger chez des amis au Versoud, dans la vallée du Grésivaudan, je décide d’y aller en vélo. Un parcours de vingt cinq kilomètres, où je croise en cet fin de dimanche après midi de nombreux promeneurs, joggeurs, cyclistes,(tiens ! pas de cavaliers aujourd’hui). Je roule en short et tee shirt pour la traversée de la ville puis torse nu sur les digues de l’Isère jusqu’à mon objectif. Après le repas, la nuit est tombée. Ma compagne rentre en voiture, je reprend mon vélo. Une lumière à l’avant éclaire vaguement le chemin, mais la lune, au trois quart pleine, ajoute sa clarté. Dès que j’ai rejoint la digue, je m’arrête pour me déshabiller. La fraîcheur de la nuit est compensée par l’effort du pédalage. Et puis c’est si bon de sentir l’air sur tout le corps. A Domène, je me rhabille pour traverser l’Isère sur le bord de la route, et retrouve vite la digue et ma tenue. Quelques kilomètres plus loin, le goudron laisse la place à un revêtement de terre et de gravillons. La piste suit les méandres de la rivière, contourne le lac de la Taillat, passe sous la rocade autoroutière. En vue de l’Île d’Amour et du domaine universitaire, j’enfile un gilet fluo qui ne me couvre pas vraiment mais peut donner l’illusion que je suis vêtu. A partir de là, le cheminement est bien éclairé par des réverbères. Je suis en zone urbaine. Je traverse la passerelle du tramway, longe l’entrée de ville, passe sous le pont de l’Île Verte. Finalement je vais laisser la piste cyclable pour les rues. J’enfile mon short. Les derniers kilomètres sur les quais et la montée jusqu’à chez moi. J’ai bien fait une vingtaine de kilomètres nu.
Deux ans auparavant, j’avais fait la même chose, mais en empruntant la digue sur l’autre rive de l’Isère.


Invited to eat with friends in Versoud, in the Grésivaudan valley, I decide to go there by bike. A course of twenty five kilometers, where I meet at the end of Sunday afternoon many walkers, joggers, cyclists, (no riders today!). I ride in shorts and tee shirt for the crossing of the city then naked torso on the dikes of the Isère until my objective. After dinner, it got dark. My partner drives home, I get my bike back. A light at the front vaguely illuminates the path, but the moon, at three full quarters, adds its clarity. As soon as I reach the dike, I stop to undress. The coolness of the night is compensated by the effort of pedaling. And it’s so good to feel the air all over your body. At Domène, I put my clothes back on to cross the Isère on the side of the road, and quickly found the dike and my outfit. A few kilometres further, the asphalt leaves the place to a covering of earth and gravel. The track follows the meanders of the river, goes around the Taillat lake, passes under the motorway bypass. In view of the Isle of Love and the university domain, I put on a fluorescent vest that does not really cover me but can give the illusion that I am dressed. From there, the path is well lit by streetlights. I’m in an urban area. I cross the tramway bridge, walk along the entrance to the city, pass under the Ile Verte bridge. Finally I will leave the bike path for the streets. I’m putting on my shorts. The last few miles on the quays and up to my house. I did about 20 kilometers naked.
Two years earlier, I had done the same thing, but using the dike on the other bank of the Isère.


Lever du jour au Mont Rachais

4 heures, le réveil sonne. 4h20, je me gare au Mas Caché. 4H25, dans l’obscurité, je passe les dernières maisons du hameau. Je me déshabille pour attaquer le premier raidillon du chemin.
Il ne fait pas froid, juste frais, mais comme je suis actif, cela va bien. Je marche vite sur ce chemin que je connais. Il n’y a pas de lune, mais la lueur de la ville est très éclairante. Je passe le mont Jalla sans m’arrêter et continue vers le Rachais. En 50 minutes j’arrive à la maison forestière de Roche bise, accrochée dans la pente au dessus de la vallée du Grésivaudan. Je m’installe sur le balcon.
Le ciel est encore noir. Puis petit à petit, il s’éclaircit derrière la chaine de Belledonne. Le noir laisse la place à une gamme de bleus de plus en plus claire. En bas, les lumières de la ville sont toujours allumées. Quelques photos de ces instants magiques.
Le jour s’est tout à fait levé. Je fais demi tour pour entamer une descente rapide. Je ne me rhabille qu’en arrivant à proximité du hameau. A 7 heures, je suis au parking.

Rachais

Un samedi de juillet, les chemins du Rachais sont fréquentés, mais en cherchant bien, je trouve un tout petit sentier à l’écart qui plonge droit dans la pente au dessus de la ville et quelques dalles de rochers qui permettent de s’y allonger au soleil en toute quiétude.

Ayant un repas avec des amis au café des Alpes, près du col de Vence, je décide d’y aller à pieds plutôt qu’en voiture. Un trajet d’une bonne heure et demi de marche en passant par le mont Jalla et la maison forestière de Rochebise. A l’aller, de jour, vêtu d’un short (avec des vêtement de rechange dans le sac à dos), j’ai croisé quelques vététistes, coureurs et marcheurs sur cet itinéraire bien connu. Mais pour le retour, de nuit, je suis resté nu jusqu’aux premières maisons du hameau du Mas Caché.

Mont Jalla

La nuit est si chaude que je n’arrive pas à dormir. Quatre heures et demi, je me lève et décide d’aller marcher un peu. Deux kilomètres de voiture. Je me gare et pars à pieds. Dès que j’ai dépassé les dernières maison du hameau, je quitte mon short et mon tee shirt. Il fait encore nuit. Le chemin grimpe avec un bon raidillon puis reste à flanc de colline pour rejoindre le mémorial des troupes de montagnes, monument de marbre blanc qui domine la ville de Grenoble. Je suis là quand la lumière commence à pointer. Je continue sur le chemin qui monte vers le Rachais. Quelques lacets m’amène vers le sentier qui conduit à une croix qui rappelle le sacrifice de maquisards en juillet 1944. Dans le coin se trouve une geocache que je trouve facilement. Je regarde le jour se lever sur la ville, les falaises du Vercors se teinter de rose, le mémorial prendre le premier rayon de soleil. Il est temps de faire demi-tour. Je ne me rhabille qu’en arrivant au hameau. Deux heures de randonnue avant d’attaquer une journée de travail.

Moucherotte et Trois Pucelles

Lundi de pentecôte. Pour me changer les idées après un week end et une journée plutôt stressants, je décide de partir à le recherche d’une geocache située vers les rochers des 3 pucelles. J’arrive sur le parking du tremplin de Saint Nizier, qui est presque plein, à 16h15. Je démarre en short et tee shirt mais vite ne garde que le short. Je croise des groupes qui descendent.
Aux Pucelles, il y a du monde qui se repose dans l’herbe juste à l’endroit où je comptais chercher. Tant pis. Je continue jusqu’au Moucherotte. Dans la montée, je croise bien une trentaine de personnes, donc pour l’instant pas de randonnue. Au sommet du Moucherotte, encore un groupe confortablement allongé qui n’a pas l’air décidé à redescendre, deux vététiste qui reprennent des forces et deux parapentistes qui tourbillonnent en l’air juste au dessus à la recherche de courants ascendants.
Il y a également une cache dans le coin. Je la pensais près de la table d’orientation, mais elle se situe en fait un peu à l’écart. Je me retrouve donc enfin à peu près seul et peut quitter le short. Je trouve facilement la cache. Entre temps le coin s’est vidé. Je remonte au belvédère pour admirer et photographier le panorama de la ville mille six cent mètres plus bas. Pour descendre, je trouve un petit sentier qui suit la ligne de crête, coupe la large piste et s’enfile dans la forêt. Je décide de repasser aux Pucelles. Il n’y a plus personnes et j’ai tout le loisir de chercher et finalement trouver la cache. Et de deux, mais pas si facile celle là! Je ne me rhabille qu’en arrivant à proximité du tremplin, pas loin du parking. Il est plus de 21h. Une belle descente nue, finalement.

Je suis remonté au Moucherotte par une nuit de pleine lune…

Conest

Une nuit de (presque) pleine lune de juillet, nous sommes retrouvés à trois, Franck, Jean François et moi même, pour une randonnue nocturne dans l’alpage du Conest. Nous sommes montés au sommet de la colline de Beauregard pour admirer la vue sur l’agglomération grenobloise illuminée puis sur celle de la Peyrouse où le panorama s’étend jusqu’à la barrière du Vercors. Dans le tintement des clochettes, nous avons marché au milieu des troupeaux de vaches. Quelques unes, effarouchées, se sauvaient à notre vue, certaines nous regardaient mollement passer. D’autres enfin ont joué les stars sous les flashs des photographes.

Dent de Crolles

Pour le premier soir de l’été, j’étais invité à passer la soirée chez des amis qui habitent au pied de la Dent de Crolles. Pourquoi ne pas finir au sommet!
A deux heures du matin, je me gare au col du Coq. La prairie est pleine du tintement des clochettes d’un troupeau de moutons. Aïe! Qui dit troupeau, dit berger, ou pire patou! Ces chiens de garde veillent jalousement et ne laissent guère approcher quiconque. Je garde donc un short et un tee shirt et allume ma frontale. Je cherche à être identifié comme un randonneur et non comme un prédateur potentiel pour les moutons. Une fois éloigné du troupeau, je peux me déshabiller et éteindre la lampe.
Je continue à la lueur de la lune. Elle n’est pas pleine mais illumine suffisamment le paysage. Je connais bien le parcours et me dirige sans hésitations. La montée sur un chemin bien tracé, puis la traversée sous les falaises, et le franchissement des barres rocheuses par le passage du Pas de l’Œil. En une heure vingt, je suis en haut. Au sommet, le vent souffle fort. Je trouve un abri derrière un rocher pour poser mon duvet. Je m’endors en admirant la voute céleste et les étoiles.
Cinq heures du matin, je me réveille juste à temps pour le lever du jour. J’enfile une polaire et un coupe vent, mais reste nu en dessous. Je m’approche de la croix pour me caler et faire quelques photos de ce moment magique. Un trait de lumière orange se dessine derrière la silhouette du Mont Blanc. Les sommets de Chartreuses se révèlent en ombres dans une gamme de bleus. Tout à coup, quelqu’un apparaît à coté de moi, un appareil photo à la main lui aussi. Un salut, puis chacun se concentre sur ses réglages. Rapidement la personne s’éloigne. Un peu plus tard, je verrai deux formes allongées dans des duvets dans un creux d’herbe. Décidément, il y a du monde sur ce sommet.
Je me recouche un moment dans mon bivouac, puis vers sept heures j’entame la descente par le chemin du Trou du Glaz. Il fait frais. Je garde une polaire puis plus bas je remettrai mon short pour croiser des campeurs et finalement les premiers randonneurs du matin qui attaquent la montée.