Lac de Montfroid

Nouvelle sortie à trois avec Bruno et Gérard. Avant 9 heures, nous posons la voiture entre le lac de Grand’Maison et le col du Glandon. Au lieu de partir en longeant le lac comme prévu, une face encore à l’ombre, nous profitons du soleil qui réchauffe déjà le versant au dessus des chalets du Plan du Suet. Une fois le torrent traversé, nous nous déshabillons pour attaquer la montée droit dans la pente dans les herbes hautes encore humides de rosée. Il suffit ensuite de suivre une longue crête qui monte régulièrement, en fait plutôt une succession de bosses. Soudain un troupeau de mouton surgit, descendant tranquillement. Un berger les surveille de loin. J’enfile un short pour le croiser et échanger quelques mots avec lui. Puis il descend vers sa cabane au fond du vallon et je continue de grimper. En m’arrêtant un peu plus haut, je l’aperçois au loin qui évolue nu autour de sa cabane ! Au fur et à mesure de l’ascension, le paysage se révèle. D’un coté, derrière le col du Glandon, apparaît le Mont Blanc enneigé. A l’opposé, le lac de Grand’Maison tout en bas entouré des sommets de Belledonne : le Grand Pic, le Pic Blanc, les aiguilles de l’Argentière et de ceux des Grandes Rousses : le Pic de l’Étendard. La luminosité est exceptionnelle, révélant les reliefs lointains. Jusqu’au col de Montfroid, on chemine dans l’alpage herbeux. Pour rejoindre le lac, il faut se faufiler dans un dédale de blocs de granit. Quelques cairns marquent la direction. A 2300 m, le lac se découvre dans un écrin. Son eau calme reflète le bleu du ciel, son fond est couvert d’algues, du moins sur les bords. On en fait le tour, découvrant à chaque pas de nouvelles perspectives. Arrêt pour casse croûter, et même une rapide baignade. L’eau est vraiment fraîche ! Demi tour. On retrouve le col. La descente se fait en balcon au dessus du lac, en se rapprochant en lacets dans les pentes raides jusqu’à trouver le chemin qui en fait le tour. Il nous faut remettre le short un peu avant d’arriver au parking, une famille pique nique à coté de la voiture.


New trip with Bruno and Gérard. Before 9 a. m., we put the car down between the lake of Grand’ Maison and the pass of Glandon. Instead of leaving along the lake as planned, one side still in the shade, we take advantage of the sun which is already warming the slope above the Plan du Suet chalets. Once the torrent crosses, we undress to attack the right ascent in the slope in the still damp dewy tall grass. Then follow a long ridge that rises regularly, making it a succession of bumps. Suddenly a flock of sheep rises, descending quietly. A shepherd watches them from afar. I put on a pair of shorts to cross him and exchange a few words with him. Then he goes down to his hut at the bottom of the valley and I keep climbing. Stopping a little higher, I can see him in the distance, naked around his hut! As the ascent progresses, the landscape reveals itself. On one side, behind the Glandon pass, appears the snow-covered Mont Blanc. On the other hand, the lake of Grand’ Maison at the bottom surrounded by the peaks of Belledonne: the Grand Pic, the Pic Blanc, the Aiguilles of Argentière and those of the Grandes Rousses: the Pic de l’ Étendard. The brightness is exceptional, revealing the distant reliefs. To the col de Montfroid, we walk in the grassy alpine pastures. To reach the lake, you have to sneak into a maze of granite boulders. Some cairns mark the direction. At 2300 m, the lake is discovered in a case. Its calm water reflects the blue sky, its bottom is covered with seaweed, at least on the edges. We go around it, discovering new perspectives every step of the way. Stop for snacking, and even a quick swim. The water is really cool! Half turn. We find the pass. The descent is done in balcony above the lake, approaching in laces in the steep slopes until we find the path that goes around it. We have to put the shorts back on a bit before arriving at the car park, a family picnic next to the car.


La Bérarde

La Bérarde. Le village en cette mi août est encore bien fréquenté entre promeneurs, randonneurs et alpinistes. Mais le chemin que nous emprunterons, Bruno, Gérard et moi, se révélera idéal pour une randonnue. A part une femme croisée lors de la montée, rencontre sans problème, ce versant de la montagne sera pour nous seuls. Les autres randonneurs seront sûrement sur les chemins du Chatelleret ou de la Maye. Tant mieux !
Au bout du parking, le ruisseau de Vénéon traversé, on entre dans le parc national des Ecrins. Nous nous déshabillons très vite, dès que l’on arrive au soleil. Le camping est juste en dessous de nous. Le chemin s’élève en lacets dans la pente plutôt raide. Il ne fera que monter sur 900 mètres de dénivellation sans le moindre replat pour souffler un peu. C’est physique. Mais le panorama vaut l’effort. La Tête de la Maye juste en face, puis se découpant derrière à mesure que l’on prend de l’altitude, la Meije, le Rateau, la Grande Ruine et tant d’autres pointes et sommets. De l’autre côté apparaissent le Dôme et la Barre des Ecrins, Ailefroide. L’herbe laisse la place à une végétation de petits arbres puis on débouche sur des barres rocheuses minérales et le chaos de rochers rouillés de la moraine d’un ancien glacier. Le chemin se termine là. Quelques cairns permettent de continuer en direction de l’épaule sous la Grande Pointe de la Bérarde. Mais c’est une progression pénible et finalement on se pose pour le casse croûte sur une plaque herbeuse avant de faire demi-tour et d’attaquer la descente. On ne remettra les shorts ou jupettes qu’à la toute proximité du village.


La Bérarde. The village in mid August is still well frequented amongst walkers, hikers and climbers. But the path we will take, Bruno, Gerard and I, will prove ideal for a naked hike. Apart from a woman crossed during the climb, meet without problem, this side of the mountain will be for us alone. The other hikers will surely be on the paths of the Chatelleret or the Maye. So much the better!
At the end of the car park, the stream of Vénéon crossed, one enters the national park of the Ecrins. We undress very quickly, as soon as we reach the sun. The campsite is just below us. The path rises in laces in the rather steep slope. It will only go up 900 meters of height without the least flat to blow a little. It’s physical. But the panorama is worth the effort. The head of the Maye just opposite, then appearing behind as you take altitude, the Meije, the Rateau, the Great Ruin and so many other points and peaks. On the other side are the Dome and the Barre des Ecrins, Ailefroide. The grass gives way to a vegetation of small trees and then leads to rocky mineral bars and the chaos of rusty rocks of the moraine of an ancient glacier. The path ends there. Some cairns allow to continue in the direction of the shoulder under the Great Pointe de la Bérarde. But it is a painful progression and finally we pose for the cnack on a grassy plate before turning and attacking the descent. Shorts or skirts will only be handed over to the near by the village.


Plateau d’Emparis

Nous sommes sept pour cette balade ce dimanche de mi-août au plateau d’Emparis.
Nous montons en voiture, par la piste de Besse, jusqu’au parking au débouché du plateau. Quelques randonneurs, montés à pieds, passent sur le GR. Pour s’en éloigner nous prenons par les crêtes ondulées qui dominent la grande crevasse, ce vallon profond entaillé dans des flancs de roches noires. Nous cheminons dans les herbes hautes couvertes de rosée, resplendissantes au soleil, mais tellement humides pour les pieds et jusqu’aux genoux.
Plutôt que de suivre cet itinéraire tout de bosses et de creux, Gérard décide de couper à flanc de colline. Nous devons nous retrouver au bout. En vue du Gros Tet, nous prenons le parti de descendre droit dans la pente. Momentanément habillés du minimum syndical, nous coupons le GR au milieu des concurrents d’une course à pieds de trail et d’une rando vtt. Puis nous montons, là encore, droit dans le pentu. A mi hauteur, on s’arrête, inquiets de ne pas voir apparaître Gérard. Casse – croûte, sieste, Gérard n’est toujours pas là. Finalement, par sms, on finit par se contacter. Il attaquait le sommet d’en face, la bas tout au loin. Le téléphone est quand même un bel outil de communication !
Enfin réunis, on finit l’ascension du Gros Tet, puis descente vers le col du Souchet. Là, on arrive sur les itinéraires classiques d’Emparis. Un gros groupe arrive en face, nous forçant à enfiler shorts et jupettes. Puis deux vététiste qui eux nous verrons nus. On arrive à proximité du Lac Noir. Là encore, mieux vaut se rhabiller, une bonne quinzaine de personnes farnientent autour du lac, certaines en tee shirts, d’autres en polaires. Les eaux du lac reflètent le sommets de la Meije et des glaciers environnants. Malgré la « foule » nous nous déshabillons pour un plongeons dans le lac (Même pas froid !) et un réchauffement au soleil. La plupart des randonneurs sont déjà repartis, ne restent autour du lac que ceux qui vont bivouaquer. C’est donc de nouveaux nus que l’on se met en route pour rejoindre le parking, à travers ce paysage de rocailles et d’étendues d’herbes qui jaunissent dans la lumière rasante de fin d’après midi.


We are seven for a stroll this Sunday from mid-August to the plateau of Emparis.
We climb by car, by the track of Besse, to the parking at the outlet of the plateau. Some hikers, coming up by feet, are walking on the GR. To get away from them we take the undulating crests which dominate the great crevasse, this deep valley, cut into the sides of black rocks. We walk in the high grasses covered with dew, resplendent in the sun, but so wet for the feet and to the knees.
Rather than following this itinerary all bumps and hollows, Gerard decides to cut on the hillside. We must find ourselves at the other side. In view of the Big Tet, we decided to go straight down the slope. Momentarily dressed in minimum, we cut through the GR in the middle of the competitors of a running trail and a mtb ride. Then we climb, again, right into the slope. At mid-height, we stop, worried not to see Gerard appear. Snack, nap, Gerard is still not there. Finally, by phone, we end up contacting each other. He was going to the opposite summit, very in the distance. The phone is really a great communication tool!
Finally gathered, we finish the ascent of Gros Tet, then down to the pass of Souchet. There, we reach on the classic itineraries of Emparis. A large group comes in front, forcing us to put on shorts and skirts. Then two mountain bikers who we will see us naked. We arrive near the Black Lake. Again, it is better to get dressed, a good fifteen people laze around the lake, some in tee shirts, others in polar. The waters of the lake reflect the peaks of the Meije and the surrounding glaciers. Despite the « crowd » we undressed for a dip in the lake (not even cold!) and a warming in the sun. Most of the hikers have already left, only those who go bivouacking stay around the lake. It is therefore naked again that we set out to join the parking lot, through this landscape of rockeries and grassy areas that turn yellow in the late afternoon light.


Le Chatelleret

Bruno avait proposé une rando dans le vallon des Etançons à la Berarde. Évidement, je suis partant, même si c’était une destination qui ne me serait pas venu à l’idée en cette saison. Pourtant, la route n’est pas encore coupée et la neige de début de saison qui a pu effrayer les randonneurs a bien fondue et n’est pas encore suffisante pour les skieurs. Les raquettes sont inutiles et resteront dans le coffre de la voiture.
Le ciel est radieux, le vent absent. Départ habillé, pantalon et polaires, mais au bout de dix minutes, encore en vue du hameau, la chaleur se fait sentir. Arrêt pour enlever une polaire…allez, autant tout quitter.
On grimpe au dessus de la Berarde, on laisse de côté le chemin de la Tête de la Maye, puis on s’engage sur le versant droit dans le vallon. Légère descente pour traverser le torrent sur une passerelle et court moment à l’ombre et à la fraicheur. On débouche en vue de la face sud de la Meije, majestueuse qui bouche l’axe du vallon. La montée est douce et régulière. La neige peu épaisse et dure crisse sous les pas. Quelques grandes enjambées au dessus de petits torrents. On se sent vraiment seul dans ce décor de neige et de rocher. Ah, non. Un randonneur descend. Comme il nous a vu, inutile de se changer. Il nous conseille en souriant de ne pas oublier la crème solaire. On arrive au refuge du Chatelleret. Un autre randonneur passe et s’éloigne. Il nous suivra tout à l’heure à la descente en restant à distance respectueuse!
Longue pose déjeuner et photos sur la terrasse devant le refuge. On resterait bien là des heures à lézarder et à admirer le panorama des montagnes environnantes mais il vaut mieux redescendre avant que le soleil ne baisse trop derrière les sommets et que l’ombre n’envahisse la vallée.
C’était vraiment la journée idéale pour une randonnue en cette saison. Qu’il ne fallait pas rater!

La Salse

Le ruisseau de la Salse prend naissance au fond d’un cirque de roches d’ardoises noires et de pentes herbeuses abrupte, tout près du village de Besse en Oisans. Le tour de la Salse est constitué d’une suite de sommets arrondis qui culminent vers 1500 mètres à la Montagne de la Crevasse, qui ferme le cirque de sa falaise sombre, puis revient en crête au dessus du plateau d »Emparis.
Avec ma compagne, nous avions tenté ce tour un hiver en raquette, mais sans le boucler en raison du mauvais temps. Depuis, il restait toujours comme une balade « à faire ». Nous y sommes retourné en été.
Départ du village même de Besse par le chemin qui mène au hameau de Bonnefin, puis montée vers une bergerie. Un peu plus loin, la ruine d’une maison. A partir de là, on prends directement dans la pente de la première bosse. Je me déshabille, malgré le regard désapprobateur de ma compagne. Mais c’est trop tentant : Il n’y a absolument personne à l’horizon. Je ne me rhabillerai qu’en arrivant au dessus du refuge du Rif Tord, sur le plateau d’Emparis, 3 heures 45 plus tard, soit une bonne moitié de la durée de la balade.
Les bosses se succèdent, grosses croupes herbeuses, parsemées de fleurs. Des bouquets d’édelweiss y poussent même qui seront bientôt mangés par les moutons. Pour l’instant, les troupeaux sont encore loin, petits points blancs dans ce paysage de combes, de pentes et de ravines. Le dernier sommet est plus minéral, plus sombre. Un coté du cirque est sous les nuages, celui par lequel nous montons, l’autre au soleil, celui qui domine le plateau. Un vent frais nous accompagne, et nous empêche de trainer en route, juste un arrêt pour un rapide casse croute. Vite, on se dirige vers le soleil. Là, on peut s’assoir dans l’herbe, pour contempler Emparis et en fond, la Meije et ses glaciers, qui se dévoilent dans les déchirures des nuages. Un spectacle qui ne semble n’exister que pour nous!
Au Rif Tord, on retrouve un peu la civilisation, avec quelques randonneurs qui arrivent au refuge, et d’autres que l’on croisera dans la descente du GR vers Besse.

Praouat

J’avais lu le descriptif d’une rando sur la crête de Praouat, en Oisans qui m’avait donné envie d’aller découvrir ce coin.
Dès le début, je rate l’embranchement du chemin qui monte vers la crête après le pont Ferrand. Je reste donc sur le chemin traditionnel du lac des Quirlies en compagnie de quelques autres randonneurs. De toute façon, il fait encore trop froid pour se dévêtir. Avant d’attaquer le verrou du lac, au niveau de la Pierre de l’Oiseau, je décide de prendre le petit sentier qui part vers le col de la Valette. Je me retrouve vite seul, le temps se réchauffe, je peux enfin me déshabiller.
Pour éviter un troupeau de mouton et surtout son chien patou…je pique droit dans la pente en direction de la Crête des Sauvages. Superbe paysage, personne en vue. Je rejoins la crête de l’Echine de Praouat. Longue ballade avec la Meije, le Dome de la Lauze, et le sommet de Sarenne en face de moi. La crête se resserre, la descente sur le pont du Ferrand au milieu des ardoisières est un peu aventureuse, à déconseiller après la pluie, ou aux personnes peu entraînées…
En traînant sur les crêtes ensoleillées, cela m’a fait plus se six heures de rando, dont quatre nu.

Emparis

Avec ma compagne, nous avions entrepris une traversée du plateau d’Emparis en ski de fond, dans le sens le Chazelet – Besse. Partis habillés chaudement, la première montée jusqu’au plateau nous avait bien réchauffé. Je m’étais mis en short et tee shirt pour continuer. A un moment, je n’ai plus tenu: j’avais besoin de tout quitté. Cette sensation d’être libre de toute contrainte était si forte. Il faut dire que je venais de passer deux mois avec un corset de plâtre suite à un accident aux vertèbres.


With my wife, we had undertaken a traverse of the plateau of Emparis in cross-country skiing, in the direction the Chazelet – Besse. We went warmly dressed, the first climb to the plateau had warmed us up. I had put on shorts and t-shirt to continue. At one moment, I no longer stand it any longer: I needed to leave everything. This feeling of being free from all constraints was so strong. It must be said that I had just spent two months with a plaster corset following an accident to the vertebrae.