La Réunion

Vacances dans l’île de la Réunion. Le lendemain de notre arrivée, le préfet déclenche son plan requins : interdiction des baignades. Pas grave, on était venu surtout pour la montagne !
C’est l’hiver austral. 25° au niveau de la mer , une douceur certaine, mais on a été prévenu et on a apporté polaires, parkas et gants.
Première balade : le Piton des neiges depuis Cilaos. Partis tôt, j’espérais être tranquille dans la montée, mais las, on n’a fait que doubler, être doublé ou croiser des dizaines de randonneurs. Pas question de se déshabiller plus que le short et le tee shirt. Et puis arrivé au refuge Dufour, le brouillard et le froid mordant malgré les vêtements enfilés à la hâte. Le lendemain, montée au sommet pour le lever du soleil. Une enfilade de frontales à l’assaut de la nuit et un spectacle grandiose, en dépit des nuages. Mais c’est un peu l’autoroute ! Pour descendre, au départ dans la pluie, on décide d’emprunter le chemin Kerveguen, un peu à l’écart, et là, dans la tranquillité et le soleil retrouvés, je peux enfin me dénuder presque complètement. Paysage de forêt primaire, flamboyante, enchevêtrée, exubérante, arbres tordues, lianes et fougères.
Deuxième balade : la descente depuis la Fenêtre des Makes vers les hauts de Saint Louis. On est en compagnie d’une famille jusqu’au Piton Cabri, puis on se retrouve seul et je peux finir la descente nu, au désespoir de ma compagne !
Troisième balade : La montée au Demitile par le chemin du Zèbre. Cette fois, je profite pleinement de la nudité. De nouveau la forêt épaisse, avec des passages en crêtes ou accrochés à la pente. Et comme sur tout les chemins de l’île, des marches, des milliers de marches, creusées dans la terre, faites de tronc d’arbres, de planches, de roches , de pierres bloquées. C’est sans doute la seule façon d’éviter que les chemins ne soient emportés à la saison des pluies. Mais c’est assez surprenant !
Quatrième balade : Habillée celle là, à la fois à cause de la fréquentation et de la température. La traversée et la montée du volcan de la Fournaise jusqu’au cratère Dolomieu. On a la chance après un départ dans le brouillard de trouver ciel bleu et soleil. Une lumière qui met en valeur les plis de la roche des coulées de laves successives qui ont formé ce paysage noir, minéral, lunaire.
Cinquième balade : Un aller retour du Maido à l’llet des Orangers dans le cirque de Mafate, qui ne peut s’éviter.
C’était un rapide premier contact. On n’a fait qu’effleurer les possibilités de marches, mais il semble que la rando en itinérance, de gites en gites, soit particulièrement bien adapté à la géographie de l’île. Quant à la tranquillité nécessaire propice à la randonnue, cela reste à prouver, tant on a vu débouler de partout des coureurs de trail à l’entrainement.