Mont Valezan

Semaine de randonnée textile traditionnelle de l’été d’un groupe d’amis de ma compagne. Cette année, ils ont choisi le col du Petit Saint Bernard et j’ai accepté de les accompagner. Nous logeons dans l’ancien hospice transformé en gîte. C’est parfait pour des balades aux alentours. Comme une étape du Tour de France arrive à la Rosière, la station toute proche, le groupe décide d’une courte rando qui les mènera voir le spectacle. Personnellement, je n’ai aucune envie de me retrouver dans la foule des spectateurs et des cyclistes. J’ai prévu de quitter mes compagnons à mi parcours et de monter au Mont Valezan. Finalement, Fred décide de venir avec moi avant de redescendre rapidement vers la station. Le chemin envisagé est complètement bouleversé par une piste de chantier de construction de nouvelles remontées mécaniques. Finalement nous atteignons le sommet. Trois autres randonneurs sont là aussi. Le panorama à 360° est grandiose. Le versant italien du Mont Blanc, juste en face de nous, les glaciers des alpes italiennes et suisses d’un coté, les sommets de la Vanoise de l’autre. Fred se remplit les yeux et attaque la descente, les trois autres le suivent. Je reste donc seul sur ce sommet. Je peux tranquillement me déshabiller. Je prends mon temps pour photographier tout ce paysage. Au lieu de redescendre vers la Rosière, je décide de suivre la crête qui doit me ramener vers le col du Petit Saint Bernard en passant par le col du Belvédère. Le début du sentier n’est pas évident, à peine marqué dans les éboulis de roche noire, puis il devient plus facile. En fait, je suis exactement le tracé de la frontière entre la France et l’Italie. Je m’arrête pour pique-niquer au sommet de Bella Valletta. Un petit vent me rafraîchit. Je repars, passe à proximité d’un ancien bâtiment militaire en ruine. Aux jumelles, j’aperçois sur le Mont Belvédère, où j’ai prévu de passer, une foule de silhouettes. En me rapprochant j’entends des chants. Il doit y avoir une messe en plein air. Bon, j’en suis encore loin! Pour éviter des points hauts, le chemin descend côté italien, puis disparaît sous un névé. Je remonte un peu au jugé vers ce que j’espère être le dernier sommet avant le col. Mais je me rends compte que le passage n’est pas possible, l’autre versant est à pic, infranchissable. Je dois me résoudre à faire demi tour et à trouver un passage dans cette alignement de falaises. Je retrouve le chemin qui descend en virages le long de cette crête. A un moment, je repère un sentier dans une trouée, bien marqué et aménagé. Manque de chance, un gros névé en barre le passage. Il s‘agit de quelques mètres seulement, mais trop exposés à franchir sans équipement, crampons et piolet. Surtout seul. En face, sur ce plateau qui m’est encore inaccessible, je vois redescendre les fidèles de la cérémonie religieuse. J’ai remis mon short. Je continue à descendre en cherchant un passage. Je le trouve dans un amas de blocs rocheux. J’ai atteint la prairie. Il me faut maintenant remonter jusqu’au col du Belvédère puis basculer versant français sous les pylônes des remontées mécaniques et couper dans les alpages jusqu’à rejoindre le chemin do col du Petit saint Bernard. Ce n’a été que deux heures et demi de nudité sur les huit heures quarante cinq de rando, mais j’ai bien profité de l’imprévu.


Traditional summer hiking week of a group of friends of my girlfriend. This year, they chose the Petit Saint Bernard pass and I agreed to accompany them. We stay in the old hospice transformed into a gîte. It’s perfect for walks around. As a stopover of the Tour de France arrives at La Rosière, the nearby resort, the group decides on a short hike that will take them to see the show. Personally, I have no desire to be in the crowd of spectators and cyclists. I plan to leave my companions halfway and climb Mount Valezan. Finally, Fred decides to come with me before coming down quickly towards the station. The planned route is completely disrupted by a construction track for new ski lifts. Finally we reach the summit. Three other hikers are also there. The 360° panorama is magnificent. The Italian side of Mont Blanc, just in front of us, the glaciers of the Italian and Swiss Alps on one side, the summits of the Vanoise on the other. Fred fills his eyes and attacks the descent, the three others follow him. So I remain alone on this summit. I can undress quietly. I take my time to photograph this whole landscape. Instead of going back down to La Rosière, I decide to follow the ridge which should take me back to the Petit Saint Bernard pass via the Belvedere pass. The beginning of the path is not obvious, barely marked in the black rock falls, then it becomes easier. In fact, I follow exactly the line of the border between France and Italy. I stop for a picnic at the top of Bella Valletta. A little wind refreshes me. I go again, passes near an old military building in ruins. In the binoculars, I see on Mount Belvedere, where I plan to pass, a crowd of silhouettes. As I get closer I hear songs. There must be an open-air mass. Well, I’m still far from it! To avoid high points, the path goes down Italian side, then disappears under a neve. I go back a bit to what I hope will be the last summit before the pass. But I realize that the passage is not possible, the other side is steep, impassable. I have to decide to turn around and find a way through this cliff line. I find the path which goes down in bends along this crest. At one point, I spot a path in a hole, well marked and arranged. Bad luck, a big neve in the way. It is only a few meters, but too exposed to cross without equipment, crampons and ice axe. Especially alone. Opposite, on this plateau which is still inaccessible to me, I see the faithful of the religious ceremony coming down again. I put my shorts back on. I keep going down looking for a passage. I find it in a pile of boulders. I’ve reached the prairie. I now have to climb back up to the Belvedere pass, then topple over on the French side under the pylons of the ski lifts and cut through the mountain pastures until I reach the Petit Saint Bernard pass path. It was only two and a half hours of nudity out of the eight and forty five hours of hiking, but I took advantage of the unexpected.


Lac de Queige

Du fond de la vallée de l’Isère, près d’Albertville, où se fait le regroupement, une petite route étroite en lacets nous monte à l’alpage de l’Ebaudiaz. C’est 1300 mètres de gagné ! Un petit parking devant le chalet des bergers. Nous sommes sept. Départ habillé, mais très vite, les vêtements peuvent tomber. Montée plutôt douce dans les champs de l’alpage, puis plus raide dans les pentes couvertes de myrtilliers et de rhododendrons. Pas encore de fruits et peu de fleurs, l’hiver a été long et la neige épaisse, la végétation a comme pris un peu de retard. On atteint la croix au sommet de la Grande Lanche (2111m). Un randonneur nous tourne le dos puis s’éloigne. En coupant au jugé dans la pente on descend au lac de Queige. Une extrémité du lac est encore bordée par un épais névé. Mais l’eau n’est pas aussi froide qu’imaginée! Peut-être une douzaine de degrés. Après la baignade et le pique-nique, il faut remonter jusqu’à un col puis basculer sur l’autre versant par un étroit sentier. Il est un peu tard pour tenter d’aller jusqu’à la Dent du Corbeau. Ce sera pour une autre fois.


From the bottom of the Isère valley, near Albertville, where the gathering takes place, a narrow winding road leads up to the Ebaudiaz mountain pasture. That’s 1,300 yards won! A small car park in front of the shepherds’ chalet. We are seven. Departure dressed, but very quickly, clothes can fall. A rather gentle ascent in the alpine fields, then steeper on the slopes covered with blueberries and rhododendrons. No fruit yet and few flowers, the winter was long and the snow thick, the vegetation has as if taken a little delay. The cross is reached at the top of the Grande Lanche (2111m). A hiker turns his back on us and then walks away. By cutting at the judging in the slope one goes down to the lake of Queige. One end of the lake is still bordered by a thick neve. But the water is not as cold as imagined! Maybe a dozen degrees. After swimming and picnicking, it is necessary to go up to a pass then topple on the other slope by a narrow path. It’s a little late to be trying to get to the Raven’s Tooth. It’ll be for another time.


Lac de Montfroid

Nouvelle sortie à trois avec Bruno et Gérard. Avant 9 heures, nous posons la voiture entre le lac de Grand’Maison et le col du Glandon. Au lieu de partir en longeant le lac comme prévu, une face encore à l’ombre, nous profitons du soleil qui réchauffe déjà le versant au dessus des chalets du Plan du Suet. Une fois le torrent traversé, nous nous déshabillons pour attaquer la montée droit dans la pente dans les herbes hautes encore humides de rosée. Il suffit ensuite de suivre une longue crête qui monte régulièrement, en fait plutôt une succession de bosses. Soudain un troupeau de mouton surgit, descendant tranquillement. Un berger les surveille de loin. J’enfile un short pour le croiser et échanger quelques mots avec lui. Puis il descend vers sa cabane au fond du vallon et je continue de grimper. En m’arrêtant un peu plus haut, je l’aperçois au loin qui évolue nu autour de sa cabane ! Au fur et à mesure de l’ascension, le paysage se révèle. D’un coté, derrière le col du Glandon, apparaît le Mont Blanc enneigé. A l’opposé, le lac de Grand’Maison tout en bas entouré des sommets de Belledonne : le Grand Pic, le Pic Blanc, les aiguilles de l’Argentière et de ceux des Grandes Rousses : le Pic de l’Étendard. La luminosité est exceptionnelle, révélant les reliefs lointains. Jusqu’au col de Montfroid, on chemine dans l’alpage herbeux. Pour rejoindre le lac, il faut se faufiler dans un dédale de blocs de granit. Quelques cairns marquent la direction. A 2300 m, le lac se découvre dans un écrin. Son eau calme reflète le bleu du ciel, son fond est couvert d’algues, du moins sur les bords. On en fait le tour, découvrant à chaque pas de nouvelles perspectives. Arrêt pour casse croûter, et même une rapide baignade. L’eau est vraiment fraîche ! Demi tour. On retrouve le col. La descente se fait en balcon au dessus du lac, en se rapprochant en lacets dans les pentes raides jusqu’à trouver le chemin qui en fait le tour. Il nous faut remettre le short un peu avant d’arriver au parking, une famille pique nique à coté de la voiture.


New trip with Bruno and Gérard. Before 9 a. m., we put the car down between the lake of Grand’ Maison and the pass of Glandon. Instead of leaving along the lake as planned, one side still in the shade, we take advantage of the sun which is already warming the slope above the Plan du Suet chalets. Once the torrent crosses, we undress to attack the right ascent in the slope in the still damp dewy tall grass. Then follow a long ridge that rises regularly, making it a succession of bumps. Suddenly a flock of sheep rises, descending quietly. A shepherd watches them from afar. I put on a pair of shorts to cross him and exchange a few words with him. Then he goes down to his hut at the bottom of the valley and I keep climbing. Stopping a little higher, I can see him in the distance, naked around his hut! As the ascent progresses, the landscape reveals itself. On one side, behind the Glandon pass, appears the snow-covered Mont Blanc. On the other hand, the lake of Grand’ Maison at the bottom surrounded by the peaks of Belledonne: the Grand Pic, the Pic Blanc, the Aiguilles of Argentière and those of the Grandes Rousses: the Pic de l’ Étendard. The brightness is exceptional, revealing the distant reliefs. To the col de Montfroid, we walk in the grassy alpine pastures. To reach the lake, you have to sneak into a maze of granite boulders. Some cairns mark the direction. At 2300 m, the lake is discovered in a case. Its calm water reflects the blue sky, its bottom is covered with seaweed, at least on the edges. We go around it, discovering new perspectives every step of the way. Stop for snacking, and even a quick swim. The water is really cool! Half turn. We find the pass. The descent is done in balcony above the lake, approaching in laces in the steep slopes until we find the path that goes around it. We have to put the shorts back on a bit before arriving at the car park, a family picnic next to the car.


Crêtes du Grand Arc

On se retrouve à six dans le village de Notre Dame de Millière près d’Albertville en Savoie. Je suis venu avec Philippe et Patricia depuis Grenoble, Bruno vient de Chartreuse en prenant Dominique dans la combe de Savoie, et Laurent arrive des Aravis. Laurent a un fourgon six places, ça tombe bien, il y a encore une bonne quinzaine de kilomètres sur une route forestière en lacets puis une piste de terre pour arriver à notre point de départ de rando à l’alpage de la Thuile.

On domine la vallée de l’Isère et la ville d’Albertville. Les sommets des Bauges,des Aravis, de Tournette se découpent dans un air particulièrement pur. Départ à 9 heures. D’abord une descente en forêt de deux cent mètres de dénivelé. C’est la mise en jambe . Puis ça commence à monter. Ça ne fera que monter jusqu’au sommet du Petit Arc. Passages dans les fougères ou les herbes hautes encore pleines de rosée, multiple ruisselets, les pieds sont vite très humides. Puis on atteint la zone de prairies alpines. Tapis de rhododendrons. On surplombe maintenant la vallée de l’Isère à son embranchement avec la Maurienne. En face de nous, le massif de Belledonne et au loin la Chartreuse et la silhouette du Granier. De l’autre côté, le Mont Blanc apparaît. En presque quatre heure on atteint le Petit Arc. La dernière montée a été rude, droite mais rude ! Au sommet, trois personnes nous ont vu arriver. Elles nous tournent le dos occupées à pique-niquer face au panorama. « Bon appétit ! » ‘Merci ».

Le Grand Arc est à portée de jambe. Enfin, presque ! Deux jeunes en maillots d’équipes de foot en descendent. « Vous n’avez pas trop chaud ? » « On ne veut pas s’enrhumer ! » Enfin, le sommet à 2484m. Il est occupé par des abeilles et des taons. On ne s’éternise pas et on trouve un coin plus tranquille un peu en contrebas pour manger. Vin de Bordeaux, vin du Languedoc, café, pousse café. On ferait bien la sieste, mais la balade n’est pas finie.

Devant nous s’étend la crête qui doit nous ramener vers notre but. Une succession de creux et de bosses, accidentée parfois. Bruno sortira même sa corde d’assurance pour un passage quelque peu délicat. Dominique traîne un peu la jambe, les genoux endoloris. Passages entre barres rocheuses et pentes herbues glissantes. La progression se fait lente. Enfin, une dernière butte et c’est la plongée vers l’alpage de la Thuile. Droit dans la pente. Les premiers courent devant, les derniers se traînent derrière. Les premiers attendent les derniers auprès de deux petits lacs, l’un à l’eau bien froide, l’autre entouré de linaigrettes blanches. Courtes mais ravigotantes baignades. Plus qu’un bout de piste et nous sommes arrivés.

Bilan : 9 heures 40 de rando dont 9 heures et demi en nudité.


We meet six in the village of Notre Dame de Millière near Albertville in Savoie. I came with Philippe and Patricia from Grenoble, Bruno comes from Chartreuse taking Dominique in the combe of Savoy, and Laurent arrives from the Aravis. Laurent has a six-seat van, it’s good, there are still a good fifteen kilometers on a forest road in hairpin bend then a dirt track to get to our starting point of hiking at the high pasture of Thuile.

One dominates the valley of the Isère and the city of Albertville. The summits of Bauges, Aravis and Tournette are carved out in a particularly pure air. Departure at 9 am. First a descent in forest of two hundred meters of height. It’s the set-up. Then it starts to rise. It will only go up to the top of the Petit Arc. Passages in ferns or tall grasses still full of dew, multiple streams, feet are quickly very wet. Then we reach the area of alpine meadows. Rhododendron carpets. We now overlook the valley of Isere at its branch with the Maurienne. In front of us, the massif of Belledonne and in the distance the Chartreuse and the silhouette of the Granier. On the other side, Mont Blanc appears. In almost four hours we reach the Petit Arc. The last climb was rough, straight but rough! At the top, three people saw us arrive. They turn their backs busy picnicking in front of the panorama. « Enjoy your meal ! » Thanks ».

The Grand Arc is within reach; almost. Two youngsters in soccer jerseys come down. » « You’re not too hot? » « We do not want to catch cold! ». The summit at 2484m is occupied by bees and horseflies, we do not linger and we find a more tranquil area a little below to eat. Wine from Bordeaux and Languedoc, coffee, liqueur.

But the walk is not over, and the crest that leads us towards our goal is a succession of bumps and troughs, sometimes steep. Bruno will even release his rope of assurance for a somewhat delicate passage. Dominique drags his leg, aching knees. Passages between rocky bars and slippery grassy slopes. The progression is slow, finally a last butte and it is the dive towards the pasture of Thuile. Right in the slope, the first run ahead, the last drag behind. The first waiting the last near two small lakes, one in cold water, the other surrounded by white cottongrass flowers. Short but ravishing swims. More than just a track and we arrived.

Assessment: 9 hours 40 of hiking of which 9 hours and half in nudity.


Col des Pariotes

Bien sûr, c’était un peu loin de Grenoble, deux heures et demi de voiture, mais cette balade en valait la peine. Pourtant à l’arrivée sur le parking de départ, au dessus de Bonneval sur Arc, au fin fond de la Haute Maurienne, on s’est posé quelques question avec Bruno. Le thermomètre affichait 10° et le brouillard nous cachait les sommets alentours. Aurait-on fait tout ce trajet pour rien?

On est donc parti avec les polaires, mais vite on s’est réchauffé avant même d’atteindre le départ du sentier qui monte vers le refuge du Carro. On s’est donc déshabillé, mais en gardant les pieds mouillés entre rosée de l’herbe haute et traversée de caillou en caillou. Montée dans cet univers du vert profond des alpages, puis après le refuge, un monde très différent, blanc et gris, rocheux, minéral coupé de langues de neige des névés. Avec le lac Blanc de couleur turquoise, vert, gris selon la lumière qui lui tombe dessus. Une lumière changeant sans arrêt en fonction des bancs de nuages qui filaient au dessus de nos têtes. On passe de blocs rocheux instables à des éboulis de pierres ou à des traversées dans la neige. Passage au col des Pariotes à 3000 m. Le petit vent ne nous incite guère à traîner. On attaque la descente sur l’autre versant. Pas de chemin, peu de cairns, à peine quelques traces dans les névés. Heureusement le gps est là pour nous mener dans la bonne direction jusqu’à retrouver un sentier aux sources supérieurs de l’Arc.

Ensuite c’est une descente bien tracée vers la vallée, en croisant quelques randonneurs qui montent ; c’est dimanche après midi. Chaque fois, on peut les voir un peu en avance et se recouvrir sommairement. Si certains on pu nous apercevoir nus au loin, aucune remarque, même si nos tenues, shorts et torse nus, semblent sommaires.


Of course, it was a little far from Grenoble, two and a half hours by car, but this walk was worth it. Yet on arrival in the parking lot, above Bonneval sur Arc, at the bottom of the Haute Maurienne, we asked a few questions with Bruno. The thermometer showed 10 ° and the mist hid the surrounding peaks. Would we have made the whole journey for nothing?

So we went with the polars, but soon we warmed up before we even reached the start of the trail that goes up to the refuge of Carro. So we undressed, but keeping our feet wet between dew of high grass and torrents crossed from pebble to pebble. Climbed into this universe of deep green alpine pastures, then after the refuge, a very different world, white and gray, rocky, mineral cut with banks of snow. With the lake Blanc of turquoise color, green, gray according to the light that falls on it. A light continuously changing according to the cloud banks that were spinning above our heads. We go from unstable rock blocks to stones or crossings in the snow. We reached the Col des Pariotes at 3000 m. The little wind does not encourage us to hang around. The descent is attacked on the other slope. No way, few cairns, scarcely a few traces in the neves. Fortunately the gps is there to take us in the right direction until we find a path at the upper sources of the Arc.

Then it is a descent well traced towards the valley, crossing some hikers who go up; it’s Sunday afternoon. Each time, they can be seen a little ahead of time and we cover ourselves up briefly. If some people could see us naked in the distance, no remark, even if our outfits, shorts and bare chest, seem to be summary.


 

Pointe de la Gorgeat

Bruno a proposé une balade en Savoie juste au dessus de Chambéry, tout au bout de la Chartreuse. Un coin que je ne connais guère, alors va pour la découverte ! Nous sommes quatre. Le ciel est assez couvert au départ, il se découvrira, laissant passer de chauds rayons de soleil, puis se recouvrira dans l’après midi, avec même quelques légères gouttes de pluie à notre retour. On a échappé à la météo pourrie annoncée quelques jours auparavant.
On a laissé les voitures à une centaine de mètres du tunnel du Pas de la Fosse, sur la route qui va de Chambéry au col du Granier. Quelques pas sur la route, puis une piste sur la droite. On se déshabille. On passe sous deux gigantesques poteaux électriques, puis c’est un petit sentier dans les buis, qui rejoint le large chemin du GR. Ça monte quand même pas mal. De temps à autre quelques belles trouées entre les arbres laissent apercevoir le panorama sur Chambéry, le lac du Bourget, Aix les Bains. Les lointains sont malheureusement assez voilés. Au bout de quelques deux heures de grimpette, on arrive à la Pointe de la Gorgeat. C’est une balade assez courue par l’autre versant depuis le col du Granier. On se rhabille au minimum avant de trouver un coin à l’écart pour pique niquer et trouver une geocache à proximité.On domine la vallée des Entremonts, toute verte de prairies et de forêts. Pour éviter de redescendre par le même chemin, Bruno nous trouve un sentier tranquille. A un moment on découvre un grand panneau métallique. « Danger de mort, zone de tir ». On est dans, ou juste au bord, d’un champ de tir de l’armée. Pas de canonnade ou de mitraille. On l’a échappé belle ! On rejoint une large piste qui descend en lacets, que l’on quitte pour traverser plus ou moins à flancs en vue de rejoindre notre itinéraire de montée. C’est une partie plus aventureuse, qui nécessite de traverser quelques lits de ruisseaux encaissés, de passer sur ou sous des troncs en travers du chemin, de s’orienter pour retrouver la trace perdue. Mais finalement on retrouve notre chemin. Au passage on cueille quelques brins de muguets repérés à l’aller. A quelques mètres de la route, il faut bien se rhabiller !


Bruno proposed a walk in Savoy just above Chambéry, at the end of the Chartreuse. A place that I hardly know, so go for the discovery! We are four. The sky is quite covered at first, it will clear up, letting pass of warm rays of sun, then will cover in the afternoon, with even a few drops of rain on our return. We escaped the rotten weather announced a few days ago.
The cars were left about a hundred yards from the Pas de la Fosse tunnel, on the road from Chambéry to the Granier pass. A few steps down the road, then a track on the right. We’re undressing. We pass under two gigantic electric poles, then it is a small path in the boxwood, which joins the broad GR trail. It goes up quite firmly. From time to time some beautiful holes between the trees let you see the panorama on Chambéry, the lake of Bourget, Aix les Bains. The distances are unfortunately rather veiled. After a couple of hours of climbing, one arrives at the Pointe de la Gorgeat. It is a walk quite popular by the other slope from the Granier pass. We get lightly dressed before finding a place away to picnic and find a geocache nearby. Above the valley of the Entremonts, all green meadows and forests. To avoid going down by the same path, Bruno finds us a quiet path. At one moment a large metallic panel is discovered. « Danger of death, shooting range ». One is in, or just on the edge, of an army shooting range. No cannonade or grape-shot. We had a narrow escape ! We reach a wide track which descends in laces, which one leaves to cross more or less flanks in order to join our itinerary of climb. It is a more adventurous part, which requires crossing a few beds of brooks, passing on or under trunks across the road, orienting to find the lost trace. But finally we find our way. A few strands of lily of the valley are picked up on the way. A few meters from the road, we have to get dressed!


Astronomie

Henry, haut savoyard passionné d’astronomie a proposé une soirée de découverte du ciel. Nocturne et naturiste. Comment résister à une telle invitation.
Le lieu de rendez vous est au terminus d’une route dans la foret de Corsuet, au dessus d’Aix les Bains. Avec Philippe et Patricia, nous sommes trois grenoblois, Guillaume vient d’Albertville.
Un grand champ en pente, tout proche du parking, offre une perspective sur le lac du Bourget. Et une ouverture sur le ciel sans couverture végétale. Il fait encore jour. Henry installe son télescope sur son support. Philippe a amené aussi une lunette astronomique. Ces outils nécessitent quelques réglages avant leur utilisation . C’est plus pratique de les faire tant qu’il y a de la lumière. Petit à petit l’obscurité arrive. Une première étoile ! Non, c’est une planète : Saturne. Au télescope on discerne ses anneaux, même ses satellites. Ensuite Henry oriente son appareil vers d’autre recoins de la voûte céleste à la recherche d’étoiles, d’amas d’étoiles. Pour ne pas gêner la vision nous n’utilisons que la lumière rouge des frontales. De temps à autre des bancs de nuages font disparaître temporairement des portions de ciel. La lune, une pleine lune resplendissante, s’est levée. Mais sa luminosité empêche maintenant d’observer le ciel profond. Tant pis, nous orientons les lunettes vers elle pour admirer sa surface brillante.
Le temps a passé. Il est près de minuit et la température est toujours douce, 22°. A cause de la lune, ce n’était peut être pas la soirée idéal pour l’astronomie, pour le naturisme, si.


 Henry, from High Savoy, an astronomy enthusiast has proposed an evening of discovery of the sky. Nocturnal and naturist. How to resist such an invitation.
The place of rendezvous is at the end of a road in the forest of Corsuet, above Aix les Bains. With Philippe and Patricia, we are three from Grenoble, Guillaume comes from Albertville.
A large sloping field, close to the parking lot, offers a view of Lake Bourget. And an opening on the sky without vegetal cover. It is still day. Henry sets up his telescope on its support. Philippe also brought an astronomical telescope. These tools require some adjustments before they are used. It’s more practical to do so as long as there is light. Gradually the darkness is coming. A first star! No, it’s a planet: Saturn. The telescope discerns its rings, even its satellites. Then Henry directs his tool to other corners of the celestial vault in search of stars, clusters of stars. In order not to interfere the vision we use only the red light of the headlamps. Occasionally cloud banks temporarily remove portions of the sky. The moon, a resplendent full moon, rose. But its luminosity now prevents observation of the deep sky. Too bad, we direct the glasses towards it to admire its shiny surface.
The time has passed. It is near midnight and the temperature is always mild, 22 °. Because of the moon, it was perhaps not the ideal evening for astronomy, for naturism, though, it was.


Sommet du Pinet

Denis, de Bourgogne est dans le coin pour le week-end. On hésite entre Belledonne et Chartreuse. Finalement, c’est Chartreuse qui emporte les suffrages. Trajet par le col de Porte, Saint Pierre de Chartreuse et Saint Pierre d’Entremont, pour arriver à la Plagne, hameau d’Entremont le Vieux.
Dès qu’hors de vue des maisons, on se déshabille. La montée est raide. Quelques traces de pas et de raquettes dans la neige. On débouche au col de l’Alpette où l’on chausse les raquettes. Contournement les bergeries ensevelies sous la neige. On suit le GR de la traversée de Chartreuse. Sortie de la forêt. Les alpages sous la neige, reliefs doux et arrondis. Arrêt pour manger un bout contre les murs d’une veille ruine. On entend des voix, mais personne en vue. On reprend sur ce plateau jusqu’au chalet de l’Alpe. De là, on bifurque vers les pentes qui bordent le plateau. C’est bien plus raide qu’il n’y paraissait au premier abord. Enfin au sommet, une deuxième ligne de crête se profile, mais plus douce à atteindre. De là, le sommet du Pinet, appelé aussi le Truc, est à portée de raquettes. Croix sommitale. Le hameau de la Plagne est là, juste en dessous, neuf cent mètres plus bas. En face les falaises qui domine l’Alpette. Au fond, dans l’atmosphère un peu brumeuse, on discerne le Mont Blanc et toute la chaîne de Belledonne. Pour descendre on suit des traces de raquettes qui nous ramènent aux bergeries de l’Alpette par un cheminement quelque peu tortueux, entre fond de vallon et barrière rocheuse. Puis descente vers la Plagne. Rhabillage rapide à mi-parcours pour éviter des gens qui monte. Ce sont les seuls personnes rencontrées au cours de ces cinq heures et demi de randonnue. Une belle balade qui, pour Denis, est comme un cadeau d’anniversaire.

Petit Saint Bernard

Passage en Italie par la Savoie et le col du Petit Saint Bernard. C’est un beau samedi de septembre. Vélos, motos, voitures et camping cars se suivent et se croisent sur les lacets de la route, s’arrêtent là, au col, auprès de l’ancien hospice. Moi aussi. Je suis attendu dans le val d’Aoste, mais la tentation est trop forte. Je pars pour une petite balade sur les pentes de l’alpage. Je suis bien en vue de la route et reste un bon moment en short et tee shirt, mais derrière les croupes herbeuses, à l’abri des regards, mais pas du vent,  je profite quand même d’un moment de nudité apprécié.


 Passage in Italy by Savoy and the pass of Petit Saint Bernard. It’s a beautiful Saturday in September. Bicycles, motorbikes, cars and motor homes follow each other and cross the laces of the road, stop there, at the pass, near the old hospice. Me too. I am expected in the valley of Aosta, but the temptation is too strong. I leave for a short stroll on the slopes of the mountain pasture. I am well in sight of the road and stay a good time in shorts and tee shirt, but behind the grassy hills, sheltered from the looks, but not the wind, I still enjoy a moment of appreciated nudity.


Lac du Bourget

Franck avait proposé par internet une sortie en kayak sur le lac du Bourget. A l’heure dite, nous nous retrouvons dans le petit port de Chatillon, à l’extrémité du lac. Le temps est plutôt maussade, avec un ciel bas, des nuages qui enveloppent le haut des montagnes alentours, une sorte de brume dans les lointains. Qu’importe, nous mettons à l’eau les deux kayaks.
Dès que hors de vue du port, je quitte le maillot de bain mais garde encore quelque temps mon tee shirt, jusqu’à être suffisamment réchauffé pour l’enlever enfin. On passe à l’écart de quelques embarcations de pêcheurs chaudement habillés. Nous laissons l’entrée du canal de Savières, longeons la côte du village Conjux, nous arrêtons un moment sur une petite plage, histoire de se dégourdir les jambes et en profiter pour visiter la grotte de Lamartine. Le soleil fait une timide apparition lorsque nous arrivons au pied des murs de l’abbaye d’Hautecombe.
De là, nous traversons le lac en diagonale pour rejoindre la rive opposée vers la falaise de la Pierre du Quart. Arrêt casse croûte sur une plage de galet, protégée par une haie d’arbre des voie ferrée et route toutes proches. Puis on repart en longeant les roselières, approchant cygnes et oiseaux. Arrivés à proximité de Chatillon et puisque l’on a encore du temps, on décide de faire le canal de Savières.
A l’entrée, je remet mon maillot de bain. C’est que l’endroit est fréquenté. Nous croisons vedettes de promenades touristiques, yachts à moteurs, hors bords et kayaks. En outre, le canal passe devant des maisons et longe de temps en temps la route. Demi tour à Chanaz. Nous retrouvons le lac, maintenant sous un ciel complètement bleu, mais avec toujours cette brume bleutée qui enrobe les lointains. On rentre au port. Les bras et les mains commencent à sentir la fatigue: on a fait quelques vingt cinq kilomètres au total.