Balisage au Jocou

L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne est affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre et comme telle peut participer à ses actions de développement de la randonnée. C’est par exemple le cas pour le balisage et l’entretien des sentiers GR de Grande Randonnée. Pour cela, Bernard et moi même avons suivi des stages de formation de baliseurs. Récemment, le comité départemental de la randonnée de la Drôme nous a attribué un tronçon du GR 93. Ce vendredi 13 octobre, nous sommes donc partis pour une première journée de balisage sur ce parcours.
Depuis le col de Grimone, nous avons rejoint par 1,2 km de route le départ du sentier. Là nous avons pu nous déshabillé pour attaquer les choses sérieuses. C’est que marcher dans une optique de balisage est assez différent d’une randonnue normale. Il faut être attentif au balisage déjà existant, étudier s’il nécessite une remise à l’état, ou si de nouveaux marquages peuvent être nécessaires, surveiller que la végétation n’envahisse pas le parcours, couper des branches qui dépassent. Autant dire que l’on n’avance pas très vite. Il fait grand beau et nous profitons de la vue dégagée sur les sommets du Vercors. Le GR effectue une grande traversée dans le versant ouest sous le Jocou pour rejoindre le col de Seysse, puis continue vers le col de Menée. Au col de Seysse, nous arrêtons là pour revenir par une variante du GR qui passe par le sommet du Jocou après une beau raidillon de 200 m de dénivelé. Il est 17 heures quand nous sommes de retour au col de Grimone. Une journée bien remplie, on a fait la plus grosse partie du tronçon. Avec quelques rencontres, un randonneur solitaire, un groupe de quatre femmes puis deux hommes, à qui nous avons tranquillement expliqué l’association et notre action de balisage.


The Association of Naked Walkers of the Val de Roanne is affiliated to the French Federation of Hiking and as such can participate in its actions of development of hiking. This is the case, for example, for the marking out and maintenance of the GR Grande Randonnée trails. To do this, Bernard and I have taken part in training courses for taggers. Recently, the regional committee of the Drôme hiking department assigned us a section of GR 93. This Friday, October 13th, we left for a first day of marking on this trail.
From the Grimone pass, we reached the trail’s start point by 1.2 km of road. There we were able to undress to attack the serious things. This is because walking in a marking-out perspective is quite different from normal hiking. Be careful to be aware of the existing markings, study if they need to be restored, or if new markings may be necessary, watch for vegetation not to invade the path, cut off overhanging branches. In other words, we’re not moving very fast. The weather is fine and we enjoy the unobstructed view of the Vercors summits. The GR makes a long crossing in the western slope under the Jocou to reach the Seysse pass, then continues towards the Menée pass. At the Seysse pass, we stop there to come back by a variant of the GR which passes through the summit of Jocou after a beautiful steepness of 200 m of altitude difference. It’s 5:00 p. m. when we’re back at the Grimone Pass. One full day, we did most of the section. With a few encounters, a solitary hiker, a group of four women and then two men, to whom we quietly explained the association and our marking action.


Retour au ruisseau de Charens

Voilà trois ans que je n’étais pas retourné avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne au ruisseau de Charens. Nous avions bien débroussaillé une partie du lit de ce petit cours d’eau. Mais le temps a passé, la végétation a poussé, les orages ont charrié des bois morts, le travail est à refaire. Mission accomplie avec Bernard et Pascal. Nous sommes même allés au delà des parcours précédents, défrichant jusqu’à une zone infranchissable de troncs entremêlés couchés en travers du torrent. En contournant cette zone, nous avons finalement atteint un jardin potager cultivé en bordure du ruisseau puis un chemin qui nous a ramené à la route. Il ne nous restait plus qu’à redescendre tranquillement en moins d’une demi heure par cette route bien peu fréquentée.


For three years I had not returned with the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne to Charens brook. We had cleared some of the bed of this little stream. But time has passed, vegetation has grown, storms have carried dead woods, work is to be redone. Mission accomplished with Bernard and Pascal. We have even gone beyond past routes, clearing up an impassable area of intermingled trunks lying across the torrent. Bypassing this area, we finally reached a vegetable garden cultivated along the creek and then a path that brought us back to the road. There was nothing left for us but to descend quietly in less than half an hour by this very uncommon road.


Ruisseau d’Aucelon

Durant la saison estivale, l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne privilégie les randonnées aquatiques en remontant les cours des ruisseaux. En ces périodes caniculaires, il est vraiment très agréable de profiter de l’ombre des arbres et de la fraîcheur de l’eau.
Ce samedi , nous étions cinq pour remonter le ruisseau d’Aucelon depuis le cours de la Roanne jusqu’aux ruines de l’ancien moulin : Bernard, Francis, Pierre, Yves et moi même. Une balade de quatre heures et demi.


During the summer season, the association of the Marcheurs Nus of the Val de Roanne favors the aquatic excursions up the courses of the streams. In these scorching times, it is really nice to enjoy the shade of the trees and the freshness of the water.
This Saturday, we were five to go up the stream of Aucelon from the course of the Roanne to the ruins of the old mill: Bernard, Francis, Pierre, Yves and myself. A four and a half hour hike.


Pas de la Pousterle

On est dix pour cette sortie des Marcheurs Nus du Val de Roanne, plus deux chiens. La veille nous avons marché entre la col de Cabres et le village du Pilhon, aujourd’hui c’est une montée entre le dernier hameau de Montlaur et la montagne d’Aucelon par le pas de la Pousterle. Le ciel est dégagé mais le vent souffle, peut être juste un peu moins fort qu’hier cependant. La montée par un petit sentier dans la forêt réchauffe quand même pratiquement tout le monde. Le cheminement traverse des massifs de buis. Quel plaisir de retrouver cette espèce végétale qui a complètement disparue l’année dernière de la région grenobloise, du massif de la Chartreuse, anéantie par la Pyrale du Buis et ses chenilles dévoreuses.
Le pas de la Pousterle est une faiblesse de la barrière rocheuse qui permet un passage sans difficulté de cette falaise qui paraît si impressionnante vue de la vallée.
Arrêt pique nique. J’en profite pour déboucher une bouteille de vin, puis pour partir à la recherche de deux geocaches situées à proximité. J’en trouverai encore deux autres dans l’après midi. Balade le long de la crête en direction de l’antenne de l’émetteur télé. Vue aérienne d’un coté sur la vallée de la Drôme, le Vercors en fond, de l’autre coté sur la suite de la ligne de la montagne d’Aucelon, sur cette région du val de Roanne qui a donné son nom à l’association.
Chacun a réagi en fonction de sa sensibilité à la fraîcheur, au froid, au vent. Certains sont emmitouflés sous les polaires, les autres restent nus, entre les deux toutes sortes de tenues plus ou moins habillées ! Nous ne sommes décidément pas égaux vis à vis des conditions climatiques !


We are ten for this outing of the Naked Walkers of the Val de Roanne, plus two dogs. The day before we walked between the Col de Cabres and the village of Pilhon, today it is a climb between the last hamlet of Montlaur and the mountain of Aucelon by the pass of the Pousterle. The sky is clear but the wind is blowing, maybe just a little less strong than yesterday though. The climb by a small path in the forest still warms practically everyone. The path crosses masses of boxwood. What a pleasure to find this plant species that completely disappeared last year from the Grenoble region, the Chartreuse massif, annihilated by the Bore Moth and its devouring caterpillars.
The pass of the Pousterle is a weakness of the rocky barrier which allows an easy passage of this cliff which seems so impressive view of the valley.
Picnic stop. I took the opportunity to uncork a bottle of wine, then to go in search of two geocaches located nearby. I’ll find two more in the afternoon. Stroll along the ridge towards the antenna of the TV transmitter. Aerial view of one side on the Drôme valley, the Vercors in background, on the other side on the continuation of the mountain line of Aucelon, on this area of ​​the Val de Roanne which gave its name to the association.
Everyone responded according to their sensitivity to freshness, cold, wind. Some are muffled under the polars, others remain naked, between the two all sorts of outfits more or less dressed! We are definitely not equal with respect to climatic conditions!


Château du Barry

Bernard et Francis des Marcheurs Nus du Val de Roanne me prennent à Die. On a rendez-vous à Vercheny, à une quinzaine de kilomètres avec Pascal et Clarisse, que je n’ai pas vus depuis l’été dernier à la Newt en Autriche. Surprise, ils sont accompagnés de deux allemands, Udo et Hans Peter qui lui aussi était à la Newt. Belles retrouvailles.

On part du hameau du Temple, de Vercheny le Haut. Sitôt la dernière maison dépassée, au premier virage de la piste, tout le monde se met en tenue. Une randonneuse passe. « Vous faites ce que vous voulez ! » On la retrouvera un peu plus loin, puis au sommet, où Bernard ira discuter avec elle et lui expliquer les raisons de l’association, et elle nous rattrapera à la descente. C’est un dimanche, et il y a quelques autres promeneurs. On croisera une quinzaine de personnes, surtout des couples. Réponses polies à nos « Bonjour », arrêts pour nous laisser passer, pour discuter de la présences de tiques, tentative pour deux femmes avec un jeune garçon de ne pas éclater de rire.

Montée par des sentiers dans les pins jusqu’aux ruines du château du Barry. Il n’en reste plus grand chose, qu’un muret de pierre. Mais la vue sur la vallée de la Drôme, les sommets du Diois, le Vercors en arrière-fond, est splendide. Pour l’occasion Francis a monté une bouteille de Clairette.

La descente se fait par une large piste que l’on quitte ensuite pour un retour vers le village à travers les vignes et les arbres en fleurs.


Bernard and Francis of the Naked Walkers of the Val de Roanne take me at Die. We meet at Vercheny, about fifteen kilometers, with Pascal and Clarisse, whom I have not seen since last summer at Newt in Austria. Surprise, they are accompanied by two Germans, Udo and Hans Peter who also was at the Newt. Beautiful reunion.

We start from the hamlet of the Temple, at Vercheny le Haut. As soon as the last house is passed, at the first turn of the track, everyone is without clothes. A women hiker passes by. « You do what you want! » We shall find her a little farther on, and then at the summit, where Bernard will go and talk to her and explain the reasons for the association, and she will catch us on the descent. It’s a Sunday, and there are a few other strollers. We will meet about fifteen people, especially couples. Polite answers to our « Hello, » stops to let us pass, to discuss the tick presences, attempt for two women with a young boy not to burst out laughing.

Ascent by paths in the pines to the ruins of the castle of Barry. There is nothing left but a stone wall. But the view over the valley of the Drôme, the summits of the Diois, the Vercors in the background, is splendid. For the occasion Francis brought a bottle of Clairette.

The descent is done by a wide track which one then leaves for a return towards the village through the vines and the trees in blossom.


Résurgence de l’Autonnière

Petite balade avec les Marcheurs Nus du Val de Roanne pour aller visiter une résurgence située sous le village d’Aucelon. On est six. A peine les maisons ont elles disparu dans les frondaisons que nous sommes nus pour entreprendre la descente dans le vallon par un sentier en pente douce bien dégagé. De gros blocs rocheux couverts de mousses verdâtres indiquent l’entrée de la grotte à quelques dizaines de mètres du chemin. On laisse les sacs dehors et on entre. Quelle fraîcheur après l’atmosphère lourde et chaude de l’extérieur. Un passage où il faut se baisser quelque peu, puis un salle d’où part un boyau fermé par un siphon d’une eau froide. C’est la résurgence active après les périodes pluvieuses. Il y a quelques 600 mètres de galeries explorées par les spéléologues, mais sans équipement la visite se réduit à cette première salle. Les faisceaux des lampes éclairent les parois et les concrétions de la roche. La visite terminée, il faut reprendre le chemin inverse et remonter vers le village, le corps ruisselant de transpiration. Ce fut une petite promenade apéritive, avant un pique-nique sur la place d’Aucelon et une balade prévue l’après midi dans les environs. Que malheureusement, je n’ai pu faire, devant reprendre la route.


A short walk with the Nude Walkers of the Val de Roanne to visit a resurgence located under the village of Aucelon. There are six of us. Hardly have the houses disappeared in the foliage that we are naked to undertake the descent into the valley by a gently sloping and clear path. Large rocky blocks covered with greenish mosses indicate the entrance of the cave a few tens of meters from the road. We leave the bags outside and we go in. What a freshness after the warm atmosphere from the outside. A passage where you must bend down a little, then a room from where start a hose closed by a siphon of cold water. It is the active resurgence after the rainy periods. There are some 600 meters of galleries explored by speleologists, but without equipment the visit is reduced to this first room. The beams of the lamps illuminate the walls and concretions of the rock. When the visit is over, we have to take the opposite path and go back to the village, the body dripping with perspiration. It was a small aperitif walk, before a picnic on the square of Aucelon and a stroll in the afternoon in the vicinity, that unhappily, I could not do, having to take the road back.


La Grésière

Lundi de Pentecôte, avec Bernard et Francis des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Sur le parking au col de Miscon, il y a déjà quatre voitures. Évidemment, un jour férié! Tant pis, nous partons nus. Sur la première partie de la piste, nous passons un groupe de six ou sept randonneurs arrêtés sur le coté. Juste un salut de notre part. Un peu plus loin, nous doublons un couple. Bernard engage la discussion. Plus tard nous passerons devant un groupe de quatre personnes en pose sur le chemin. Puis plus aucune rencontre jusqu’au retour.
Depuis le col de Pinet la montée est plus soutenue. Au sortir de la forêt, nous trouvons les premières fleurs au bord du chemin : orchidées violettes ou blanches, tulipes sauvages en cours d’éclosion, narcisses blanc, et bien sûr coucous jaunes ou myosotis bleus. En bas c’était des massifs de gentianes. Marchant seul, je n’aurai sans doute rien remarqué de ces fleurs. Mais Bernard et Francis sont des connaisseurs et s’arrêtent tous les cinquante mètres pour admirer et prendre en photos. J’apprends !
La prairie sommitale de la Grésière est atteinte. Nous longeons la crête, au bord de falaises impressionnantes. De là, nous dominons la vallée de la Drôme entre Vercors et montagnes dioises, avec, au premier plan, des buttes arrondies parsemées de pistes forestières. C’est notamment que j’étais avec Bernard, il y a un mois. Au bout, nous sommes droit au dessus du village de Miscon.
Arrêt pique nique, puis redescente. Au col du Pinet, pour prolonger le plaisir, nous décidons de suivre une trace, marquée sur la carte mais non balisée, qui monte droit dans la pente en direction du col de la Selle. De là , nous devrions trouver un chemin qui contourne le Serre Chanuit, un petit sommet arrondis. Mais les coupes forestières ont fait des ravages tant sur le paysage que sur les chemins. Nous engageons la descente au jugé dans la forêt, suivant les traces d’animaux et le ravin d’un torrent à sec jusqu’à retrouver finalement la piste qui nous ramènera dans la bonne direction.

Luc en Diois

Mi avril, avec Bernard des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Nous partons du village de Luc en Diois. Au bout d’une douzaine de minutes, nous entrons dans la foret de pins. Là, le chemin commence à s’élever en lacets. Un chemin bien entretenu qui est, paraît il, la balade préférée des habitants de Luc. Aujourd’hui, il est désert et nous pouvons nous déshabiller sans hésitation.

Nous traversons une première piste forestière, puis en rejoignons une seconde que nous suivons jusqu’au col de la Charbonnière. A partir de là, l’itinéraire se fait plus aléatoire. Les nombreuses traces de chemins d’exploitations forestières, plus ou moins anciennes, ne correspondent pas aux chemins marqués sur nos cartes. Alors c’est un peu au jugé que l’on vise les crêtes de la montagne de Cerne. On traverse une vieille coupe de bois dont les souches sont brûlées par le soleil et les intempéries, puis on suit une sente à peine visible dans les taillis de buis jusqu’à retrouver un chemin balisé. A une bifurcation, on tente de suivre un chemin qui n’arrive nulle part, sinon à un belvédère sur la vallée opposée. Demi tour donc. On attaque la descente par un mélange de sentiers, de simples traces possible, d’échappatoires dans la pente pour finalement retomber sur notre itinéraire de montée. De là, nous finissons tranquillement en suivant les larges pistes qui nous ramènent vers la vallée en passant par la Cabanette, petite construction de bois surplombant le village de Luc.


Mid April, with Bernard of the  » Naked Walkers of the Val de Roanne ». We leave the village of Luc en Diois. After a dozen minutes, we enter the pine forest. There, the path begins to rise in laces. A well-kept path which is, it seems, the favorite stroll of the inhabitants of Luc. Today it is deserted and we can undress without hesitation.

We cross a first forest trail, then join a second that we follow until Col de la Charbonnière. From there, the route becomes more random. The many traces of logging roads, more or less old, do not correspond to the paths marked on our maps. So it is a little bit by guesswork that we are aiming the peaks of the mountain of Cerne. We cross an old wooden cut whose stumps are burned by the sun and the bad weather, then we follow a path scarcely visible in the thickets of boxwood until we find a marked path. At a bifurcation, one tries to follow a path that does not arrive anywhere except a belvedere on the opposite valley. Half turn. The descent is attacked by a mixture of trails, simple possible traces, loopholes in the slope for finally falling back on our climbing route. From there, we finish quietly following the wide trails that lead us back to the valley through the Cabanette, a small wooden building overlooking the village of Luc.


La montagne d’Aucelon

L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne avait décidé de finir l’année par une rando hivernale en raquettes. La météo en a décidé autrement. Pas la moindre trace de neige sur les hauteurs dioises et même guère plus que quelques plaques sur les sommets du Vercors. Mais en ce dimanche ensoleillé après Noël, on est trois, Francis, Bernard et moi, à se retrouver pour une balade sur la montagne d’Aucelon.
Départ au fond d’un vallon, au bout de quelques kilomètres de piste, sous les antennes du relais TDF. A l’ombre la fraîcheur est bien présente, le sol largement givré, mais on se réchauffe en montant, en arrivant au soleil. Un petit vent du sud rafraîchit tout de même l’atmosphère et incite Francis à rester habillé. On rejoint la ligne de crête herbeuse que l’on va suivre tranquillement. Sur le coté, le vide et, en bas, la vallée de la Drôme, ses villages et ses hameaux disséminés au milieu des champs. Puis les sommets arrondis et boisés du Diois, plus loin les falaises du Vercors, plus loin encore les pics du Dévoluy. On pourrait continuer longtemps à suivre cette bordure du massif, mais les jours sont courts et il faut à regret faire demi-tour.


The association of the Naked Walkers of the Val de Roanne had decided to end the year by a winter hike on snowshoes. The weather has decided otherwise. Not a trace of snow on the heights of the Diois area and even little more than a few plates on the summits of the Vercors. But on this sunny Sunday after Christmas, we are three, Francis, Bernard and I, to meet for a walk on the mountain of Aucelon.
Departure at the bottom of a valley, after a few kilometers of track, under the antennas of the relay TDF. In the shade the freshness is present, the soil largely frosted, but one heats up while climbing, arriving in the sun. A small south wind refreshes the atmosphere and encourages Francis to stay dressed. We reach the grassy ridge line which we will follow quietly. On the side, the void and, below, the valley of the Drôme, its villages and its hamlets scattered among the fields. Then the rounded and wooded summits of the Diois, farther the cliffs of the Vercors, farther still the peaks of Dévoluy. We could continue to follow this edge of the massif for a long time, but the days are short and we must withregret turn around.


Champignons à Aucelon

A la suite de l’Assemblée générale de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne, on est trois, ce samedi 10 octobre après midi, pour une courte (3 heures) promenade digestive sur les crêtes qui mènent du col de Pennes au relais d’Aucelon. C’est un parcours que Bernard et Francis connaissent bien : Bernard l’a créé et Francis l’entretient au sécateur à chaque passage. Le sentier longe plus ou moins la bordure des falaises, permettant des points de vue panoramiques sur la vallée de la Drôme, le Vercors en face, le Devoluy au loin. Les antennes du relais servent de point de mire à l’aller. L’exposition sud ouest est très agréable en cette saison.
A un moment donné, Bernard, derrière moi, s’écrie « Des petits gris ». Ce sont des champignons qui parsèment les herbes environnantes. Je n’avais rien vu et j’ai même dû en écraser un ou deux en passant. Mais c’est l’occasion d’un ramassage en toute sécurité en présence de ces deux connaisseurs qui me rassurent sur leur non toxicité et me donnent des conseils pour les préparer. A défaut de panier c’est mon buff noué à un bout qui me sert de récipient.
Comme un ramasseur de champignon ne donne jamais ses coins de ramassage, je peux juste dire que c’est entre un bois de pins et le vide !


Following the general meeting of the Association of Naked Walkers of the Val de Roanne, we are three, this Saturday, October 10 afternoon, for a short (3 hours) digestive walk on the ridges that lead from the pass of Pennes to Relay of Aucelon. It is a journey that Bernard and Francis know well: Bernard created it and Francis maintains it with the secateurs at each passage. The trail runs more or less along the edge of the cliffs, allowing panoramic views of the Drôme valley, the Vercors opposite, the Devoluy in the distance. The antennas of the relay serve as focal point for the outward movement. The southwest exposure is very pleasant in this season.
At one point, Bernard, behind me, exclaimed « Little grays. » These are mushrooms that dot the surrounding grasses. I had not seen anything and I had to crush one or two in passing. But this is the opportunity for a safe pickup in the presence of these two connoisseurs who reassure me about their non-toxicity and give me advice to prepare them. In default of basket it is my buff knotted at one end which serves me as a container.
As a mushroom picker never gives his pickup corners, I can just say it’s between a pine wood and the void!