Les Batteries du Néron

Petite sortie dominicale d’après midi en VTT. Habillé léger pour un cycliste : un short court et un tee shirt, je monte par la route en direction du col de Clémencière. L’avantage du VTT à assistance électrique, c’est que je ne suis pas asphyxié dans cette montée. Je reste raisonnable, avec une assistance à 2 sur 4. En fait je ne mettrai le turbo que sur le début du chemin au dessus du hameau de Ripaillère pour passer la première montée caillouteuse avant de retrouver un terrain plus plat et de redescendre l’assistance, quitte même à la couper par moment. Sur ce chemin je croise deux ou trois promeneurs. J’arrive au tunnel qui mène à l’ancien fort des Batteries. Il n’y a personne dans le coin. Je me déshabille pour chercher d’abord une geocache vite trouvée. Puis je continue en montant les lacets d’un sentier qui s’élève dans la forêt jusqu’au moment où le chemin s’arrête. Demi tour et descente jusqu’au fort. Je repasse le tunnel. Je suis tellement bien nu que je décide de reprendre la piste forestière comme cela. Je roule jusqu’à ce que j’aperçoive deux personnes au loin. En vélo, c’est plus difficile qu’en randonnée de se couvrir rapidement. Je préfère faire demi tour et rejoindre un autre chemin qui m’amènera plus bas. Bon, il est temps de se rhabiller.Je retrouve la route, passe le col de Clémencière et redescend chez moi avec quelques petits détour par des chemins de traverse.


Small Sunday afternoon outing by mountain bike. Dressed light for a cyclist: short shorts and a tee shirt, I ride by the road in the direction of the pass of Clémencière. The advantage of a MTB with electric assistance is that I am not asphyxiated in this climb. I remain reasonable, with assistance to 2 out of 4. In fact I will only put the turbo on the beginning of the way above the hamlet of Ripaillère to pass the first stony climb before finding a flatter terrain and down the assistance and even to cut it at times. On this road I cross two or three walkers. I arrive at the tunnel which leads to the former fort of Batteries. There is no one in the area. I undressed to look for a geocache quickly found. Then I go up the laces of a path that rises in the forest until the path stops. Half turn and descent to the fort. I go back by the tunnel. I am so well naked that I decide to resume the forest track like this. I drive until I see two people in the distance. By bike, it’s harder than hiking to cover up quickly. I prefer to turn around and join another path that will take me down. Well, it’s time to get dressed again. I find the road, pass the Col de Clémencière and go down home with a few detour by short cut.


Pré de l’Arc

Dans une région aussi urbanisée que les alentours de l’agglomération grenobloise où donc pouvoir faire une sortie de VTT nu en toute tranquillité ? Les fonds de vallées sont construits, habités ; les pentes des massifs proches sont raides, les hauts plateaux du Vercors, situés en réserve naturelle, sont interdits à la pratique. Il faut vraiment bien chercher pour trouver quelques parcours accessibles.
Je me suis souvenu d’un chemin permettant de rallier le habert d’Aiguebelle dans Belledonne. Il devrait peut-être faire l’affaire.
Samedi, 5 heures du matin. Je me gare au bout de la route. Il fait encore bien sombre, mais le jour ne devrait pas tarder. Les nuages semblent accrocher la chaîne de montagne. Il fait un peu frais, mais comme j’attaque directement par de la montée, je vais vite transpirer. C’est une large piste de terre qui monte régulièrement. A un endroit un pont, parfaitement goudronné, permet de passer un torrent puis la piste reprend. J’arrive au centre de vacances du Pré de l’Arc. A cette période, il est encore fermé. Je peux le traverser sans souci. Au delà, la piste se transforme, pierres et cailloux sur les cotés, touffes d’herbes au centre. Quelques portions humides. Le chemin continue à monter puis se met plus ou moins à l’horizontal et change d’orientation. J’atteins une petite cascade. C’est là que je fais demi-tour. La descente est nettement plus agréable que la montée. Je ressens l’air frais dû à la vitesse sur tout le corps. Sur la piste, en dessous du centre de vacances, je croise un 4×4 qui monte lentement. Tant pis ! J’arrive à mon fourgon. Un deuxième 4×4 passe, puis j’entends une voiture se garer à proximité. Il est temps de repartir, le coin va se remplir de randonneurs.


 In a region as urbanized as the surroundings of the agglomeration of Grenoble where to be able to make an outing of montain bike naked in peace? The valley bottoms are built, inhabited; the slopes of the nearby massifs are steep, the high plateaux of the Vercors, located in nature reserve, are forbidden to practice. You really have to look for some accessible routes.
I remembered a way to go to the habert d’Aiguebelle, a sheepfold, in Belledonne. Maybe he should do the trick.
Saturday, 5 o’clock in the morning. I park at the end of the road. It is still very dark, but the day should not be long. The clouds seem to hang the mountain range. It is a little cool, but as I attack directly by a climb, I will sweat quickly. It is a large dirt track that rises regularly. In one place a bridge, perfectly tarred, allows to pass a torrent then the track resumes. I arrive at the holiday camp of Pré de l’Arc. At this time of the year, it is still closed. I can cross it without worry. Beyond, the track is transformed, stones and pebbles on the sides, tufts of grass in the center. Some moist portions. The path continues to climb and then gets more or less horizontal and changes direction. I reach a small waterfall. That’s where I turn around. The descent is much more pleasant than the climb. I feel the fresh air due to the speed all over the body. On the track, below the holiday camp, I cross a 4 × 4 that climbs slowly. Never mind ! I get to my van. A second 4 × 4 passes, then I hear a car park nearby. It is time to leave, the area will fill with hikers.


Vtt à la Charmette

Il y a quelques semaines, j’ai ressorti mon VTT, oublié dans le garage depuis presque deux ans. Deux sorties sur routes et chemins m’ont redonné l’envie de me remettre au vélo. Par ailleurs, chaque fois que je passais à pieds ou en raquettes sur la route forestière des Marcellières pour me rendre vers Vararey ou le col d’Hurtière, je me disais que ce serait un bon endroit si un jour je voulais m’essayer au vélo-nu. Peu fréquenté, surtout en semaine, roulante et facile d’accès par le col de la Charmette. Alors pourquoi ne pas tenter l’aventure en cette fin de mai.
Je charge le vélo dans le fourgon en vue de monter directement au col de la Charmette. Mais, surprise, à la sortie de Pomarey, la route est fermée. Annonce de travaux en cours. Je gare donc le fourgon et enfourche le vélo. Je sais qu’il y a environ quatre kilomètres ou cinq de montée régulière, mais cette partie là n’était pas au programme. Au bout de deux kilomètres, j’arrive sur le chantier. Accrochés sur des cordes dans la paroi deux hommes font tomber de gros blocs de pierre qui s’entassent sur la route, en attente d’être déblayés. Je demande au chef de chantier si je peux me faufiler. Sympa, il fait signe aux ouvriers d’arrêter le temps que je puisse passer. De l’autre coté, il ne devrait plus y avoir personne. Je passe le premier virage et quitte short et tee shirt. Dans l’optique de pouvoir rouler sans tenue cycliste rembourrée, j’ai acheté le matin même un couvre-selle en gel. C’est confortable pour rouler nu. La montée sur cette route me rappelle que je l’ai déjà faites en randonnue quelques années auparavant, un peu dans les mêmes conditions.
Arrivé au col, je m’engage sur la route forestière des Marcellières. Piste large et roulante, quelques montées et descentes courtes et faciles. Juste le plaisir avec la vitesse de l’air sur le corps et les sensations des secousses le long des bras et des jambes. Je me sens vraiment bien. Plutôt que de faire l’aller-retour prévu, je décide de descendre directement vers la vallée par un chemin que je connais parfaitement à pieds. Mais là, c’est du vrai VTT, sur un sol très irrégulier, couvert de feuilles mortes, de bouts de bois et de pierres. La pente est parfois raide. Des troncs d’arbres barrent le passage. Une fois engagé, je me dis que c’est un peu présomptueux pour moi qui n’ai plus vraiment pratiqué depuis longtemps. Mais il est trop tard pour faire demi-tour. Je continue, les doigts serrés sur les freins, la roue avant se faufile entre les obstacles, la roue arrière dérape. Je retrouve des sensations oubliés, le plaisir du pilotage. Je suis sûr qu’habillé, ce ne serait pas aussi intense !